-
La Bourse de Paris conclut la semaine dans le vert
-
Clément Noël et Chloé Trespeuch, porte-drapeaux des Bleus aux JO-2026
-
Violences à l'école: le ministre de l'Education annonce des signalements à la justice
-
Ligue 1: supporters du Paris FC, combien de divisions?
-
En Tunisie, le célèbre village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd fragilisé par des pluies intenses
-
Pour Téhéran, pas de négociation possible sur ses capacités de défense et ses missiles
-
Ski: Lindsey Vonn chute lourdement à Crans-Montana, mais son rêve olympique "pas terminé"
-
Nice: 45 chardonnerets élégants, espèce menacée, saisis chez un particulier
-
Niger: ce que l'on sait de l'attaque jihadiste qui a visé l'aéroport de Niamey
-
Open d'Australie: Djokovic, increvable, défiera Alcaraz en finale
-
Cuba accuse Donald Trump de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île
-
Trump choisit Kevin Warsh pour présider la Fed, avec l'espoir de baisses de taux
-
Minneapolis: un journaliste arrêté, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"
-
Wall Street recule, sans être surprise par le candidat de Trump pour diriger la Fed
-
Canal: le Panama en contact avec Maersk après l'annulation de la concession du Hongkongais CK Hutchison
-
Le Congrès américain s'échine à éviter une longue paralysie budgétaire
-
Minneapolis: une responsable de l'UE indignée par des images "terrifiantes", un "choc"
-
Le bilan d'un glissement de terrain en Indonésie monte à 44 morts
-
Un chêne vieux de 340 ans abattu dans la Sarthe
-
Condamné pour corruption de mineurs, Morandini renonce à "tout recours"
-
En Syrie, la facture d'électricité plus élevée que les salaires
-
Gaza: Israël doit rouvrir dimanche le passage de Rafah, avec des restrictions draconiennes
-
Le Kremlin affirme avoir accepté une pause sur les frappes contre Kiev jusqu'à dimanche
-
Aux JO-2026, deux "pompiers de la psy" pour épauler les Bleus
-
Ligue 1: l'OM après le cauchemar, méfiance pour le PSG
-
Open d'Australie: Sabalenka-Rybakina, retour vers le futur en finale
-
Trump choisit un critique de la Fed, Kevin Warsh, pour présider la banque centrale
-
Ligue des champions: avec Monaco, le PSG retrouve un club français en barrages
-
Soumission chimique: une expérimentation pour rembourser les analyses même sans plainte
-
Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed
-
Trump désigne Kevin Warsh, un ex-banquier central, pour présider la Fed
-
Eutelsat: l'Etat bloque une vente d'actifs à un fonds suédois et défend une activité "trop stratégique"
-
CIO: le projet olympique de Coventry devrait s'esquisser à Milan
-
Derrière les lunettes du président Macron, les défis d'un savoir-faire français
-
NBA: OKC chute dans le Minnesota, Denver stoppe sa mauvaise série
-
Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi
-
Ski: Lindsey Vonn chute lourdement à Crans-Montana, son rêve olympique en suspens
-
Minneapolis: le cofondateur de LinkedIn dénonce "le chaos trumpiste"
-
Zone euro: le taux de chômage en légère baisse en décembre
-
Syrie: Damas et les Kurdes annoncent un accord, une "étape historique" selon Washington
-
Zelensky accepte le principe d'une trêve énergétique avec la Russie
-
Canal de Panama: annulation de la concession du Hongkongais CK Hutchison, vive réaction de Pékin
-
Minneapolis: entre chaud et froid, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"
-
La Bourse de Paris s'affiche en petite hausse dans un environnement incertain
-
Somfy envisage une réorganisation, près de 350 postes menacés en France
-
Radio France ouvre son offre de podcasts aux studios indépendants
-
Budget: Lecornu a dégainé un ultime 49.3, épilogue lundi
-
Après une croissance française 2025 finalement à 0,9%, Paris optimiste pour 2026
-
Gaza: nouvel accroc à la trêve, Israël dit avoir "éliminé trois terroristes"
-
Des rayons vides au G20 en une génération: le "miracle" polonais
Reprise vendredi du procès en appel du cinéaste Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles sur mineure
La cour d'appel de Paris reprend vendredi le cours du procès en appel du cinéaste Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles sur l'actrice Adèle Haenel entre ses 12 et 14 ans, une affaire emblématique du #MeToo du cinéma français.
Initialement prévue sur une seule après-midi le 19 décembre dernier, l'audience avait été mise en continuation au mois suivant en raison de l'heure tardive.
A 20 heures, la cour avait seulement eu le temps de procéder à l'interrogatoire laborieux du réalisateur. Sur le banc de la partie civile, Adèle Haenel trépignait d'impatience et de nervosité.
Lors d'un interrogatoire éreintant long de cinq heures, le cinéaste, veste noire sur pull sombre, s'était enferré dans le déni, martelant comme depuis le premier jour n'être "ni un agresseur sexuel, ni un violeur, ni un pédophile ou quoi que ce soit de ce genre".
Aujourd'hui âgé de 61 ans, Christophe Ruggia est poursuivi pour agressions sexuelles de 2001 à 2004 sur la comédienne, dans la foulée de l'éprouvant tournage du film d'auteur "Les diables", où le réalisateur, de 24 ans son aîné, avait offert à la jeune adolescente son premier rôle de cinéma.
Dans cette affaire, révélée en 2019 dans une enquête de Mediapart, il a été condamné en février à quatre ans de prison, dont deux ferme à effectuer sous bracelet électronique.
"Si j'avais fait ce qu'elle m'accuse d'avoir fait, avoir mis la main dans son pantalon ne serait-ce qu'une fois, je n'aurais jamais pu me regarder dans la glace et j'aurais cessé immédiatement de la voir. Ça n'est jamais arrivé", s'est indigné Christophe Ruggia devant la cour.
Pour justifier les visites d'Adèle Haenel à son domicile parisien chaque samedi après-midi, il s'est présenté en passeur de culture pour une jeune comédienne faisant ses premiers pas dans le métier, avide de conseils et de découvrir le monde.
"J'ai plus de 5.000 DVD à la maison, plein de livres (...). On parle de livres, de films, de voyages, de son école, de mes projets", a-t-il soutenu.
- "Reconstruction" -
De manière constante, de sa première prise de parole publique au premier procès électrique de décembre 2024, Adèle Haenel décrit à l'occasion de ces rendez-vous des caresses répétées et non consenties de Christophe Ruggia sur son corps de collégienne.
S'il concède une "souffrance authentique" de la part de l'actrice, aujourd'hui âgée de 36 ans, le réalisateur attribue ses accusations à une "reconstruction" mentale postérieure de sa part.
D'après lui, Adèle Haenel, qui avait à l'époque du mal à décrocher un autre rôle après "Les diables", lui en aurait voulu de ne pas pouvoir tourner dans le film suivant qu'il préparait.
"Il y a une reconstruction dans les souvenirs d'Adèle qui va jusqu'à un truc du genre +ouais en fait il voulait coucher avec moi+", a-t-il hasardé. "Elle est dans un milieu lesbien, contre lequel j'ai absolument rien, mais qui a une vision particulière des rapports entre les femmes et les hommes, des violences sexuelles".
En raison du report de l'audience, Adèle Haenel, extrêmement nerveuse et agitée, n'avait pas eu l'occasion d'être appelée à la barre en décembre.
En première instance, les démentis répétés du prévenu avaient excédé l'actrice, qui a tourné le dos au monde du cinéma. Elle avait interrompu son interrogatoire en hurlant "mais ferme ta gueule !" avant de quitter la salle d'audience.
Dans son jugement de première instance, le tribunal de Paris a estimé que le prévenu avait profité de son ascendant sur l'actrice débutante, "conséquence de la relation instaurée" pendant le tournage du film "Les diables".
À l'occasion des rendez-vous hebdomadaires à son domicile, Christophe Ruggia "continuait d'exercer son autorité de réalisateur, (l'adolescente) n'était pas en mesure de s'opposer ni de s'extraire de cette emprise", avaient estimé les juges.
Après son rôle le plus marquant dans "Portrait de la jeune fille en feu" (2019) de la réalisatrice Céline Sciamma, devenue une œuvre féministe et lesbienne de référence, Adèle Haenel a rompu avec le 7e art à partir de 2020 pour se consacrer au théâtre et au militantisme de gauche radicale.
Ch.P.Lewis--AT