-
Patrick Bruel visé par une enquête pour viol et par une plainte pour tentative de viol
-
Face à la guerre, la Fed prédit une inflation tenace aux Etats-Unis
-
Royaume-Uni: Kevin Spacey conclut un accord avec trois hommes l'accusant d'agressions sexuelles
-
Arrestation d'un narcotrafiquant lié au meurtre d'un candidat à la présidentielle en Equateur
-
La Bourse de Paris finit en léger retrait, entre le Golfe et la BCE
-
Combien de cargos passent par le détroit d'Ormuz?
-
Pétrole: Trump cherche à atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient
-
Liban: Israël frappe au coeur de Beyrouth, détruit deux ponts dans le sud
-
Violences sexuelles: Patrick Bruel visé par au moins deux plaintes
-
Etranglés par le gazole trop cher, les pêcheurs thaïlandais restent à quai
-
Le Pakistan et l'Afghanistan annoncent une trêve pour la fin du ramadan
-
Israël tue une autre figure iranienne, un immense champ gazier visé
-
Le futur porte-avions s'appellera "France Libre"
-
"C'est arrivé si vite": en Angleterre, la panique d'étudiants face à une épidémie de méningite
-
Dans le nord d'Israël, on reste malgré les tirs du Hezbollah
-
Municipales: tensions sur les alliances
-
"Rien ni personne ne nous fera oublier ce qui se passe en Ukraine", dit Pedro Sánchez à Zelensky
-
Liban: effroi et destructions au coeur de Beyrouth, pilonné par Israël avec et sans avertissement
-
L'UE signe un partenariat de sécurité avec l'Islande
-
Foot: déchu de son titre continental, le Sénégal riposte pour contester la décision de la CAF
-
Funérailles de victimes d'une frappe pakistanaise sur Kaboul
-
Faste royal et coups de canon: le président nigérian démarre sa visite d'Etat au Royaume-Uni
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, le gel des taux directeurs de la Fed parti pour durer
-
Prix du pétrole et indicateur d'inflation minent Wall Street
-
IA : des eurodéputés veulent interdire la création de "deepfakes" sexuels
-
Foot: stupeur au Sénégal après la perte sur tapis vert du titre de champion d'Afrique
-
Au Pakistan, même les trafiquants de carburant subissent les effets de la guerre en Iran
-
Injections esthétiques illégales: un phénomène toujours en plein essor, malgré les alertes
-
IA: le gouvernement américain juge "inacceptable" le risque que lui fait courir Anthropic
-
Israël tue une autre figure iranienne et donne carte blanche à son armée
-
Une bizarrerie de plus chez l'ornithorynque
-
Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
-
Norvège: plus de sept ans de prison requis contre le fils de la princesse héritière, jugé pour viols
-
Dans le sud du Liban, les déplacés de la "zone rouge" fuient la mort et la destruction
-
Municipales: tractations bouclées, la bataille du second tour s’engage
-
Bombardement sur un hôpital de Kaboul: préparation des funérailles, lourd bilan, confirme une ONG
-
Les audiences des Oscars 2026 sont en baisse
-
Gims, Theodora, Helena: le made in France tracte le marché musical, selon un rapport
-
"Jusqu'au bout": au bord de la route, des Ukrainiens accueillent leurs prisonniers de guerre
-
Le Royaume-Uni et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur l'expulsion de migrants
-
Un juge ordonne la reprise des émissions de Voice of America
-
La Grande-Bretagne et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur la migration
-
Le loueur d'avions AerCap commande 100 monocouloirs A320 et A321 à Airbus
-
La Bourse de Paris dans le vert, avec la baisse des prix du pétrole
-
Le Parlement écossais rejette la légalisation de l'aide à mourir
-
Chikirou absente sur BFMTV: les débats relèvent de la "liberté" des chaînes, rappelle l'Arcom
-
Israël: sous les missiles iraniens, une vie de chiens
-
Pour les fans de BTS, un retour de bâton... lumineux
-
Frappe sur un hôpital à Kaboul: "des centaines de morts et de blessés", confirme une ONG
-
Le Venezuela prend sa revanche sur les Etats-Unis au baseball
Séisme en Afghanistan: les secouristes s'activent dans des conditions difficiles
Les sauveteurs tentaient désespérément jeudi de venir en aide aux victimes du séisme qui a fait au moins un millier de morts dans le sud-est de l'Afghanistan, mais leurs efforts étaient entravés par le manque de moyens, le terrain montagneux et les pluies abondantes.
Le tremblement de terre, d'une magnitude de 5,9, est survenu aux premières heures de mercredi cette région rurale pauvre et difficile d'accès, frontalière du Pakistan. Déjà aux prises avec une crise économique et humanitaire, l'Afghanistan est frappé par une nouvelle tragédie, qui constitue un lourd défi pour les talibans, au pouvoir depuis la mi-août.
Il s'agit du séisme le plus meurtrier qu'ait connu l'Afghanistan en plus de deux décennies.
Au moins un millier de personnes ont été tuées et 1.500 blessées dans la seule province de Paktika, la plus affectée, selon les autorités qui craignent que le bilan ne s'élève encore, nombre de personnes restant piégées sous les décombres de leurs maisons effondrées.
"Il est très difficile d'obtenir des informations du terrain en raison du mauvais réseau (téléphonique)", a déclaré jeudi à l'AFP le chef du service de l'Information et de la Culture de la province de Paktika, Mohammad Amin Huzaifa.
De plus, "il est difficile d'accéder aux sites touchés" d'autant que "la zone a été frappée la nuit dernière par des inondations causées par de fortes pluies", a-t-il ajouté, soulignant qu'aucun nouveau bilan n'était donc encore disponible.
Les fortes pluies ont également provoqué des glissements de terrain qui ralentissent les secours et endommagé les lignes téléphoniques et électriques.
Le gouvernement taliban a fait appel à l'armée, mais il n'a que peu de moyens. Ses ressources financières sont très limitées, après le gel de milliards d'avoirs détenus à l'étranger et l'arrêt brutal de l'aide internationale occidentale, qui portait le pays à bout de bras depuis 20 ans et ne revient plus qu'au compte-gouttes depuis le retour au pouvoir des islamistes.
- Aide internationale -
L'Afghanistan ne dispose que d'un nombre très limité d'hélicoptères et d'avions. L'ONU, qui a souligné qu'au moins 2.000 maisons avaient été détruites - chacune étant habitée en moyenne par sept ou huit personnes -, a aussi mis en exergue le manque d'engins de déblaiement. Une vidéo prise sur place par l'AFP montre ainsi un groupe d'hommes déblayant à mains nues les débris d'une maison totalement effondrée pour en dégager un corps.
Le gouvernement taliban a dit faire au mieux de ses capacités et appelé à l'aide la communauté internationale, qui a refusé de le reconnaître jusqu'ici, et les organisations humanitaires.
Mais l'aide internationale est difficile à mobiliser, les ONG et agences onusiennes étant moins présentes sur place que par le passé depuis le retour au pouvoir des talibans.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a tout de même assuré que l'ONU était "pleinement mobilisée" pour aider l'Afghanistan, avec le déploiement en cours d'équipes de premier secours et l'envoi de médicaments et nourriture.
La population a besoin en priorité d'abris, en raison des pluies et du froid inhabituel en cette saison, mais aussi d'aide alimentaire et non alimentaire et d'une assistance en services d'eau, hygiène et assainissement, a indiqué le Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU.
Les talibans ont annoncé jeudi avoir reçu deux avions chargés d'aide venus d'Iran, et un du Qatar. Huit camions remplis de nourriture et de produits de premier secours fournis par le Pakistan voisin sont aussi arrivés dans la province de Paktika.
- 'Comme un tsunami' -
L'Union européenne s'était aussi dite mercredi prête à "fournir une aide d'urgence". "Profondément attristés", les Etats-Unis ont annoncé examiner leurs "options de réponse" humanitaire.
Sévèrement sous-équipé, le système de santé afghan est aussi sous forte pression. "Notre pays est pauvre et manque de ressources. C'est une crise humanitaire. C'est comme un tsunami", a déclaré à l'AFP Mohammad Yahya Wiar, le directeur de l'hôpital de Sharan, capitale de Paktika.
Plusieurs dizaines de rescapés ont été emmenés dans cet hôpital, à l'image de Bibi Hawa, une femme de 55 ans, qui habitait le district de Gayan, l'un des plus touchés, et qui a perdu 15 membres de sa famille.
"Sept dans une pièce, cinq dans une autre et trois dans encore une autre ont été tués", soupire-t-elle sur son lit, le visage déformé par les larmes. "Désormais je suis seule, je n'ai plus personne."
L'Afghanistan est fréquemment frappé par des séismes, en particulier dans la chaîne montagneuse de l'Hindu Kush, qui se trouve à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne. Ces catastrophes peuvent être particulièrement destructrices en raison de la faible résistance des maisons rurales afghanes.
Le séisme le plus meurtrier de l'histoire récente de l'Afghanistan (5.000 morts) avait eu lieu en mai 1998 dans les provinces de Takhar et Badakhshan (nord-est).
T.Sanchez--AT