-
L'Afrique du Sud écartée du G7 en France sous pression américaine, selon Pretoria
-
Cinq morts dans des frappes israéliennes au Liban, le Hezbollah intensifie ses attaques
-
L'OMC lance sa conférence ministérielle à Yaoundé dans un contexte de crise
-
Black Friday: un tiers des commerçants en ligne trichent selon l'UE
-
Thales, Exail: des systèmes français de lutte antimines sous-marines
-
Vidéo générée par l'IA: ByteDance (TikTok) déploie SeeDance 2.0 à l'international
-
F1: Hamilton conquérant, Verstappen défaitiste avant le Grand Prix du Japon
-
La guerre au Moyen-Orient pourrait créer un "stress systémique" sur les marchés, selon le vice-président de la BCE
-
Protection des mineurs: l'UE épingle des sites pornographiques et enquête sur Snapchat
-
Les eurodéputés valident l'accord commercial avec les États-Unis, avec de fortes réserves
-
Droits télé/LFP: Nasser al-Khelaïfi (PSG) visé par un signalement d'Anticor
-
L'Iran ignore les menaces de Trump, Israël tue un cadre militaire
-
Arrivée de pétrole russe aux Philippines en "état d'urgence énergétique"
-
Le Parlement européen approuve la création de "hubs de retour" pour migrants
-
Le Bélarus et la Corée du Nord signent un "traité d'amitié et de coopération"
-
Pyrénées: la population d'ours poursuit sa croissance mais s'appauvrit génétiquement
-
Meta: le conseil de surveillance met en garde contre le fact-checking fait par les utilisateurs
-
Dans le nouveau Népal de la Gen Z, l'incontournable Rabi Lamichhane
-
Face au ralentissement des dons, Greenpeace France va supprimer un quart de ses effectifs
-
La Bourse de Paris fléchit face aux incertitudes autour du Moyen-Orient
-
Une femme annonce avoir porté plainte contre Patrick Bruel pour une agression sexuelle en Belgique
-
UE : un avis scientifique recommande une "large restriction" des polluants éternels
-
En Somalie, le football se féminise petit à petit
-
40% des stations-service indépendantes risquent de fermer (Mobilians)
-
Miami: Fils en demi-finale après avoir sauvé 4 balles de match dans un duel dingue
-
NBA: Doncic toujours bouillant, Wembanyama gagne sans transpirer
-
Birmanie: un an après, les plaies du séisme restent ouvertes
-
Trump affirme que l'Iran veut un accord pour mettre fin à la guerre
-
Le Parlement européen en passe d'approuver des "hubs de retour" pour migrants
-
Tout en diversifiant ses alliances, l'UE veut préserver son accord commercial avec Trump
-
L'OMC évoque l'avenir du commerce mondial à Yaoundé sur fonds de tensions au Moyen-Orient
-
Près de trois mois après sa capture, Maduro revient devant la justice américaine
-
Faux conseillers bancaires: onze prévenus jugés pour un butin de 740.000 euros
-
Hommage national à Lionel Jospin jeudi aux Invalides
-
La Banque de France moins optimiste pour la croissance en raison de la guerre au Moyen-Orient
-
Le robot et la Première dame: Melania Trump flanquée d'un androïde à la Maison Blanche
-
Un verdict inédit retient la responsabilité d'Instagram et YouTube dans l'addiction aux réseaux sociaux
-
L'UE choisit Lille pour le siège de la future Autorité douanière européenne
-
Equipe de France: un camp de base en plein centre de Boston
-
Loana, télé-réalité et enfer du décor
-
Décès à Nice de l'ancienne star de téléréalité Loana
-
Wall Street termine en hausse, sensible à la détente des prix du pétrole
-
Fin de l'éruption du Piton de la Fournaise à La Réunion
-
Apple lance des vérifications d'âge pour les utilisateurs britanniques d'iPhone
-
Gaza: la Défense civile annonce un mort et plusieurs blessés dans une frappe israélienne
-
Gims rattrapé par la justice: la star en garde à vue dans une affaire financière
-
Après la condamnation d'Instagram et YouTube, l'espoir des parents de victimes des réseaux sociaux
-
Détroit d'Ormuz: le passage "sûr" proposé par l'Iran est-il juridiquement valable ?
-
La traite des esclaves africains proclamée à l'ONU "plus grave crime contre l'humanité"
-
Protoxyde d'azote détourné: criminaliser l'usage, une "réponse inadaptée", disent des professionnels de santé
Foot: "En France, on n'aime pas les victimes", dit Kheira Hamraoui à l'AFP
"En France on n'aime pas les victimes": Kheira Hamraoui, qui a signé au Club America à Mexico, a expliqué à l'AFP vouloir évoluer désormais dans "un environnement sain" après son agression en novembre 2021, loin des "moments traumatisants" et du PSG qui, dit-elle, l'a "maltraitée".
Après son agression, une information judiciaire a été ouverte pour "association de malfaiteurs" et "violences aggravées". L'enquête a ensuite été élargie pour "escroquerie en bande organisée" en raison de suspicions d'agissements dans l'entourage d'Aminata Diallo, ex-joueuse du PSG soupçonnée d'être impliquée dans l'agression d'Hamraoui. Dans ce volet, César Mavacala, conseiller sportif de Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani, deux proches de Diallo, a été mis en examen.
Question: Comment se passe votre arrivée au Club America au Mexique ?
Réponse: "Mon accueil s'est très bien passé, les gens sont super ici. Mon intégration a été très rapide. Je parle espagnol, donc, ça a aussi facilité les choses."
Q: Pour quelles raisons avez-vous signé au Mexique ? Vous sentez-vous libérée loin de la France ?
R: "La première est que j'avais envie et besoin de connaître autre chose. J'ai tout gagné en Europe, évolué dans les plus grands clubs (OL, PSG, Barcelone). J'avais aussi besoin de connaître une nouvelle culture, un nouveau football et retrouver l'engouement du public pour notre sport. Dans certains championnats européens, l'engagement des clubs pour le football féminin n'est pas à la hauteur de ce qu'on est en droit d'attendre. La passion populaire n'est pas toujours au rendez-vous, non plus. Une affiche PSG-OL devrait remplir un stade, comme en Espagne par exemple. Mais c'est loin d’être le cas. En arrivant ici, j'ai tout de suite senti et compris que c'était un pays de football (...) Ici, j'ai tout pour m'épanouir et jouer mon meilleur football. Je suis dans un environnement sain et ça c'est le plus important. J'ai vécu des moments traumatisants en France et être ici ne peut me faire que du bien. Après l'agression dont j'ai été victime, je n'ai pas été épargnée par mon club, les réseaux sociaux et la presse française."
Q: Vouliez-vous tourner la page de votre passage au Paris Saint-Germain ? En voulez-vous à votre ancien club pour sa façon d'avoir géré l'après-agression ?
R: "J'ai tourné la page au coup de sifflet final de mon dernier match disputé avec le PSG. Certaines de mes ex-coéquipières et des employés du club savent à quel point j'ai été maltraitée par le PSG après mon agression. Cela ne m'a pas empêchée de me battre pour revenir sur les terrains et reprendre ma place de titulaire. Pour être clair, mon agression a été ultra-médiatisée. C'est une affaire hors-norme qui ne connaît qu'un précédent dans toute l'histoire du sport moderne (l'affaire Kerrigan-Harding autour du concours olympique de patinage artistique lors des Jeux d'hiver de Lillehammer en 1994, NDLR). Peut-être que le PSG n'a pas su ou voulu gérer toute cette attention médiatique pour des raisons autres que sportives. Ils ont choisi la solution de facilité en essayant de me pousser vers la sortie avant la fin de mon contrat. C’est mal connaître la lionne qui est en moi. Je suis partie la tête haute et en ayant fait la démonstration que j'étais une des joueuses majeures dans cet effectif."
Q: Avec le recul, pensez-vous toujours que le PSG vous a "délaissée", si oui pourquoi ?
R: "Il faudrait aussi et surtout poser la question aux dirigeants du PSG quant à leur attitude à mon égard. Mais je peux le dire aujourd'hui, le PSG m'a fait beaucoup de mal psychologiquement et j'ai été déçue par ce club. Vous n'êtes pas sans savoir que le conseiller sportif de deux des principales joueuses du PSG (Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani, aujourd'hui à l'OL, NDLR) a été mis en examen, en marge de mon affaire d'agression. Ce nouveau dossier a permis de mettre en lumière les pressions exercées en coulisse par certaines personnes pour tenter de m'écarter."
Q: Vous avez jugé injuste votre non-sélection en équipe de France pour le Mondial, l'été dernier. Avez-vous un espoir pour les JO à domicile l'an prochain ?
R: "Mon rêve est d'y retourner un jour, même si je n'ai plus aucun espoir. J’ai été écartée avant le Mondial pour des raisons soi-disant +sportives+. Ceux qui suivent le football féminin et son équipe de France savent à quoi s'en tenir. Là aussi, un jour, nous découvrirons, peut-être, le dessous des cartes de mon éviction. J'ai la conviction que si j'avais été suédoise, anglaise ou espagnole, je n'aurais jamais été délaissée par ma fédération ou mon club, comme je l'ai été après mon agression. Je l'ai déjà dit et je le répète : en France, on n'aime pas les victimes."
Propos recueillis par Alice LEFEBVRE.
R.Chavez--AT