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Le Mali sous blocus jihadiste: que font les soldats russes dans le pays ?
De Wagner à l'Africa Corps, les alliés russes de Bamako peinent à briser le blocus jihadiste sur le carburant qui asphyxie l'économie, alors que les attaques se sont propagées dans le sud et l'ouest du Mali et que le Sahel s'enlise.
Après avoir tourné le dos à l'ex-puissance coloniale française, la junte malienne s'est rapprochée en 2021 de la Russie et sa société de sécurité privée Wagner - devenue en juin Africa Corps, sous contrôle direct du ministère russe de la Défense - pour l'aider dans la lutte antijihadiste.
Si le groupe Wagner a offert à l'armée malienne des victoires dans le nord en 2023, avec la reprise des bastions clés de Kidal, Ber et Anéfis aux jihadistes et aux indépendantistes touaregs, ces succès n'ont pas suffi à améliorer la sécurité nationale.
Les troupes russes au Mali sont accusées de nombreuses exactions sur les civils, ce que les jihadistes ont instrumentalisé en se présentant comme protecteurs des communautés ciblées, selon plusieurs rapports.
"La liste des incidents dans lesquels Wagner a été identifié comme ayant commis des atrocités comprend des massacres, des actes de torture et des viols de civils", relève dans un rapport d'octobre l'ONG Global Initiative Against Transnational Organised Crime (GI-TOC), basée à Genève (Suisse).
La région est aujourd'hui devenue "l'épicentre du terrorisme" mondial, selon le dernier Index mondial du terrorisme.
- "Activement déployé" -
Depuis le mois de septembre, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, impose des blocus sur plusieurs localités et s'attaque aux convois de carburant venant notamment du Sénégal et de la Côte d'Ivoire, par où transite la majorité des biens qu'importe le Mali.
L'armée peine à sécuriser ces routes, au prix de pertes humaines parmi les chauffeurs et les soldats, et n'arrive pas à endiguer la pénurie de carburant qui asphyxie le pays jusqu'à Bamako.
D'abord limité à un soutien aérien, l'Africa Corps intervient désormais au sol pour sécuriser ces convois.
L'Africa Corps est "activement déployé sur le terrain à la demande des autorités maliennes afin de rétablir l'approvisionnement en carburant", a dit jeudi Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, ajoutant que "des escortes terrestres et aériennes ont été mises en place."
Toutefois, "les tentatives de l'armée malienne et de l’Africa Corps échouent et ont un coût extrêmement élevé", explique à l'AFP une source du renseignement européen.
Mardi, le JNIM a menacé d'intensifier son blocus contre Bamako, affirmant que désormais tous les chauffeurs de camions-citernes seraient considérés comme des "cibles militaires" et "traités en conséquence."
La présence de l'Africa Corps au Mali s'inscrit dans une stratégie plus vaste de Moscou qui cherche à renforcer son influence politique, économique et militaire en Afrique depuis son isolement de l'Occident.
"Le groupe est aussi présent en Libye, au Niger et au Burkina Faso, où il se concentre principalement sur la formation", dit Ulf Laessing, directeur du programme Sahel à la Fondation Konrad Adenauer au Mali.
Sa présence en Centrafrique et en Guinée équatoriale a également été documentée.
- "Largement absent du sud" -
Contrairement à Wagner, l’Africa Corps adopte une posture plus prudente sur le terrain malien, où le groupe a longtemps concentré ses opérations dans le nord du pays.
"Il a participé à beaucoup moins de combats et s’appuie largement sur le soutien aérien, les drones et des positions fortifiées. Les sources locales nous rapportent moins d'opérations conjointes, moins de patrouilles et moins de raids nocturnes", souligne Héni Nsaibia, analyste principal pour l'Afrique de l'Ouest chez l'ONG ACLED, qui recense les victimes de conflits dans le monde.
"L'Africa Corps a été largement absent du sud, sauf pour quelques opérations, mais il est actuellement de plus en plus impliqué dans la sécurisation des convois de carburant", ajoute t-il.
Début novembre, le chef du régime militaire malien, le général Assimi Goïta, a déclaré que le blocus jihadiste sur le carburant n'était qu'une "diversion", car les vraies cibles sont "en réalité Kidal, Tombouctou, Ber, Ménaka et Gao."
La junte entend tirer parti des sites miniers, notamment aurifères, contrôlés souvent par le JNIM et l’État islamique au Sahel, une manne sur laquelle lorgne aussi Moscou.
La société russe Yadran s'est associée au Mali pour construire une nouvelle raffinerie d'or dans le pays, censée transformer 200 tonnes d'or par an.
Mi-novembre, l’armée malienne et des soldats russes ont repris le site minier d’Intahaka, dans la région de Gao (nord).
- "Intérêts de la Russie" -
Moscou a dépêché ces dernières semaines ses médias au Mali pour réaliser des reportages élogieux sur l'Africa Corps et soigner son image.
"Les militaires du ministère de la Défense, et notamment l'Africa Corps, défendent toujours et partout les intérêts de la Russie", a déclaré récemment un soldat russe au Mali, interrogé pour RT, une chaîne de télévision de l’État russe.
L'Africa Corps a refusé de répondre aux questions de l'AFP en début de semaine.
D’après les données d’ACLED, 924 civils ont été tués en 2024 dans des incidents impliquant Wagner et l'armée malienne. Depuis janvier 2025, ce chiffre s’élève à 434 victimes.
burs-bdi/pid/els/mba
M.Robinson--AT