-
Au G7, concertation avec Zelensky pour dessiner une issue à la guerre en Ukraine
-
Accord Iran/Etats-Unis: comment l'industrie pétro-gazière se prépare à l'après-guerre
-
Crise de la presse: une journée de mobilisation pour conjurer l'effondrement
-
Foot: l'Allemand Dino Toppmöller nommé nouvel entraîneur de Lens (club)
-
Andy Burnham, le "roi du Nord" qui lorgne Downing Street
-
Face aux compagnies aériennes, l'UE privilégie la protection des passagers
-
Xi Jinping assure son soutien au président birman à Pékin
-
Election cruciale pour l'avenir du Premier ministre Keir Starmer à Downing Street
-
De vastes zones de récifs coralliens pourraient résister au changement climatique, selon une étude
-
Fonction publique: un assistant IA pour tous les agents de l'Etat
-
"Même à Ouest-France": le premier quotidien français rattrapé par la crise
-
La chanteuse Bonnie Tyler est sortie du coma
-
En Ecosse, des moustiques responsables de l'arrivée d'un nouveau virus sous haute surveillance
-
Anna-Bella Failloux, une chercheuse face à la menace mondiale du moustique
-
Stériliser le moustique-tigre, le pari incertain d'une protection industrielle
-
Les rapaces chassent en fonction de la morphologie de leurs phalanges
-
Antilles: pour sauver leurs bananes, les producteurs comptent sur une nouvelle génération d'OGM
-
Mondial-2026: au tour de l'Argentine de se lancer, avec Messi évidemment
-
La France va investir 655 millions d'euros supplémentaires dans l'IA, annonce Lecornu
-
Mondial-2026: L'Iran "maltraité" a joué, l'Espagne s'est ratée, aux Bleus de se lancer
-
Réseaux sociaux et plateformes vidéo prennent le pouvoir sur l'info
-
Mondial-2026: accroché par la Nouvelle-Zélande, l'Iran se dit "maltraité"
-
Mondial-2026: c'est le grand jour pour les Bleus
-
Mondial-2026: L'Iran a joué, l'Espagne s'est ratée, aux Bleus de se lancer
-
Japon: la banque centrale relève son taux au plus haut depuis 1995
-
Mondial-2026: l'Iran accroché par la Nouvelle-Zelande, match des symboles en tribunes
-
"C'est l'équipe des mollahs": au Mondial, la sélection iranienne reniée par une partie de son public
-
Le chef de l'ONU attendu en Haïti en "solidarité" avec un peuple qui souffre
-
Près de la moitié des enfants du monde exposés à au moins 3 types d'aléas climatiques, alerte l'Unicef
-
Dernier jour pour l'offre hostile et contestée d'UniCredit sur Commerzbank
-
Boulangers et fleuristes: les débats sensibles autour du 1er-Mai reprennent au Sénat
-
Centrafrique: ouverture du procès de l'ex-président Bozizé pour crimes contre l'humanité
-
Assemblée: le débat sur l'autonomie de la Corse débute dans l'hémicycle
-
Le Parlement en passe d'allonger la durée de rétention d'étrangers jugés dangereux
-
Consigne plastique: le ministre reçoit mardi l'ensemble des parties prenantes
-
La justice examine une remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier
-
L'Europe va donner son ultime feu vert à l'accord commercial avec Trump
-
Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran
-
Mondial-2026: le Sénégal veut surmonter l'absence "regrettable" de ses supporters (dirigeant)
-
Mondial-2026: L'Iran entre en lice, l'Espagne piétine, la Belgique patine
-
Liban: à Nabatiyé, les habitants découvrent leurs commerces et maisons en ruines
-
Trump annonce un meeting politique le 4 juillet pour la fête nationale
-
Accord Iran-USA: Wall Street termine en nette progression, record du Dow Jones
-
Ses oliviers décimés, le sud des Pouilles lutte pour se réinventer
-
La fatigue visuelle, conséquence des écrans pour de nombreux travailleurs
-
Suisse: décès de Philippe Stern, l'ancien président de Patek Philippe
-
Fox parie sur la pub dans le streaming en rachetant la plateforme Roku pour 22 milliards de dollars
-
Armements: l'accès à des stands israéliens à nouveau interdit lors d'un salon en France
-
A69: au Conseil d'Etat, le rapporteur public défend la "raison impérative d'intérêt public majeur"
-
IA: la start-up de Yann LeCun intègre le palmarès des entreprises de la French Tech
La Norvège mal à l'aise face à ses dividendes de la guerre en Ukraine
Le malheur des uns ne fait pas nécessairement le bonheur des autres: si le conflit en Ukraine contribue à augmenter ses revenus pétroliers, la Norvège, craignant de passer pour un "profiteur de guerre", fait face à un dilemme : que faire de cette manne sulfureuse?
Attisée par les sanctions prises contre la Russie après l'invasion de son voisin ukrainien, l'envolée des cours du pétrole et, surtout, du gaz pourrait apporter au royaume nordique presque 1.500 milliards de couronnes (150 milliards d'euros) de revenus pétro-gaziers supplémentaires cette année, selon la banque Nordea.
Comptant déjà parmi les plus riches au monde, le pays, plus gros exportateur d'hydrocarbures d'Europe de l'Ouest, engrangerait ainsi 50.000 couronnes de plus que prévu chaque seconde, nuit et jour, sans bouger le petit doigt.
Une manne qui met à mal à l'aise.
"S'il y a des moments où il n'est pas marrant de gagner de l'argent, c'est bien le cas aujourd'hui avec une telle toile de fond", a admis le ministre du Pétrole et de l'Energie, Terje Aasland, au micro de la chaîne TV2.
Via les taxes, dividendes et participations directes dans les gisements d'hydrocarbures, une grande partie des revenus pétroliers atterrit dans les poches de l'Etat qui les place dans son fonds souverain, déjà le plus gros au monde.
Bien qu'il pâtit de la chute des marchés boursiers mondiaux ces dernières semaines, ce gigantesque bas de laine pèse aujourd'hui environ 11.550 milliards de couronnes, soit plus de 2 millions de couronnes (environ 200.000 euros) pour chacun des 5,4 millions d'habitants du pays.
"La Norvège n'échappe pas (...) à une vérité qui dérange: c'est une forme de profit de guerre", a constaté le journal Dagbladet dans un éditorial.
"Alors que l'Ukraine est broyée et que la plupart des autres pays subissent surtout les retombées négatives de la guerre sous forme de hausse des prix de l'énergie, de hausse des prix alimentaires et d'accélération de l'inflation en général, nous en tirons les fruits", a-t-il souligné.
- Un plan Marshall multi-usages? -
Des voix s'élèvent pour redistribuer tout ou partie de ces dividendes de guerre.
Le parti écologiste (MDG) propose ainsi de placer les dizaines de milliards de pétrodollars supplémentaires dans un "fonds de solidarité" au service d'une sorte de "plan Marshall" à usages multiples.
Celui-ci permettrait à la fois de financer une aide humanitaire et la reconstruction de l'Ukraine, d'aider l'Europe à réduire sa dépendance au gaz russe et d'assister les pays les plus pauvres face à l'emballement des coûts de l'énergie et de la nourriture.
"Le surcroît de revenus pétroliers découlant de la guerre doit aller à l'Ukraine, pas à nous", estime MDG.
Pour l'heure, le gouvernement de centre gauche a promis "jusqu'à" deux milliards de couronnes d'aide humanitaire consacrée à ce pays.
- "Faire preuve de leadership" -
Pour le Premier ministre Jonas Gahr Støre, la contribution norvégienne la plus utile est de continuer à livrer autant de gaz que possible à l'Europe pour l'aider à réduire sa dépendance au gaz russe comme elle cherche désormais à le faire.
La Norvège couvre entre 20 et 25% des besoins de l'Union européenne et du Royaume-Uni via un vaste réseau de gazoducs contre entre 45 et 50% pour la Russie.
Ambassadeur du Pacte vert européen, Paal Frisvold propose, lui, de renoncer aux "superprofits" annoncés et de plafonner le prix du gaz vendu à des Européens, pour certains, déjà très lourdement endettés et qui émergent tout juste d'une pandémie.
"Nos recettes, ce sont les factures des autres", explique-t-il à l'AFP.
"L'essentiel, c'est le signal de solidarité, de faire preuve de leadership dans un moment historique. Mes enfants vont me demander: papa, que faisait la Norvège pendant la guerre d'Ukraine? Je n'ai pas envie de dire qu'on se remplissait les poches", dit-il
En pleins préparatifs budgétaires, le gouvernement a indiqué qu'un tel plafonnement n'était pas d'actualité.
W.Moreno--AT