-
Au Qatar, 13 morts dans l'explosion d'un immense complexe gazier
-
Bolivie : les pénuries s'atténuent malgré neuf barrages routiers encore actifs
-
Non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone
-
Tennis: titrée à Wimbledon en 2023, Vondrousova suspendue quatre ans pour refus de test antidopage
-
Partenariat sur l'IA entre A24 et Google, qui prend une participation dans le studio
-
Dangereux pour la santé, le "stress thermique" augmente fortement à l'échelle mondiale, selon une étude
-
Fibre Excellence: la direction retire son offre pour laisser la place au nouvel investisseur
-
En ouverture du congrès de la CFDT, Marylise Léon fustige l'extrême droite
-
Le fondateur de Wikipédia s'oppose à l'utilisation de l'IA pour éditer les articles
-
Les Bourses européennes clôturent sans direction claire
-
Plan de départs volontaires au sein du groupe de presse EBRA: jusqu'à 400 postes visés
-
Thom Browne propose des shorts et des jupes aux hommes de la canicule
-
Andy Burnham, le "roi du Nord" en marche pour Downing Street
-
Mondial-2026: la France et l'Argentine visent les 16e, au lendemain du réveil espagnol
-
Le groupe de presse régionale EBRA annonce un plan de départs volontaires visant jusqu'à 400 postes
-
Washington annonce suspendre ses sanctions sur le pétrole iranien
-
Sous une chaleur étouffante, plus de la moitié des Français en vigilance rouge
-
La grande distribution se rebiffe et se pose en défenseur du pouvoir d'achat
-
Wall Street ouvre en petite hausse, surveille les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran
-
Andy Burnham aux portes de Downing Street après la démission de Keir Starmer
-
L'ancien patron emblématique de la Fed Alan Greenspan est mort
-
Paris Basketball: Thomas dans les pas de Tuomas
-
Sous une chaleur étouffante, la moitié des Français en vigilance rouge
-
L'Europe fait face à une canicule qui s'accentue
-
Mondial-2026: la presse belge étrille ses Diables rouges et un De Bruyne "has been"
-
Alan Greenspan, le Maestro incontesté, ébranlé par la crise des subprimes
-
Pourparlers avec l'Iran: JD Vance salue des "bases très solides" en vue d'un accord
-
Chars: accord franco-allemand sur KNDS ouvrant la voie à la cotation
-
Canicule: le congé climatique, "mauvaise réponse à une vraie question", selon le président du Medef
-
Espagne: 24 ans de prison pour corruption pour l'ex-bras droit de Pedro Sánchez
-
Lyhanna: le rapport d'inspection pointe "une perte de temps" et "une absence de suivi"
-
Faim: le pape dénonce la bureaucratie qui entrave l'aide mondiale
-
Keir Starmer annonce sa démission, Andy Burnham aux portes de Downing Street
-
Ormuz: le trafic continue, malgré l'annonce iranienne d'une refermeture du détroit
-
Espagne : l'ex-bras droit de Pedro Sánchez condamné à 24 ans de prison pour corruption
-
Keir Starmer, l'avocat discipliné incapable d'impulser le "renouveau" au Royaume-Uni
-
Keir Starmer, anatomie d'une chute en cinq dossiers clés
-
Mondial-2026: la France et l'Argentine visent les 16es, au lendemain du réveil espagnol
-
"Résistance !": des milliers de Colombiens manifestent contre le nouveau président pro-Trump
-
Grèce: à Santorin, les bus touristiques en grève, des croisiéristes annulent leur escale
-
La délégation iranienne rentre à Téhéran après d'"intenses discussions" en Suisse
-
Le Premier ministre britannique Keir Starmer annonce sa démission
-
La "technoférence": un parent sur deux distrait par son téléphone face à son jeune enfant
-
Le natto: l'aliment japonais qui dégoûte autant qu'il séduit le monde
-
Philippines: trois adolescents tués lors d'une fusillade dans un lycée
-
La Bourse de Paris débute la semaine dans la prudence
-
L'acteur multi-primé Tony Leung sur l'IA et le cinéma: "Il n'y a aucune âme"
-
Enrôlement forcé d'Africains dans l'armée russe: un ministre dans la ligne de mire au Kenya
-
Keir Starmer prêt à quitter Downing Street, selon des médias britanniques
-
Présidentielle en Colombie: victoire sur le fil du candidat pro-Trump
Affaire PPDA: dans un livre, la journaliste Hélène Devynck dénonce "l'impunité"
Leurs témoignages ont été "classés sans suite". Un livre raconte désormais la suite de leur histoire. Dans "Impunité", la journaliste Hélène Devynck qui accuse, comme de nombreuses autres femmes, Patrick Poivre d'Arvor de l'avoir violée, développe sa perception de "la construction de l'impunité".
Dans ce livre, qui paraît vendredi aux éditions du Seuil, Hélène Devynck, 55 ans, raconte à la première personne l'année écoulée dans l'affaire "PPDA", l'une des plus emblématiques du mouvement MeToo en France.
La journaliste et scénariste y écrit son histoire, mais aussi celle d'autres plaignantes, ayant accusé l'ex-présentateur vedette de TF1 de viols, d'agressions sexuelles et/ou de harcèlement sexuel.
Un livre qui a fait bondir la défense de M. Poivre d'Arvor, présumé innocent. Mme Devynck "en répondra devant un juge, à l'instar de toutes ces fausses victimes", a déclaré à l'AFP son avocat Philippe Naepels.
L'autrice, déjà visée par une plainte pour dénonciation calomnieuse après avoir accusé PPDA de l'avoir violée en 1993 quand elle était son assistante à TF1, semblait avoir anticipé cette réaction.
"La menace de la diffamation pèse sur chacun de mes mots", écrit-elle dans "Impunité". "Je ne peux pas prouver que Patrick Poivre d'Arvor m'a violée. Je ne le pourrai jamais. Les faits sont prescrits. Ils ne seront jamais jugés", déplore-t-elle.
Son livre se veut "une lettre, un hommage" aux femmes ayant témoigné, explique-t-elle à l'AFP. Il nourrit aussi une ambition: "montrer l'étoffe dans laquelle se tisse l'impunité".
- "Soeurs de misère" -
L'affaire PPDA éclate en février 2021, quand l'écrivaine Florence Porcel porte plainte pour viols contre Patrick Poivre d'Arvor.
Depuis, ce dernier a fait l'objet de trois enquêtes.
Deux sont en cours à Nanterre (Hauts-de-Seine). Une enquête préliminaire dans laquelle il a été entendu en audition libre en juillet dernier et où au moins sept femmes ont témoigné ; et une information judiciaire portant sur les accusations de viols de Mme Porcel.
Hélène Devynck et 22 autres femmes ont, elles, témoigné lors d'une première enquête, classée sans suite en juin 2021, majoritairement pour prescription.
"Le classement sans suite a démontré la banalité de l'impunité", estime la plaignante. "On a eu l'impression qu'on nous mettait à la poubelle, comme si on n'avait pas parlé, comme si on n'avait rien fait. J'ai voulu raconter cette histoire", explique-t-elle à l'AFP.
271 pages sobres où l'autrice donne voix au chapitre à ses "sœurs de misère": leur "sidération" dans le bureau de PPDA, cette "expérience extrême de l'humiliation" qu'elles décrivent, puis leurs "stratégies" pour vivre l'après. Des récits de solitude, jusqu'à cette année 2021, où elles découvrent être nombreuses à témoigner.
Elles se rencontrent autour d'un dîner. "Pour la première fois, nous étions en sécurité", se souvient Hélène Devynck.
- "Système criminel" -
Cette journaliste et scénariste a grandi à Paris dans une famille bourgeoise, "dans l'illusion que les femmes étaient des hommes comme les autres", mais se heurte vite à "l'énormité tranquille de la misogynie" du monde audiovisuel, celle qui "prépare nos viols".
A ses yeux, l'affaire PPDA ne peut se résumer à "un homme": l'autrice questionne la responsabilité de TF1, et un "système criminel" entretenu par une culture du silence, teintée de complaisance ou d'indifférence.
Une culture soutenue par tout un champ lexical.
"+Viol+ est un sale mot", écrit-elle. "Il éclabousse d'obscénité autour de lui. Encore aujourd'hui, il m'arrive d'imaginer qu'il clignote sur mon visage quand un soupçon de gêne s'installe".
"Prédateur" ? "Le mot me gêne". "Il évoque les grands fauves, là où je ne vois que la petitesse de la répétition compulsive". "Je n'ai pas été violée par un animal mais par un homme superbement intégré à la communauté", accuse-t-elle.
"Consentement" ? "Consentir n'est ni demander ni désirer. C'est accepter une proposition ou même une pression. Le mot lui-même implique une hiérarchie entre celui qui propose et celui qui consent", analyse-t-elle.
"Victime" ? Le mot "pose déjà, en lui-même des problèmes quasi insolubles"... Mais "en transformant le vocabulaire, on change la vie", espère-t-elle.
K.Hill--AT