-
Les Etats-Unis vont entrer en paralysie budgétaire, une issue rapide espérée
-
Wall Street cale, le choix de Trump pour diriger la Fed dans toutes les têtes
-
Passe d'armes sur X entre Charlie Hebdo et Elon Musk
-
En Algérie, Ségolène Royal tente d'amorcer un dégel
-
Biogaran sous contrôle britannique, "l'Etat veille"
-
Minneapolis: deux journalistes arrêtés, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"
-
Lait infantile: Nestlé réfute les accusations de Foodwatch
-
Bébé tué à l'acide: 30 ans de prison pour l'ex-employée de crèche
-
Le ministère de la Justice publie des masses de documents du dossier Epstein
-
Le départ de la mission lunaire Artémis 2 légèrement retardé par la météo, annonce la Nasa
-
L1: De Zerbi a "la force pour encore cinq ou six ans" à l'OM
-
Après les menaces, Trump estime que l'Iran veut "conclure un accord"
-
Inquiétudes face à un "recentrage" de Santé publique France par le gouvernement
-
Syrie: Damas et les Kurdes annoncent un accord, salué par Washington et Paris
-
La Bourse de Paris conclut la semaine dans le vert
-
Clément Noël et Chloé Trespeuch, porte-drapeaux des Bleus aux JO-2026
-
Violences à l'école: le ministre de l'Education annonce des signalements à la justice
-
Ligue 1: supporters du Paris FC, combien de divisions?
-
En Tunisie, le célèbre village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd fragilisé par des pluies intenses
-
Pour Téhéran, pas de négociation possible sur ses capacités de défense et ses missiles
-
Ski: Lindsey Vonn chute lourdement à Crans-Montana, mais son rêve olympique "pas terminé"
-
Nice: 45 chardonnerets élégants, espèce menacée, saisis chez un particulier
-
Niger: ce que l'on sait de l'attaque jihadiste qui a visé l'aéroport de Niamey
-
Open d'Australie: Djokovic, increvable, défiera Alcaraz en finale
-
Cuba accuse Donald Trump de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île
-
Trump choisit Kevin Warsh pour présider la Fed, avec l'espoir de baisses de taux
-
Minneapolis: un journaliste arrêté, Trump qualifie Alex Pretti d'"agitateur"
-
Wall Street recule, sans être surprise par le candidat de Trump pour diriger la Fed
-
Canal: le Panama en contact avec Maersk après l'annulation de la concession du Hongkongais CK Hutchison
-
Le Congrès américain s'échine à éviter une longue paralysie budgétaire
-
Minneapolis: une responsable de l'UE indignée par des images "terrifiantes", un "choc"
-
Le bilan d'un glissement de terrain en Indonésie monte à 44 morts
-
Un chêne vieux de 340 ans abattu dans la Sarthe
-
Condamné pour corruption de mineurs, Morandini renonce à "tout recours"
-
En Syrie, la facture d'électricité plus élevée que les salaires
-
Gaza: Israël doit rouvrir dimanche le passage de Rafah, avec des restrictions draconiennes
-
Le Kremlin affirme avoir accepté une pause sur les frappes contre Kiev jusqu'à dimanche
-
Aux JO-2026, deux "pompiers de la psy" pour épauler les Bleus
-
Ligue 1: l'OM après le cauchemar, méfiance pour le PSG
-
Open d'Australie: Sabalenka-Rybakina, retour vers le futur en finale
-
Trump choisit un critique de la Fed, Kevin Warsh, pour présider la banque centrale
-
Ligue des champions: avec Monaco, le PSG retrouve un club français en barrages
-
Soumission chimique: une expérimentation pour rembourser les analyses même sans plainte
-
Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed
-
Trump désigne Kevin Warsh, un ex-banquier central, pour présider la Fed
-
Eutelsat: l'Etat bloque une vente d'actifs à un fonds suédois et défend une activité "trop stratégique"
-
CIO: le projet olympique de Coventry devrait s'esquisser à Milan
-
Derrière les lunettes du président Macron, les défis d'un savoir-faire français
-
NBA: OKC chute dans le Minnesota, Denver stoppe sa mauvaise série
-
Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi
La flambée des fibres textiles va-t-elle faire grimper le prix des vêtements?
A l'heure où le monde la mode est rassemblé à Londres pour la Fashion Week, le secteur est bousculé par la flambée des cours du textile: une difficulté de plus pour une industrie déjà aux prises avec la pandémie et le Brexit.
Coton, mais aussi lin, soie, laine et matières synthétiques dérivées du pétrole ont vu leurs cours s'envoler ces derniers mois, galvanisés par une demande forte grâce à la reprise mondiale conjuguée à l'envolée des cours de l'énergie et du transport.
En 2021, les prix du coton ont ainsi augmenté de près de 45% pour atteindre en début de mois 1,29 dollar la livre, un sommet depuis plus de dix ans.
La filière bio est particulièrement touchée, avec une flambée des prix de 90% du coton biologique venant d'Inde en un an, selon des données sectorielles.
Pour l'industrie textile, cela se traduit par "une pénurie et une hausse des coûts", explique auprès de l'AFP Euratex, la confédération qui regroupe les fabricants européens de textile.
Le prix d'autres fibres naturelles comme la laine et le lin est également en augmentation depuis fin 2020, après près de trois ans de baisse.
"La forte hausse des cours du pétrole (...) renchérit le coût des fibres synthétiques qui concurrencent directement le coton", commente Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.
Le polyester, le nylon et les acryliques sont produits à partir de produits chimiques dérivés du pétrole. Leur prix est donc directement lié à celui de l'or noir, dont les cours sont actuellement proches de sommets sur 7 ans.
La demande est d'autant plus forte que les acheteurs textiles veulent se prémunir de prix qu'ils anticipent en hausse en constituant des stocks. Résultat: "il est plus difficile pour les acheteurs mondiaux de s'approvisionner en coton où que ce soit", explique à l'AFP Jack Scoville, analyste pour Price Group.
- Répercussions inéluctables -
Rogie Sussman Faber, propriétaire de Vogue Fabrics, un magasin de tissu réputé dans la banlieue de Chicago, remarque toutefois que l'envolée des coûts de transport éclipse presque celle des fibres.
"Aux États-Unis, nous sommes davantage touchés par la forte hausse des frais de transport que par le prix des matériaux", assure-t-elle à l'AFP.
Selon elle, un conteneur en provenance d'Asie qui arrive aux États-Unis coûte désormais entre 12.000 et 16.000 dollars, contre 3.000 dollars avant la pandémie.
Yves Dubief, président de l'Union des Industries Textiles française pointe également du doigt la hausse des prix du gaz et de l'électricité, dont la filière est une grande consommatrice.
Une augmentation des prix de revient qui pèse particulièrement sur les petites entreprises, plus fragiles.
"Il faut une trésorerie solide pour financer les coûts d'exploitations. Des entreprises peuvent décider d'arrêter leurs productions", déplore-t-il.
Des répercutions des prix sur les produits finis comme les vêtements semblent inéluctables, selon plusieurs experts.
"Les consommateurs pourraient commencer à voir les prix augmenter", estime Jack Scoville.
D'autant que le prix de l'habillement a déjà contribué le mois dernier à pousser l'inflation à un sommet en trente ans au Royaume-Uni, à 5,5%.
Les géants du secteur devraient toutefois traverser la tempête sans trop y laisser de plumes.
Associated British Foods, la maison mère du mastodonte britannique de la "fast fashion" Primark, a cependant assuré à l'AFP que l'augmentation de ses coûts de fabrication n'induirait pas d'augmentation des prix, grâce à un taux de change favorable et une baisse des coûts d'exploitations des magasins.
Fin 2021, le suédois H&M assurait être "habitué aux fluctuations du coût des matières premières ainsi qu'à d'autres facteurs externes qui pourraient potentiellement impacter les coûts d’achat".
A.Anderson--AT