-
Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"
-
Dans le sud du Liban, un mort et huit blessés dans des frappes israéliennes (ministère)
-
Challenge : Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Tour d'Espagne femmes: Noemi Ruegg remporte la 1re étape, Ferrand-Prévot dans le coup
-
Pétrole: L'Opep+ maintient le cap, sans commenter le départ des Emirats arabes unis
-
Premiers départs à la free party près de Bourges, Laurent Nuñez sur place
-
L'Iran met les Etats-Unis au défi de choisir entre un "mauvais accord" ou une opération militaire "impossible"
-
Un décret autorise le démantelement de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim
-
"Flottille pour Gaza": deux militants devant la justice israélienne
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
En Inde, ce festival qui offre un moment de liberté à la communauté transgenre
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Un ex-soldat devenu ostréiculteur, nouvelle figure d'une gauche américaine en quête d'authenticité
-
Les Etats-Unis à six mois d'élections de mi-mandat cruciales pour Trump
-
Moyen-Orient: en Allemagne, une industrie des engrais sans profit et des agriculteurs inquiets
-
Pétrole: une première décision de l'Opep+ sans les Emirats arabes unis
-
Troisième jour de free party géante près de Bourges, Laurent Nuñez attendu sur place
-
Ligue 1: Cette fois, l'OM coule à pic
-
Champions Cup: Bordeaux-Bègles, le rebond ou la noyade face à Bath
-
GP de Miami: Antonelli partira devant, Verstappen mènera la chasse
-
Play-offs NBA: Embiid et les 76ers triomphent des Celtics, renversés au 1er tour
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Washington va retirer 5.000 soldats d'Allemagne, Trump en annonce "bien davantage"
-
Ligue 1: Lens, rattrapé par Nice, voit les espoirs de titre s'éloigner
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Free party sur un terrain militaire: 20.000 à 40.000 participants, un obus retrouvé en bordure du site
-
F1: McLaren met fin à l'invincibilité de Mercedes
-
Champions Cup: malgré une balle de match, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
F1: Norris (McLaren) remporte la course sprint à Miami
-
Ligue 1: le PSG accroché par Lorient avant de retrouver le Bayern
-
Tennis: Kostyuk domine Andreeva et remporte son premier WTA 1000 à Madrid
-
Tennis: l'Ukrainienne Marta Kostyuk remporte le WTA 1000 de Madrid
-
Champions Cup - Courageux mais trop brouillon, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
Allemagne: le Bayern arrache le nul à domicile avant le PSG
-
Ligue des champions féminine: Brand envoie OL Lyonnes en finale
-
Boxe: Inoue bat Nakatani aux points et reste invaincu
-
Ligue 1: Marseille sombre à Nantes, qui s'offre un peu d'espoir
-
Tour de Romandie: en jaune et en solitaire, Pogacar gagne l'étape reine
-
Allemagne: baisse des prix des carburants moins forte qu'attendu après le rabais fiscal
-
Le président taïwanais en Eswatini après un premier report dû à une "pression intense" de Pékin
-
Tour d'Espagne femmes: l'Angliru se dresse devant Ferrand-Prévot
-
TotalEnergies: taxation des surprofits si le plafonnement des prix n'est pas suffisant (Le Pen)
-
Chine: 24,8 millions de voyageurs ont pris le train le 1er mai, un record
-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
-
Retrait annoncé d'environ 5.000 soldats américains d'Allemagne, Berlin prend acte
-
La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"
-
La compagnie américaine Spirit Airlines annule tous ses vols et stoppe son activité
-
Après son remorquage d'Allemagne, une baleine à bosse relâchée en Mer du Nord
-
Rio en mode "Waka Waka" pour le concert géant de Shakira
Héros ou bandit? Pancho Villa, un siècle d'histoire et de légendes
"Viva Villa! Viva Mexico!": des milliers de Mexicains ont salué la mémoire de Francisco "Pancho" Villa à l'endroit même où le célèbre révolutionnaire mexicain a été assassiné il y a 100 ans ce jeudi, ouvrant la voie à un siècle de légendes.
Une reconstitution de son assassinat a eu lieu à El Parral (Chihuhua, nord). Vêtus de bottes en cuir et de chapeaux de cow-boys, des centaines de cavaliers avaient investi dès mercredi El Parral en hommage à la plus grande figure universelle de la Révolution mexicaine (1910-1917), avec Emiliano Zapata.
Au rythme des fanfares au milieu des passants, le défilé concluait une chevauchée qui a commencé le 2 juillet 600 km plus au nord, à Ciudad Juarez à la frontière avec les Etats-Unis.
La cavalcade a parcouru les vastes plaines du Chihuahua où le "Centaure du nord" a gagné ses galons de chef de guerre dans les premières années de la Révolution, avant la jonction à Mexico avec Zapata en décembre 1914.
"C'était un héros", affirme à l'AFP Javier Baca, 55 ans, résident d'El Parral.
"Je suis très fier d'être là aujourd'hui", ajoute l'homme habillé façon Pancho Villa, avec ceintures de munitions à la poitrine.
- "Un grand leader militaire" -
Quasi analphabète, Villa était un "bandolero" (bandit des grands chemins) quand Gustavo Madero lance la Révolution qui envoie en 1911 le vieux dictateur Porfirio Diaz en exil à Paris, où il repose toujours au cimetière Montparnasse.
Au fil des batailles meurtrières contre les "fédéraux", Villa constitue sa "Division del Norte" (Division du Nord) dans son fief.
Adepte du plafonnement du prix de la viande -et parfois de quelques exécutions sommaires-, Villa a généré depuis "un mélange d'admiration, de répulsion, de fascination, de peur, d'amour et de haine", écrit Paco Ignacio Taibo II en ouverture de la "biographie narrative" qu'il lui a consacrée.
Proche de l'actuel pouvoir de gauche, l'écrivain et historien hispano-mexicain trace le portrait d'un homme "qui s'est marié, ou qui a entretenu des relations quasi-maritales, 27 fois, et qui a eu au moins 26 enfants". Mais qui ne buvait presque jamais d'alcool.
Pour ses admirateurs, Villa est un Robin des bois mexicain qui vole les riches pour distribuer aux pauvres, ce qu'il a mis en pratique fin 1913 en décrétant la confiscation des biens de l'oligarchie de l'état du Chihuahua.
Ses admirateurs soulignent ses talents militaires, même si son art de la guerre n'a jamais inspiré -comme le voudrait la légende- Rommel ni Mao, dément son biographe Paco Ignacio Taibo II.
D'autres décrivent ce fils de métayers, Doroteo Arango de son vrai nom, comme un voleur de bétail et un meurtrier au sang-froid, qui a pris en marche le train en marche de la Révolution sans véritable idéologie.
"Villa était capable à la fois de grands actes de générosité et de grands actes de cruauté", résume l'historien d'origine autrichienne Friedrich Katz dans "La vie et l'époque de Pancho Villa".
- "Aider les pauvres" -
La légende a été confortée par le cinéma, depuis "Allons-nous-en avec Pancho Villa" (Mexique, 1936) jusqu'à une série annoncée ces jours-ci sur la plate-forme Star+, en passant par un western de 2003 avec Antonio Banderas.
Aux Etats-Unis, Villa est surtout connu pour son attaque contre la ville de Colombus (Nouveau Mexique) en 1916, premier défi étranger à l'intégrité territoriale des Etats-Unis depuis 1812.
En guise de représailles, le gouvernement américain a envoyé des troupes sous le commandement du général John J. Pershing pour capturer Villa. En vain, ce qui a renforcé le mythe du rebelle au Mexique.
"Ici au Mexique ce fut un héros. Parce que jamais personne n'a freiné les +Gringos+ dans une guerre. Rien que lui, Pancho Villa", salue Ruben Palma, un ingénieur de 25 ans.
Sa trajectoire s'est arrêtée le 20 juillet 1923 quand âgé de 45 ans, est tombé dans une embuscade alors qu'il se rendait à un baptême.
Le président de l'époque, Alvaro Obregon a "probablement organisé l'assassinat de Villa", affirme l'historien Katz. Obregon avait peur que Villa reprenne les armes après la Constitution de 1917 qui avait mis fin à la Révolution, selon lui.
L'actuel président, Andres Manuel Lopez Obradro, s'est rendu dans le Durango, l'état d'origine de Villa, pour marquer les 100 ans de sa mort.
Villa a été enterré à El Parral. Ses restes reposent sous le monument à la Révolution à Mexico, indique le gouvernement mexicain sur son site officiel.
"Moi, j'ai entendu dire qu'il était une personne brave qui aidait les pauvres", résume Gaby Armendariz au passage de la parade équestre à El Parral. C'est pourtant Zapata qui sera la figure tutélaire du soulèvement des indigènes du Chiapas en 1994.
J.Gomez--AT