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Amber Heard repousse les assauts des avocats de Johnny Depp
Amber Heard a fermement rejeté mardi les accusations des avocats de Johnny Depp qui l'accusaient d'être violente, manipulatrice et d'avoir provoqué des disputes ou agressé son ex-mari, lors du procès en diffamation intenté par ce dernier, qu'elle accuse de violences conjugales.
Pendant plusieurs heures, Camille Vasquez, l'une des avocats de Johnny Depp, a tenté de dépeindre l'actrice de 36 ans comme l'instigatrice des nombreuses disputes avec son ex-époux, et souvent la première à porter les coups.
"Je n'ai jamais agressé M. Depp ni quiconque avec qui j'ai eu une relation amoureuse, jamais", a répondu Amber Heard avec assurance devant le tribunal de Fairfax (Virginie), près de Washington.
"J'ai de nombreuses fois dû utiliser mon corps pour me défendre, et cela incluait de frapper où je pouvais si ça me permettait de m'échapper", a-t-elle expliqué, "si ça voulait dire un visage gonflé plutôt qu'un nez cassé", a-t-elle poursuivi.
Elle a nié avoir jamais été "la première à frapper".
Dans un enregistrement audio au centre des débats mardi, elle admet lui avoir mis "une claque" lors d'une dispute en mars 2015 en Australie, où Johnny Depp tournait le 5e opus de la saga "Pirates des Caraïbes", et le traite de "bébé".
Dans cette conversation enregistrée, l'acteur affirme avoir dû se réfugier dans une salle de bain face à la colère de son épouse.
Au cours d'un autre échange tendu mardi, Amber Heard a aussi dû batailler sur la séquence des évènements lors d'un épisode particulièrement traumatisant de leur séjour australien, quand Johnny Depp, sous l'emprise de la drogue, l'aurait violée avec une bouteille d'alcool.
Amber Heard affirme que l'acteur se serait coupé un bout de doigt en fracassant un téléphone avant de l'agresser, une version que l'avocate a mis en doute au vu de la gravité de cette blessure.
L'actrice a également admis ne pas avoir fait de certificat médical ou consulté de médecin après cette agression brutale présumée.
- "Il est coupable" -
Camille Vasquez a également souligné une phrase d'Amber Heard dans le journal intime partagé par le couple: "Je suis désolée de devenir folle parfois."
Dans d'autres enregistrements sonores, Johnny Depp lui reproche de l'avoir humilié devant son fils en lui criant dessus parce qu'il avait renversé du vin sur elle, et elle qualifie son mari de "guignol" en riant.
Johnny Depp accuse son ex-épouse d'avoir ruiné sa réputation et sa carrière en affirmant dans une tribune publiée en 2018 par le Washington Post qu'elle avait subi des violences conjugales deux ans plus tôt, sans toutefois citer son nom.
Il lui réclame 50 millions de dollars de dommages-intérêts. Elle a contre-attaqué et demande le double.
A la barre, l'actrice d'"Aquaman" a aussi expliqué pourquoi, selon elle, Johnny Depp refuse de croiser son regard depuis le début du procès. "C'est parce qu'il est coupable", a-t-elle dit. "Il sait qu'il ment."
L'acteur de 58 ans, qui avait témoigné fin avril, a admis un usage important de drogues et d'alcool mais nie avoir jamais levé la main sur Amber Heard et assure que c'était elle qui était violente.
Amber Heard a aussi dénoncé une "campagne de dénigrement" des avocats de Johnny Depp quand Camille Vasquez a évoqué des accusations de violences conjugales portées par son ex-partenaire l'artiste américaine Tasya Van Ree en 2009.
L'actrice avait expliqué lundi avoir décidé de divorcer en mai 2016 car elle craignait pour sa vie, après une énième dispute lors de laquelle l'acteur lui aurait lancé un téléphone au visage.
Les quatre premières semaines du procès ont dessiné une "relation très toxique" au sein du couple, sur fond de consommation de drogues et d'alcool par Johnny Depp, et révélé des détails très crus.
Les deux acteurs avaient entamé une liaison en octobre 2011 avant de se marier en février 2015. Le divorce a été prononcé début 2017.
Les débats doivent se poursuivre jusqu'au 27 mai, après quoi les sept jurés se retireront pour délibérer.
Johnny Depp poursuit son ex-femme aux Etats-Unis deux ans après avoir perdu un premier procès en diffamation à Londres contre le tabloïd britannique The Sun, qui l'avait qualifié de "mari violent".
K.Hill--AT