-
L'enquête visant Adriana Karembeu, pour soustraction aux obligations parentales, classée sans suite
-
Tour de France: Pogacar-Vingegaard, rivalité exclusive
-
Des élus locaux protestent contre le projet gouvernemental de consigne des bouteilles en plastique
-
Chasse à l'homme après l'attaque qui a touché un homme d'affaires d'origine ukrainienne à Monaco
-
EDF: action en justice des salariés pour connaître les rémunérations de ses dirigeants
-
Le taux du Livret A "va augmenter", annonce Roland Lescure
-
Nette augmentation des tarifs bancaires cette année
-
En Inde, le très attendu projet de train à grande vitesse accélère enfin
-
L'Île-de-France prépare l'ouverture à la concurrence de quatre lignes de train et sept de tramway
-
Des réunions entre Téhéran et Washington attendues au Qatar
-
Chasse à l'homme après l'attaque qui a touché un oligarque ukrainien à Monaco
-
Afrique du Sud: cinq choses à savoir sur les manifestations antimigrants
-
Séisme au Venezuela: une morgue improvisée sur le port de la Guaira
-
Mardi à risque en Afrique du Sud en pleine campagne contre l'immigration
-
Trop de chômeurs et trop de postes vacants: le casse-tête du marché du travail allemand
-
La Nasa à la rescousse d'un de ses télescopes
-
France: la consommation des ménages rebondit de 0,5% en mai, portée par l'énergie
-
Logement neuf : rebond des permis de construire accordés en mai
-
Comment va fonctionner la taxe européenne sur les petits colis ?
-
"Une torture": les Turcs dénoncent une "crise des visas" Schengen
-
France: l'inflation revient en juin à 1,8% sur un an après 2,4% en mai
-
À Oxford, le Schwarzman Centre symbole de l'essor des maxi-dons privés aux universités britanniques
-
Comment l'Otan compte s'y prendre pour rendre Trump heureux à Ankara
-
En Pologne, les Ukrainiens soutenant le front en quête d'un nouveau souffle
-
En Russie, les petits commerçants paient le prix de la guerre en Ukraine
-
Petits colis: la taxe française de 2 euros "suspendue" mercredi, annonce le gouvernement
-
Mondial-2026: la France en position de force pour défier la Suède
-
Canicule: la période des soldes d'été prolongée jusqu'au 28 juillet
-
Canicule: la période des soldes d'été prolongée jusqu'au 28 juillet (ministre)
-
Mondial-2026: le Maroc sort les Pays-Bas au bout d'un final "hitchcockien"
-
Indonésie: jugé pour corruption, un ex-champion de la tech et ministre risque la prison
-
Royaume-Uni: Starmer dévoile son très attendu plan d'investissements dans la défense
-
Darmanin devant l'Assemblée pour défendre son projet de loi sur la justice criminelle
-
Mardi à risque en Afrique du Sud, point d'orgue d'une campagne contre les sans-papiers
-
Ouganda: au tribunal mardi, l'ombre du fils de Museveni, qui accroit son emprise sur le pays
-
Espagne: dernier jour pour les sans-papiers candidats à la régularisation
-
Séismes au Venezuela: au cimetière de Caracas, les crémations s'enchaînent
-
Mondial-2026: Le Paraguay fait tomber l'Allemagne, premier exploit des 16es
-
Mondial-2026: un sensationnel Paraguay élimine l'Allemagne dès les 16es
-
Loi d'urgence agricole: le Sénat ouvre la voie à la réintroduction de pesticides interdits
-
Un oligarque ukrainien et sa famille blessés dans une explosion à Monaco
-
Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori déclarée officiellement vainqueure du second tour
-
Wimbledon: Sinner et Djokovic malmenés pour leur entrée en lice, Sabalenka souveraine
-
Foot: Robert Lewandowski s'engage en MLS au Chicago Fire
-
Wall Street en hausse, profite d'un regain d'intérêt pour le secteur technologique
-
La Cour suprême donne à Trump de larges pouvoirs de révocation, met la Fed à l'abri
-
Au milieu des ruines de Gaza, un luthier redonne vie aux ouds
-
Wall Street en hausse, profite d'un regain d'intérêt pour la "tech"
-
Mondial-2026: Le Brésil élimine à l'expérience un séduisant Japon
-
Visite du sultan d'Oman: Paris et Mascate veulent renforcer leur coopération
Manifestation "antibassines": ambiance tendue et confuse à La Rochelle
La deuxième journée de mobilisation contre les bassines s'est tendue samedi à La Rochelle, plusieurs milliers de personnes se dirigeant vers le port de commerce, dont "plusieurs centaines d'individus radicaux" selon les autorités qui craignent des affrontements.
Peu avant 13H30, les très nombreux gendarmes mobilisés ont brièvement chargé à l'arrière d'un des deux cortèges, avec tirs de grenades lacrymogènes et coups de matraque, après que des dégradations eurent été commises contre des abribus, une agence d'assurance et un supermarché notamment.
"On était dans la manif', ils ont commencé à bloquer l'avant et l'arrière. Ils nous ont isolés sur le côté pour charger sur le reste", a témoigné Lilia, 25 ans, dans le cortège. Des journalistes de l'AFP ont vu un manifestant touché à la tête.
Cinq interpellations ont eu lieu selon le ministre de l'Intérieur, quatre personnes étant en garde à vue selon le parquet de La Rochelle - une pour rébellion et outrage, deux pour tentative d'intrusion dans le port et une pour rassemblement illicite.
Selon les organisateurs, dont le mouvement écologiste Les Soulèvements de la Terre, plus de 6.000 personnes sont présentes au total dans les cortèges partis d'un parc proche du Vieux-Port pour rejoindre le port de commerce, qu'environ 200 manifestants avaient brièvement occupé samedi matin avant d'en être évacués dans le calme.
Selon une source policière, un premier cortège, familial, est composé de 3.200 personnes, dont certaines encagoulées, le second, d'au moins 2.000 personnes, parmi lesquelles figurent 400 "black blocs".
Le premier cortège a longé la côte et peu avant 14H00, des manifestants ont pris la mer sur des canots gonflables.
L'autre était à l'arrêt sur un axe de la ville dans une situation confuse, le cortège faisant demi-tour et une partie des manifestants quittant les lieux, alors que les gendarmes poursuivaient leurs actions de dissuasion en lançant des grenades assourdissantes.
- Occupation -
Après une première manifestation avortée vendredi dans un champ en feu près de Poitiers dans la Vienne, cette deuxième journée de mobilisation des opposants aux "bassines" se mobilisent à La Rochelle pour dénoncer les pratiques de l'agro-industrie qu'ils associent à la construction de ces réserves d'irrigation.
Les organisateurs, dont le collectif Bassines Non Merci (BNM), avaient annoncé un rassemblement dans une ambiance "de fête et de carnaval" mais la préfecture de Charente-Maritime, craignant des violences, avait interdit tout rassemblement dans la ville, très fréquentée par les touristes en cette période estivale.
Environ 200 premiers manifestants, dont des agriculteurs avec quelques vieux tracteurs, ont d'abord été évacués sans heurts, samedi matin, du terminal agro-industriel du port de La Pallice après une occupation symbolique.
Ils avaient réussi à y entrer à l'aube en arrivant "par surprise" de l'Île-de-Ré et ont occupé une rue dans le calme, avec musique et buvette, devant les bâtiments d'un important négociant en céréales, un site "sensible" selon la préfecture de Charente-Maritime.
"On n'avait pas pour objectif d'aller au contact des forces de l'ordre, c'est souvent les forces de l'ordre qui ont pour objectif d'aller au contact avec nous", a déclaré à l'AFP Juliette, membre du mouvement écologiste Les Soulèvements de la Terre.
"Ce qu'on voulait, c'était montrer à quel point il y a des intérêts au port à construire des méga-bassines dans l'arrière-pays", a-t-elle ajouté.
- "Accaparement" -
Ces manifestations ont lieu dans le cadre du "Village de l'eau", un rassemblement militant organisé depuis mardi et jusqu'à dimanche à Melle (Deux-Sèvres) par le collectif "Bassines Non Merci", les mouvements écologistes Les Soulèvements de la Terre et Extinction Rébellion, l'union syndicale Solidaires et l'association altermondialiste Attac, avec la participation de 120 structures militantes.
Il y a quinze mois à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), lors d'une précédente manifestation qui avait déjà réuni des milliers de personnes, autour du chantier d'une "bassine", de violents affrontements avaient opposé militants radicaux et forces de l'ordre, faisant de nombreux blessés de part et d'autre. Deux manifestants étaient restés plusieurs jours dans le coma.
Les réserves dites "de substitution" visent à stocker des millions de mètres cubes d'eau puisés dans les nappes phréatiques en hiver afin d'irriguer des cultures en été. Plusieurs dizaines sont en projet dans la région. Leurs partisans en font une condition de survie des exploitations face aux sécheresses récurrentes, là où leurs détracteurs dénoncent un "accaparement" de l'eau par l'agro-industrie.
abo-jed-tsq-ni-tll/ppy/bow
A.Clark--AT