-
Bleu, vert, écaillé: nouveau couac dans la rénovation d'un bassin cher à Trump
-
Bolivie: accord entre le gouvernement et la principale centrale syndicale après six semaines de crise
-
Mondial-2026: Team USA se qualifie, la Seleçao élimine Haïti
-
Premier cas de grippe aviaire H5 détecté en Australie
-
La France écrasée par la canicule, interrogations sur la Fête de la musique
-
Brésil: le cacique Raoni dans un état "grave mais stable" selon ses médecins
-
Mondial-2026: après le Mexique, les Etats-Unis se qualifient pour les 16es de finale
-
Royaume-Uni: un mort et des dizaines de blessés dans une collision de deux trains
-
Top 14: sur un nuage et encore en finale, Toulouse écrase le Racing
-
Albanie: manifestation contre un projet immobilier lié à Trump pour le 20e jour consécutif
-
Mondial-2026: Team USA triomphe face à l'Australie et file en seizièmes
-
Top 14: l'éclatante réponse d'Antoine Dupont
-
"Maison Blanche volante": Trump dévoile le nouvel Air Force One donné par le Qatar
-
Le président polonais annonce retirer la plus haute distinction du pays à Zelensky
-
Albanie: 27 manifestants inculpés d'atteintes à l'ordre public
-
Brésil: le cacique Raoni transféré vers un hôpital de Sao Paulo
-
Un musée basé sur l'IA propose une plongée sensorielle dans la forêt amazonienne
-
Détroit d'Ormuz: de nouvelles exigences de l'Iran laissent la reprise en suspens
-
Carmen Cid, une enfant de la guerre d'Espagne au destin britannique
-
Nouveau cessez-le-feu au Liban après de meurtrières violences menaçant l'accord irano-américain
-
Rentrée 2027: Lecornu annonce une heure par semaine d'enseignement à l'IA en seconde
-
Tourisme: l'IA va faciliter les voyages personnalisés, promet le patron de Booking
-
Le footballeur marocain Achraf Hakimi sera jugé pour viol
-
A "Trump Heights", les Israéliens ne tournent pas le dos à Trump malgré l'accord avec l'Iran
-
Le gouvernement veut baisser le remboursement de la "Sécu" sur les actes médicaux
-
Un fleuron français des drones militaires visé par une tentative d'espionnage au profit de la Russie
-
La Bourse de Paris termine la semaine atone
-
Tour de Suisse: Narvaez sous l'orage
-
La canicule s'étend, vigilance rouge en vue dimanche
-
L'émouvant adieu à Marjane Satrapi à Paris
-
Royaume-Uni: Keir Starmer s'accroche au pouvoir face à l'ambitieux Andy Burnham
-
Mondial-2026: Bradley Barcola, la relance au bon moment
-
Nouvel embrasement au Liban: 47 morts côté libanais, quatre soldats israéliens tués
-
Mondial-2026: Pays-Bas contre Suède, comme une affiche de Premier League
-
Robots, souveraineté et climatisation: Le Pen et Mélenchon en tour de chauffe à Vivatech
-
Ponchos rouges et wiphalas au coeur de la contestation paysanne en Bolivie
-
"Faut s'habituer": à Moscou, après l'attaque ukrainienne massive, la crainte d'une répétition
-
Duralex: la recherche de repreneurs est lancée, date limite fixée au 6 août
-
Le miraculé de l'Everest raconte comment il s'en est sorti
-
L'Europe frappée par sa seconde canicule, aggravation ce week-end
-
Mondial-2026: Yan Diomandé, pour sa soeur Roxane disparue à 15 ans
-
Keir Starmer, acculé deux ans après le retour du Labour au pouvoir au Royaume-Uni
-
Royaume-Uni: Keir Starmer s'accroche au pouvoir face à Andy Burnham victorieux
-
Ebola en RDC: l'OMS constate une accélération de la transmission
-
Après la guerre, la République islamique d'Iran toujours debout et une opposition hors jeu
-
Les dirigeants des 27 croisent le fer sur le méga-budget européen
-
La Terre ne finira (peut-être) pas avalée par le Soleil
-
Meurtre de Lyhanna: la collégienne a été violée, de l'ADN du suspect retrouvé
-
Maisons du Monde s'en remet à des fonds britanniques après des pertes massives
-
La Bourse de Paris en hausse sur un marché tranquille
Hong Kong: une militante défend les commémorations de Tiananmen lors de son procès
Une militante prodémocratie et organisatrice de veillées en mémoire de la répression de Tiananmen, Chow Hang-tung, a affirmé mardi devant un tribunal de Hong Kong qu'elle "revendiquait pleinement" les actes pour lesquels elle est jugée, au cours de sa plaidoirie finale.
Hong Kong et Macao ont longtemps été les seuls endroits du territoire chinois où il était possible de commémorer publiquement la répression sanglante des manifestations prodémocratie du 4 juin 1989, place Tiananmen à Pékin.
Mais en 2020, le pouvoir chinois a imposé une loi sur la sécurité nationale à l'ancienne colonie britannique après les manifestations prodémocratie massives et parfois violentes de 2019. Les veillées ont alors été interdites.
A 41 ans, Mme Chow comparaît aujourd'hui pour "incitation à la subversion" aux côtés de son ancien collègue Lee Cheuk-yan, 69 ans, avec lequel elle organisait ces veillées annuelles à la bougie. Tous deux risquent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.
Ex-dirigeants d'une organisation politique aujourd'hui dissoute, l'Alliance de Hong Kong, ils ont été inculpés en 2021 et maintenus en détention depuis.
Leur procès s'est ouvert en janvier, condamné par Amnesty International et Human Rights Watch comme une "tentative de réécrire l'histoire".
En arrivant au tribunal mardi, Chow Hang-tung, avocate assurant sa propre défense, a souri aux personnes venues la soutenir.
Devant les juges, elle a dénoncé une affaire "étrange", dans laquelle les faits ne sont pas contestés.
"Les accusés ont pleinement revendiqué les actes que l'accusation qualifie de crimes", a assuré Mme Chow à la cour.
"Ce qui est véritablement en jeu, c'est ce que la loi réprime et ce qu'elle protège", a-t-elle déclaré.
- "Pouvoir sans limite" -
Lundi, le ministère public a accusé les deux militants d'avoir "mis en danger la sécurité nationale au nom des droits humains", ajoutant que les libertés d'expression et d'association n'étaient "pas des droits absolus".
L'Alliance de Hong Kong, dont l'une des devises était "construire une Chine démocratique", avait été fondée en mai 1989 pour soutenir les étudiants et les travailleurs qui organisaient alors des rassemblements à Pékin en faveur de la démocratie. Elle avait par la suite organisé des veillées pour commémorer Tiananmen.
L'organisation est accusée d'avoir à plusieurs reprises appelé "à mettre fin au régime de parti unique" en Chine, ce que le ministère public considère comme une volonté de renverser le système politique établi par la constitution du pays.
Mme Chow a fait valoir que ce slogan revendiquait de "mettre un terme à un pouvoir sans limite".
La constitution chinoise "existe pour contrôler ceux qui détiennent le pouvoir, pas pour contrôler les citoyens ordinaires", a-t-elle asséné.
"La constitution elle-même est un outil (...) pour mettre fin aux différentes formes d’autocratie", a expliqué l'avocate. Pour elle, les allégations du ministère public selon lesquelles le groupe encourageait à enfreindre la constitution sont "complètement absurdes".
Lundi, M. Lee, syndicaliste de longue date et témoin de la répression de 1989, a déclaré au tribunal qu'il n'éprouvait aucune hostilité envers le Parti communiste chinois (PCC) et qu'il espérait qu'il se réformerait.
Un troisième accusé, l'ancien député Albert Ho, 74 ans, a plaidé coupable en janvier.
- "Large et vague" -
Des dizaines d'extraits vidéo ont été diffusés lors des audiences, montrant les accusés, au fil des ans, prenant la parole lors de veillées et de manifestations et donnant des interviews.
Les autorités de Hong Kong affirment que la loi sur la sécurité nationale n'a pas d'effet rétroactif, mais il est fréquent que les procureurs citent des contenus antérieurs à 2020 comme éléments de preuve.
Devant le tribunal, un retraité de 69 ans, qui a déclaré s'appeler M. Wu, a dit à l'AFP ne pas penser que les gens ordinaires aient le pouvoir de renverser l'Etat.
"Nous n'avons ni fusils ni armes... quel pouvoir ont les Hongkongais ? Nous ne faisons qu'exprimer quelques opinions", a-t-il ajouté.
Ce procès pourrait avoir des conséquences importantes, anticipe Urania Chiu, maîtresse de conférences en droit spécialisée sur Hong Kong à l'université d'Oxford Brookes.
"Si l'interprétation large et vague de l'infraction avancée par l'accusation est reconnue (par le tribunal), les critiques légitimes à l'égard des politiques du gouvernement chinois (...) aussi mineures soient-elles, seront facilement criminalisées", craint-elle.
Le procès a été ajourné jusqu'en juillet, a indiqué le juge Alex Lee à la fin de la séance.
D.Lopez--AT