-
Des Palestiniens votent pour les municipales, premier scrutin depuis la guerre à Gaza
-
Népal: le gouvernement commence à démolir les bidonvilles de la capitale
-
Ukraine: au moins cinq morts et 34 blessés dans des frappes russes à Dnipro
-
Les émissaires américains attendus au Pakistan, sans garantie de rencontre avec le négociateur iranien
-
L'Eurovision, une vénérable institution éprouvée par la polarisation
-
Ukraine: 40 ans après Tchernobyl, les "deux guerres" d'un liquidateur
-
Hélicoptères, drones: un vaste exercice militaire bat son plein dans l'est de la France
-
Au large de la dune du Pilat, un "joyau" de biodiversité en péril
-
La première femme cheffe de l'Eglise anglicane reçue par le pape
-
Inde: les mines artisanales, legs meurtrier de la rébellion maoïste
-
Le genévrier sauvage, secret des Balkans pour garder le goût du gin intact
-
Espagne: le Real Madrid repris sur le fil par le Betis Séville, alerte pour Mbappé
-
L1: nouvelle remontada, mais un nul seulement pour Lens à Brest
-
Moyen-Orient: réaction mitigée des marchés à la perspective de nouveaux pourparlers
-
Wall Street en forme, portée par Intel et la perspective de négociations sur le Moyen-Orient
-
L'Arcom épingle France TV et Radio France pour des "allégations" sur le maire de New York et le 7-Octobre
-
Tunisie: rassemblement de soutien au chroniqueur emprisonné Mourad Zeghidi
-
Le prince Harry dit qu'il fera "toujours partie de la famille royale" britannique
-
Après des semaines coupés du monde par la guerre, des Afghans reçoivent une aide d'urgence
-
Le contrôleur des prisons dénonce des "dysfonctionnements majeurs" à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police
-
A Athènes, Macron défend le "moment européen" face à l'opposition "farouche" de Trump, Poutine et Xi
-
Fusions de chaînes, stricte neutralité: Charles Alloncle propose une cure d'austérité pour l'audiovisuel public
-
La porte-parole de Trump annonce son départ imminent en congé maternité
-
Paludisme: feu vert de l'OMS à un traitement inédit pour les nourissons
-
Tennis: Fils se fait peur mais gagne enfin un match à Madrid
-
Macron évoque un "moment unique" où Trump, Poutine et Xi sont "farouchement opposés aux Européens"
-
Reprise des négociations en vue entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Paludisme: les coupes dans l'aide américaine menacent des "dizaines de milliers de vies d'enfants", selon l'Alliance du vaccin
-
Le G7 Environnement préserve "le dialogue", faute d'avancer sur le climat
-
Les Européens tempèrent les ardeurs ukrainiennes d'adhésion à l'UE
-
Un rover à capteur quantique appliqué à l'archéologie à Reims
-
Tennis: le double tenant du titre Alcaraz déclare forfait pour Roland-Garros
-
Des figures du cinéma réunies pour les obsèques de Nadia Farès à Paris
-
A Gaza, des enfants retrouvent le sourire le temps d'une séance de zoothérapie
-
Les Bourses terminent en baisse en Europe
-
Nouvelle alliance dans l'IA: Cohere et Aleph Alpha veulent exister face aux géants
-
L'abandon des poursuites contre le patron de la Fed débloque le chemin pour son successeur
-
La France salue les résultats de son G7 Environnement malgré une copie blanche sur le climat
-
L'Ukraine et la Russie annoncent avoir échangé 193 prisonniers de guerre de chaque camp
-
Brésil: Textor écarté de la direction de Botafogo par un tribunal arbitral
-
Foot: accusé de racisme, Prestianni suspendu 6 matches pour conduite "homophobe"
-
A peine prolongé, le cessez-le-feu toujours fragile au Liban
-
Recyclage et réemploi des vêtements : le gouvernement donne de nouvelles orientations
-
Wall Street ouvre en hausse: Dow Jones +0,09%, Nasdaq +0,73%, S&P 500 +0,40% tmc/rl
-
Une cyberattaque "extrêmement préoccupante" touche la classe politique allemande
-
La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix des préservatifs et des gants en caoutchouc, selon les fabricants
-
Liquidation de Brandt: une soixantaine d'anciens salariés vont saisir la justice
-
Macron va s'éloigner de la politique, sans injurier l'avenir
-
Une actrice "inoubliable" que "tout le monde aimait" : l'adieu ému à Nathalie Baye
-
Aux Philippines, les "cowgirls" de Masbate domptent les boeufs et les préjugés
Au large de la dune du Pilat, un "joyau" de biodiversité en péril
"Du jamais vu": dévoré par les tempêtes hivernales, le banc d'Arguin, îlot "mouvant" de sable aux allures de carte postale près d'Arcachon (Gironde), est désormais réduit à peau de chagrin, menaçant les oiseaux qui y nichent depuis son classement en réserve naturelle.
Face à la touristique dune du Pilat, ce banc de sable de l'océan Atlantique, constitué il y a des millénaires lors de la formation de l'embouchure du bassin d'Arcachon, est passé de 7 km de long à 2 km en quelques années.
Sa dune végétalisée, qui abrite goélands, sternes caugek et huîtriers pie, a été considérablement réduite ces derniers mois par le passage des deux tempêtes hivernales Nils et Pedro, selon la Sepanso, l'association chargée par l'Etat de la gestion de cette réserve naturelle nationale, classée depuis 1972.
Le banc, "mouvant", varie entre cycles d'expansion et de rétrécissement, mais "une réduction à cette vitesse, cette dynamique et cette intensité, c'est du jamais vu", explique sur place Xavier Chevillot, le directeur de la Sepanso.
- "Déboussolés" -
Les 800 goélands revenus ce printemps pour la période de reproduction paraissent "déboussolés" et "un peu perdus", jauge le gestionnaire de la réserve Benoit Dumeau en observant les volatiles tourner autour d'un talus de sable herbacé, vestige d'une dune refuge qui s'étendait sur une dizaine d'hectares avant l'hiver, sur une zone interdite d'accès sous peine d'amende.
"Lui est de ce matin ... et il va se faire emporter à la prochaine marée", ajoute le conservateur en désignant un œuf pondu à flanc du minuscule monticule de sable, sans y toucher, car l'oiseau marin serait ensuite "incapable de le retrouver".
"Ils se sont reproduits ici-même l'an dernier mais ne retrouvent plus la végétation qu'ils ont connue. On va voir comment ils s'adaptent mais c'est mal parti", observe le gestionnaire, dubitatif, tout en espérant "un retour à l'équilibre" du banc ou "un nouveau refuge" ornithologique sur un îlot sableux voisin ces prochaines années.
Pour Véronique Lafon, directrice d'une société de surveillance environnementale par satellite et océanographe de formation, ce "joyau" est "condamné à disparaître" mais "un autre banc" de sable "plus fort", le remplacera et proposera "le même type d'habitat" à la faune, dans un "mécanisme naturel assez classique" de déplacement de sédiments.
Dans cette zone entre océan et lagune, les marées et les vagues agissent comme une chasse d'eau en "redistribuant continuellement" le sable, compare Nadia Sénéchal, océanographe à l'université de Bordeaux.
- "Remplacement" -
"Les gens imaginent qu'un banc est quelque chose de statique. On lui a donné un nom, mais sa morphologie, son positionnement et le sable sont renouvelés en permanence", dit la chercheuse, pour qui "il y aura toujours des bancs de sable" à cet endroit.
Présents sur Arguin depuis les années 1980, les ostréiculteurs n'ont pas le temps d'attendre ce "réajustement" ou ce "remplacement" du banc.
Près de 85 parcelles d’élevage, ensablées ou disparues, ont été réinstallées à l'intérieur du Bassin, selon le syndicat local de la conchyliculture.
"C'était un peu un eldorado, avec une meilleure qualité d'eau et d'apport planctonique pour des huîtres bien charnues", raconte l'ostréiculteur Thomas Cunado, qui a déplacé ses parcs ailleurs avant le rétrécissement "spectaculaire" de l'hiver.
"Le banc a toujours bougé, mais ça c'est accéléré et on est obligé de s'en aller."
Selon la Sepanso, jusqu'à 1.200 bateaux de plaisanciers venaient y mouiller quotidiennement l'été jusqu'en 2020 lors d'un précédent cycle de "réengraissement" du banc, que le journal Sud Ouest avait baptisé "les Champs-Élysées estivaux du bassin d’Arcachon" dans les années 1960, avant son classement en réserve.
Pour l'été, la préfecture promet toujours d'autoriser un bref débarquement aux touristes, sur une petite partie d'Arguin, afin de "permettre une appropriation par le public de ces objets naturels pour être en capacité de les protéger", loin du "cœur naturel de la réserve" balisée par une ceinture de panneaux, de chaînes et de bouées en mer.
A.O.Scott--AT