-
NBA: retour réussi pour Wembanyama, éligible aux récompenses individuelles
-
JD Vance en route pour le Pakistan pour le début de négociations avec l'Iran
-
Coup d'envoi du festival Coachella avec la popstar Sabrina Carpenter
-
Comment la Nasa a investi dans les images pour ressusciter l'enthousiasme spatial
-
Ukraine: début attendu d'un cessez-le-feu pour la Pâque orthodoxe
-
Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori promet expulsions de migrants et rapprochement avec Washington
-
Les Etats-Unis et l'Iran affichent leur méfiance avant les négociations au Pakistan
-
OpenAI: la maison de Sam Altman à San Francisco touchée par un cocktail Molotov
-
Présidentielle à Djibouti: Ismaïl Omar Guelleh annonce sans surprise sa réélection à un sixième mandat
-
Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti pas prêt à "passer la main"
-
La maison de Sam Altman à San Francisco touchée par un cocktail Molotov, selon OpenAI
-
Mythos, l'IA trop dangereuse selon son créateur Anthropic, accusé de coup médiatique
-
Ligue 1: un président et trois points pour l'OM
-
Le Liban annonce des discussions avec Israël mardi à Washington
-
Espagne: le Real Madrid accroché par Gérone et Lemar avant le retour contre le Bayern
-
Cancer de l'ovaire: deux traitements enregistrent de bons résultats face à une forme résistante
-
Moyen-Orient: les marchés suspendus aux pourparlers au Pakistan
-
Russie : un journaliste du média indépendant Novaïa Gazeta placé en détention
-
Report du "grand oral" de Nicolas Barré pour diriger Libération, sur fond d'opposition
-
Le poids de la Chine fait pencher la balance, et ce n'est pas de l'économie
-
L'interdiction du plastique dans les cantines scolaires en question, le gouvernement entend la "sécuriser juridiquement"
-
Artemis II: comment les parachutes d'Orion doivent assurer un retour en douceur
-
Wall Street temporise avant des discussions entre l'Iran et les Etats-Unis
-
Une ONG africaine poursuit Harry pour atteinte à sa réputation
-
Ligue 1: fin de série brutale pour Monaco, battu par un Paris FC de gala
-
Ce qu'il faut retenir de la mission Artémis II
-
Biologie médicale: un réseau de laboratoires visé par une attaque informatique
-
Le cachalot échoué sur une plage de Loire-Atlantique est mort
-
Biopic sur Michael Jackson: des milliers de fans fébriles avant la première mondiale
-
Monte-Carlo: Sinner et Alcaraz en démonstration, Vacherot découvre les demies à la maison
-
Frappes israéliennes sur le Liban: 13 membres des forces de sécurité tués
-
Un enfant séquestré plus d'un an dans une camionnette
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris attend les négociations au Pakistan
-
Foot: Stéphane Richard, ancien PDG d'Orange, nouveau président de l'OM
-
SailGP: les Bleus prêts à rebondir à Rio
-
Ligue 1: duels à distance entre candidats à l'Europe
-
Tour du Pays basque: et de trois pour Paul Seixas
-
Moyen-Orient: Lecornu accélère sur l'électrification pour moins dépendre du pétrole ou du gaz
-
Monte-Carlo: Sinner et Alcaraz en démonstration avant les demies
-
"Plus personne n'y croit": en Ukraine, scepticisme à la veille d'une courte trêve décrétée par Moscou
-
Pollution au pétrole à Anvers: la principale voie d'accès au port rouverte
-
Tentative d'extorsion envers Saad Lamjarred: son accusatrice relaxée, du sursis pour cinq prévenus
-
Dans le Sud-Ouest, un chantier de réensablement massif pour lutter contre l'érosion
-
Russie : un ancien vice-ministre de la Défense condamné à 19 ans de prison pour corruption
-
Un père mis en examen pour avoir séquestré son fils pendant plus d'un an dans une camionnette
-
Hongrie : dernière ligne droite avant des législatives marquées par l'espoir et les craintes
-
En route pour les négociations, Vance appelle l'Iran à "ne pas se jouer" de Washington
-
Un père mis en examen pour avoir séquestré son fils pendant plus d'un an dans une camionnette (procureur)
-
À la ménagerie du Jardin des Plantes, Nénette peut enfin prendre de la hauteur
-
Bilan globalement "satisfaisant" des nappes phréatiques en France mais l'été reste incertain
Agressions sexuelles sur Adèle Haenel: trois ans de prison ferme requis en appel contre Christophe Ruggia
Trois ans de prison ferme ont été requis en appel à l'encontre du cinéaste Christophe Ruggia pour agressions sexuelles sur l'actrice Adèle Haenel quand elle avait entre 12 et 14 ans et qui a exposé à la cour d'appel de Paris sa "honte" d'enfant blessée.
Les mains enfoncées dans les poches d'un ample costume, les yeux baissés, les mots difficiles, espacés de silence, la comédienne récompensée par deux César a dévoilé, l'espace d'une petite demi-heure à la barre, un traumatisme symptomatique des enfants victimes de violences sexuelles.
"Ça me fout la honte, en fait. Ça me fout la honte d'être marquée à ce point. J'aimerais que ça n'ait pas eu lieu, j'aimerais juste pouvoir dire que ça n'existe pas. J'ai tendance à minimiser parce que c'est une manière de repousser l'importance de M. Ruggia dans ma vie. Ça me dégoûte de le dire, mais cette importance, c'est l'ampleur de la destruction", lâche-t-elle, la bouche crispée.
Aujourd'hui âgé de 61 ans, Christophe Ruggia est poursuivi pour agressions sexuelles de 2001 à 2004 sur la comédienne lors de rendez-vous hebdomadaires à son domicile, dans la foulée de l'éprouvant tournage du film d'auteur "Les diables" où le réalisateur, de 24 ans son aîné, avait offert à la jeune adolescente son premier rôle de cinéma.
Démentant farouchement les faits dans cette affaire, révélée en 2019 dans une enquête de Mediapart, Christophe Ruggia a été condamné en février à quatre ans de prison, dont deux ferme à effectuer sous bracelet électronique, et a fait appel.
"J'ai envie d'arrêter cette dépression, d'y mettre un terme, mais je sais pas si ça sera fini. Juste vivre avec. C'est une image de soi complètement détruite depuis l'âge de 12 ans", confie Adèle Haenel à la cour à la reprise vendredi du procès, dont la première moitié s'est tenue en décembre avec l'interrogatoire du réalisateur.
Sous la femme de 36 ans, qui a rompu avec le monde du cinéma après une carrière stratosphérique, refait surface dans le prétoire l'adolescente qu'elle était.
"Ce que j'ai fait avec l'argent des per diem sur +Les diables+, c'est aller au JouéClub de la place de la Nation pour acheter des Lego, des jouets. C'est ça l'enfant que j'étais en fait. Je faisais du judo, j'étais en 5e, j'étais assez énergique je dirais. Après... après... c'est un peu le début de cet état dépressif. C'est difficile à qualifier, c'est comme si ça avait été toute ma vie. Je croyais que c'était comme ça la vie en fait."
- Pas un "#MeToo du cinéma" -
Des séquelles qui se matérialisent aujourd'hui encore par les nombreux tics traversant son corps, rendu plus nerveux encore par la tension du procès. Le chewing-gum furieusement mâchonné. Les mains qui se tordent. Les paupières qui clignent frénétiquement. Les grattements à la tête.
"Cet endroit sur la tête que j'ai, que je gratte tout le temps, c'est M. Ruggia qui m'a dit un jour que j'étais sur ses genoux +ah tu as un truc là+ (...) Je me suis mis à gratter cet endroit en fait, j'ai eu ma main recouverte de sang et depuis je n'ai pas arrêté", explique-t-elle.
Fustigeant la stratégie de défense de Christophe Ruggia, qui avec ses "mensonges poisseux" se présente comme l'"énième victime sérielle d'une enfant nymphomane", Adèle Haenel implore la justice qu'"on circonscrive la responsabilité": "c'est moi qui porte la culpabilité de M. Ruggia, de parents démissionnaires".
Adèle Haenel "vous donne à voir l'enfant qui se recroqueville dans le canapé pour échapper à son agresseur", résume son avocate Anouck Michelin, qui la représente avec Yann Le Bras.
Quelques minutes plus tard, l'avocat général Alexis Bouroz requiert à l'encontre de Christophe Ruggia cinq ans de prison, dont trois ferme, afin que le prévenu connaisse "l'emprisonnement réel".
Ce dossier "a pour particularité de se passer dans le monde du cinéma, mais sur le fond, les ressorts, la réalité, c'est ce que vous retrouvez dans tous les dossiers sur lesquels vous êtes amenés à statuer: le prof d'équitation, le prof de gymnastique, l'encadrant de camp scout... C'est pas un MeToo, c'est des abus sexuels sur des enfants", analyse-t-il.
Après son rôle le plus marquant dans "Portrait de la jeune fille en feu" (2019) de la réalisatrice Céline Sciamma, devenue une œuvre féministe et lesbienne de référence, Adèle Haenel a rompu avec le 7e art à partir de 2020 pour se consacrer au théâtre et au militantisme de gauche radicale.
Th.Gonzalez--AT