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Gala de la presse: le suspect inculpé pour tentative d'assassinat sur Trump
Un tribunal fédéral de Washington a inculpé lundi l'homme suspecté d'avoir ouvert le feu lors d'un gala de la presse annuel auquel assistait Donald Trump pour tentative d'assassinat sur le président américain et deux infractions liées aux armes.
Cole Allen, 31 ans, encourt une peine de prison à perpétuité s'il est reconnu coupable d'avoir tenté de tuer Donald Trump lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche samedi à Washington.
Allen, originaire de Torrance, près de Los Angeles, en Californie, n’a pas précisé comment il comptait plaider lors de cette audience. Il a été maintenu en détention dans l’attente d’une nouvelle comparution.
Les représentants du ministère public ont expliqué au tribunal qu'Allen était en possession d'un fusil à pompe, d'un pistolet semi-automatique et de trois couteaux lorsqu'il a tenté de forcer le dispositif de sécurité de l'hôtel Hilton, où se tenait l'événement.
Plusieurs coups de feu ont été tirés avant que le tireur présumé ne soit maîtrisé, à un point de contrôle à l'entrée de la salle où le dîner avait lieu. Il ne s'est pas approché du président ni des autres invités.
Des membres de l'administration ont présenté cette attaque comme la troisième tentative d'assassinat contre Donald Trump, 79 ans, en moins de deux ans.
- "Culte de la haine" -
La Maison Blanche a dénoncé lundi un "culte de la haine venu de la gauche", accusée d'attiser la violence politique. L'opposition démocrate a multiplié les dénonciations de ce qu'elle considère comme une dérive autoritaire de l'administration Trump.
Donald Trump a lui-même repoussé les limites pour un président américain en matière de langage employé à l'égard d'adversaires politiques, une attitude que ses détracteurs jugent polarisante et parfois violente.
Lors de scènes de chaos samedi soir, des agents du Secret Service, chargés de la sécurité des hautes personnalités, ont évacué Donald Trump, ainsi que son épouse Melania Trump et le vice-président JD Vance, après les tirs de l'assaillant.
Les images des caméras de sécurité diffusées par M. Trump lui-même sur son réseau Truth Social ont montré une personne qui se rue au travers du portique de détection de métaux situé à l'entrée de la salle où se tenait le gala, et plusieurs membres des forces de l'ordre dégainant leurs armes.
Les tirs ont bouleversé le dîner annuel du gratin de la politique et des médias washingtoniens, dont les centaines d'invités en smoking et robe longue ont dû se coucher à terre entre les tables à nappe blanche de l'immense salle de bal de l'hôtel Hilton.
"Je n'étais pas inquiet", s'est vanté le président républicain dimanche lors de l'émission "60 Minutes" sur la chaîne CBS. "Je connais la vie. Nous vivons dans un monde fou".
- Manifeste "antichrétien" -
"Ce n'est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer", avait-il réagi dès samedi soir, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison Blanche.
Donald Trump a également dit dimanche sur la chaîne Fox News que le suspect, une personne "visiblement très dérangée", avait écrit un texte "très antichrétien". Plusieurs médias américains se sont fait l'écho d'un manifeste envoyé notamment à sa famille.
Les réactions de dirigeants mondiaux ont afflué, se disant "choqués" et apportant leur "soutien" à M. Trump, tout en condamnant la violence politique.
Parmi eux, le roi Charles III, arrivé lundi aux Etats-Unis pour une visite d'Etat, s'est dit "soulagé" que Donald Trump soit sain et sauf.
Donald Trump a été visé par une tentative d'assassinat en juillet 2024 lors d'un meeting de campagne où il a été blessé à l'oreille, ainsi que quelques mois plus tard sur son golf en Floride.
C'est devant le même hôtel Hilton de Washington que le président Ronald Reagan avait été blessé par balle en 1981 lors d'une tentative d'assassinat.
A.Moore--AT