-
Ligue 1: Cette fois, l'OM coule à pic
-
Champions Cup: Bordeaux-Bègles, le rebond ou la noyade face à Bath
-
GP de Miami: Antonelli partira devant, Verstappen mènera la chasse
-
Play-offs NBA: Embiid et les 76ers triomphent des Celtics, renversés au 1er tour
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Washington va retirer 5.000 soldats d'Allemagne, Trump en annonce "bien davantage"
-
Ligue 1: Lens, rattrapé par Nice, voit les espoirs de titre s'éloigner
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Free party sur un terrain militaire: 20.000 à 40.000 participants, un obus retrouvé en bordure du site
-
F1: McLaren met fin à l'invincibilité de Mercedes
-
Champions Cup: malgré une balle de match, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
F1: Norris (McLaren) remporte la course sprint à Miami
-
Ligue 1: le PSG accroché par Lorient avant de retrouver le Bayern
-
Tennis: Kostyuk domine Andreeva et remporte son premier WTA 1000 à Madrid
-
Tennis: l'Ukrainienne Marta Kostyuk remporte le WTA 1000 de Madrid
-
Champions Cup - Courageux mais trop brouillon, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
Allemagne: le Bayern arrache le nul à domicile avant le PSG
-
Ligue des champions féminine: Brand envoie OL Lyonnes en finale
-
Boxe: Inoue bat Nakatani aux points et reste invaincu
-
Ligue 1: Marseille sombre à Nantes, qui s'offre un peu d'espoir
-
Tour de Romandie: en jaune et en solitaire, Pogacar gagne l'étape reine
-
Allemagne: baisse des prix des carburants moins forte qu'attendu après le rabais fiscal
-
Le président taïwanais en Eswatini après un premier report dû à une "pression intense" de Pékin
-
Tour d'Espagne femmes: l'Angliru se dresse devant Ferrand-Prévot
-
TotalEnergies: taxation des surprofits si le plafonnement des prix n'est pas suffisant (Le Pen)
-
Chine: 24,8 millions de voyageurs ont pris le train le 1er mai, un record
-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
-
Retrait annoncé d'environ 5.000 soldats américains d'Allemagne, Berlin prend acte
-
La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"
-
La compagnie américaine Spirit Airlines annule tous ses vols et stoppe son activité
-
Après son remorquage d'Allemagne, une baleine à bosse relâchée en Mer du Nord
-
Rio en mode "Waka Waka" pour le concert géant de Shakira
-
L'indemnité carburant pour les "travailleurs modestes grands rouleurs" publiée au JO
-
La première "librairie sans livres", centrée sur l'audio, ouvre à New York
-
A New York, le réveil d'un alcool iranien banni et rebelle
-
Linh sort du silence, deux mois après une extinction de voix en plein concert
-
Menacés par le changement climatique, les campings cherchent à s’adapter
-
L'organisation des vacances d'été chamboulée par les prix à la pompe
-
Un responsable iranien juge "probable" une reprise de la guerre avec les Etats-Unis
-
Athlétisme: les Relais mondiaux au Botswana, terre d'or et de diamants du sprint
-
Ligue des champions féminine: Lyon en quête de réaction face à Arsenal
-
Ligue 1: le PSG en gestion avant le Bayern, la relégation guette Metz et Nantes
-
Play-offs NBA: les Lakers qualifiés, Pistons-Magic et Cavaliers-Raptors se concluront avec un match 7
-
Les Etats-Unis vont retirer quelque 5.000 militaires d'Allemagne d'ici à un an
-
Aux Bermudes, Charles III confronté à l'histoire de l'esclavage
-
Une cour d'appel suspend provisoirement l'envoi postal de la pilule abortive aux Etats-Unis
-
GP de Miami: Norris s'élancera en pole position de la course sprint
-
Bolivie: le principal syndicat du pays déclare une grève illimitée
-
Acteurs et scénarios générés par IA exclus des Oscars
L'écrivain Leonardo Padura et son "sentiment d'appartenance" à La Havane
Devant une vue imprenable sur les toits du centre historique de La Havane, l'écrivain cubain Leonardo Padura se confie sur son rapport à sa ville, à son pays et sur la relation particulière qu'il entretient avec les lecteurs de l'île.
"J'ai un fort sentiment d'appartenance à cette ville, à cette culture et à la manière d'être et de comprendre la vie" qu'ont les Cubains. "Pour un auteur, avoir ce sentiment d'appartenance, c'est très important", explique l'écrivain à l'AFP de retour quelques jours chez lui, entre deux voyages pour la promotion à l'international de son dernier livre, "Personas decentes" (Personnes décentes), publié fin août en espagnol et qui sortira en français en 2023.
"Le déracinement est quelque chose de terrible pour n'importe qui, mais pour un écrivain, c'est fatal", poursuit l'auteur et scénariste de 67 ans, dont l'œuvre littéraire compte plus d'une quinzaine de livres traduits en plusieurs langues.
Si son dernier roman est en bonne place sur les étals des nouveautés dans les librairies d'Espagne et d'Amérique latine, il n'est pas disponible à Cuba et les médias cubains n'en ont pas fait mention.
"Les lecteurs cubains sont habitués", dit l'écrivain qui raconte qu'une "copie piratée" numérique du livre circulait déjà à Cuba dès le lendemain de la sortie officielle en Espagne. C'est ce que "j'appelle le processus d'invisibilisation de ma personne à Cuba" en tant qu'auteur, dit-il.
Pour autant, il ne quitterait pour rien au monde sa ville natale, en particulier son quartier de Mantilla, dans le sud de la capitale, où vit également son personnage récurrent Mario Conde, enquêteur désabusé, amoureux de littérature et de cigares, qui reprend du service dans ce dernier opus.
- "Trouble et folle" -
A San Isidro, un des plus vieux quartiers de la capitale fondé il y a plus de 500 ans, Leonardo Padura déambule le long des maisons anciennes.
C'est dans ce quartier à l'histoire sulfureuse qu'a été assassiné Alberto Yarini, autre personnage du roman et dont l'histoire captive Leonardo Padura depuis ses jeunes années de journaliste.
Alberto Yarini, aristocrate charismatique devenu un proxénète aux aspirations politiques, a été tué en 1910 lors d'une bagarre avec un Français, proxénète lui aussi et qui contrôlait la prostitution à San Isidro, à une époque où La Havane était "trouble et folle", selon l'écrivain.
Ce personnage, ancré dans l'imaginaire des Cubains, "est confronté, dans cette lutte contre les Français, à la virilité cubaine, à la dignité cubaine, rien de plus ou de moins que dans une lutte pour la prostitution!" ironise l'écrivain, polo rouge éclatant et panama blanc sur la tête.
Comme souvent dans les œuvres de Leonardo Padura, le livre entremêle les histoires et les époques, avec d'un côté l'effervescence de la vie cubaine des années 1910, dans la foulée de l'indépendance (1902), et de l'autre celle qui a suivi le rétablissement des relations avec les Etats-Unis en 2015.
A ce moment-là, La Havane connaît une agitation inédite avec la visite du président Barack Obama, le concert des Rolling Stones, un défilé Chanel et un afflux de touristes qui fait fleurir les petits commerces.
Une "parenthèse" vite refermée par le président Donald Trump qui a renforcé les sanctions américaines contre l'île communiste. Les deux pays sont alors revenus à "l'état de tension, de confrontation, de vocabulaire de la Guerre froide qui a dominé (leur) relation pendant tant d'années", relève Leonardo Padura.
Dans ce contexte multiple, "Personas decentes" se construit autour de l'enquête sur le meurtre d'un homme, "incarnation d'un bourreau de l'intelligentsia cubaine" dans les années 1970 et exécutant de "la politique de répression culturelle" de cette période, explique l'auteur qui reconnaît la tonalité sombre et pessimiste de l'ouvrage.
A La Havane, malgré son succès international, l'écrivain vit les mêmes difficultés et les mêmes joies que ses compatriotes. Lui aussi fait la queue pour obtenir du carburant ou de la nourriture en raison des pénuries. Lui aussi partage l'amour inconditionnel des Cubains pour le baseball, "une passion culturelle, pas seulement sportive", assure-t-il.
Mais ce qu'il aime par-dessus tout à La Havane, c'est pratiquer une "thérapie" recommandée par Mario Conde, son personnage : "s'asseoir avec des amis et passer la nuit à raconter des conneries!"
H.Romero--AT