-
F1: en Autriche, Antonelli en Mercedes combattra les Ferrari et son coéquipier Russell
-
Séismes au Venezuela: au moins 1.430 morts, 50.000 disparus, l'aide internationale arrive
-
Championnats de France de natation: Léon Marchand impérial sur 400 m quatre nages
-
Canicule: urgences et hôpitaux sous tension, alors que la fin du phénomène extême se profile
-
Championnats de France: Célia Géry, le vent de fraîcheur
-
F1: Russell (Mercedes) s'élancera en pole position au Grand Prix d'Autriche
-
Mondial-2026: Mike Maignan, Monsieur 50%
-
De l'Allemagne au Danemark, des records de températures historiques en Europe
-
Séismes au Venezuela: au moins 920 morts, 50.000 disparus, l'aide américaine arrive
-
La canicule recule, mais la tension sur le système de santé reste intense
-
A Budapest, première Pride de l'après Orban, sous la canicule
-
L'Allemagne va trancher à la mi-2027 sur un retour à la conscription, selon un responsable parlementaire
-
Grèce: le gouvernement offre des primes aux pêcheurs capturant des poissons-ballons
-
Le plus grand accélérateur de particules entre en chantier pour mieux traquer la matière noire
-
L'Australie annonce doubler les amendes pour violation de l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
-
A Budapest, première Pride de l'après Orban, en attendant des actes
-
Redevance sur les PFAS: un décret confirme l'entrée en vigueur pour la rentrée
-
Indonésie: dizaines d'arrestations lors d'une manifestation contre la politique présidentielle
-
Pékin: la collision d'un petit avion avec un gratte-ciel a fait un mort, le pilote, et 13 blessés
-
L'aide à mourir plus utilisée par les plus pauvres? Une idée non soutenue par les études disponibles
-
Mondial-2026: Angleterre, Portugal et Argentine pour bien finir, quatre tickets encore à prendre
-
Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle
-
Dans le nord de l’Italie, le niveau trop bas du Pô inquiète
-
Le gazole et le SP95-E10 à moins de 1,90 euro le litre en France
-
Apple voit les cinémas comme un allié du streaming, selon un de ses dirigeants
-
Washington réautorise l'IA la plus puissante d'Anthropic pour quelques partenaires américains
-
Une nouvelle journée suffocante pour une grande partie des Européens
-
L'Iran accuse les Etats-Unis de "violation" de l'accord, les deux pays échangent des frappes
-
La canicule place les hôpitaux sous tension extrême
-
Canicule: +80% d'appels dans les Samu parisiens sur la semaine écoulée
-
A Civaux, une centrale nucléaire qui défie les canicules
-
Mondial-2026: Julian Alvarez avec l'Argentine, une fenêtre pour s'exprimer
-
Top 14: Toulouse face à Montpellier et à son histoire
-
Avec la canicule, le risque de prolifération des cyanobactéries dans les zones de baignade
-
Toujours plus de radars sol-air, un défi pour les avions de combat
-
Face aux canicules, des solutions "low-tech" pour combattre la chaleur en ville
-
Etats-Unis et Iran échangent des frappes
-
La fin du pic caniculaire se précise, 37 départements encore en rouge samedi
-
Mondial-2026: France-Suède en 16es, le Cap-Vert magnifique
-
John Bolton, ex-conseiller de Trump, plaide coupable de rétention de documents classifiés
-
Les Etats-Unis ont annoncé des frappes contre l'Iran, qui dit avoir répliqué
-
Le Chapare, la région d'Evo Morales qui défie le gouvernement bolivien
-
Accord-cadre entre Liban et Israël, qui laisse deux "zones pilotes" à l'armée libanaise
-
La canicule "se poursuit", malgré les prémices d'un répit
-
Les Etats-Unis ont frappé des cibles en Iran en réponse au cargo attaqué
-
Mondial-2026: la France première, le Sénégal espère
-
Mondial: trois sur trois pour les Bleus avec un Dembélé en feu
-
Le double séisme au Venezuela a fait au moins 920 morts et 50.000 disparus
-
Marchés mondiaux: les semi-conducteurs à la peine, le pétrole en nette baisse
-
Trump menace les pays européens qui taxeraient les services numériques
Espagne: avec la désertification, l'inquiétante progression des terres "sans vie"
Des sols arides, sans micro-organismes, sans vie : en Espagne, les sécheresses à répétition et la surexploitation industrielle ou agricole font craindre une progression irréversible des "terres stériles", capable de transformer le "potager de l'Europe" en territoire inhospitalier.
"Ici, avant, il y avait une forêt de chênes verts (...) Aujourd'hui, c'est un paysage inerte", lâche Gabriel del Barrio, baskets poussiéreuses et chapeau en toile sur la tête, en désignant une colline aux pentes ravinées où ne subsistent que des arbustes rabougris.
Chercheur à la Station expérimentale des zones arides (Eeza) d'Almeria, en Andalousie, ce spécialiste de la désertification observe au quotidien les paysages se dégrader dans cette région méridionale. Non sans une pointe d'appréhension.
"L'Espagne ne va pas devenir un désert, avec des dunes comme dans le Sahara, c'est morphologiquement impossible", dit-il. Mais la désertification, marquée par une intense "dégradation des sols", n'en est pas moins "préoccupante", insiste le sexagénaire.
Sur le banc des accusés : le réchauffement climatique, à l'origine d'une hausse des températures favorisant l'évaporation de l'eau et la multiplication des incendies ravageurs, mais aussi et surtout l'activité humaine - et notamment l'agriculture intensive.
Malgré son climat ultrasec, la province d'Almeria s'est transformée au fil des ans en "potager de l'Europe", en développant d'immenses cultures sous serres : une zone connue comme la "mer de plastique", d'où sortent hiver comme été des milliers de tonnes de tomates, poivrons et concombres.
Or, ces 40.000 hectares, irrigués grâce à une nappe phréatique plurimillénaire, aggravent le problème "en épuisant les aquifères", explique Gabriel del Barrio.
- "Situation complexe" -
Quoi qu'extrême, ce cas de figure n'est pas une exception en Espagne. Selon la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, 75% du territoire espagnol est aujourd'hui soumis à un climat pouvant mener à la désertification. Ce qui en fait le pays d'Europe le plus touché par ce problème.
"Cela nous place dans une situation complexe, où la combinaison de températures extrêmes, de sécheresses et d'autres facteurs aggrave le risque d'érosion, de perte de qualité des sols", a mis en garde récemment la ministre de la Transition écologique, Teresa Ribera.
Selon le Conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol (CSIC), dont dépend l'Eeza, la dégradation active des terres a triplé au cours des dix dernières années. Un phénomène d'autant plus problématique qu'il est souvent "irréversible à l'échelle humaine", insiste cet organisme.
Incapacité des sols à retenir l'eau et les matières organiques, à supporter les cultures et le bétail... Pour l'Espagne, qui a fait de l'agriculture un pilier économique, avec près de 60 milliards d'euros d'exportations par an, cette situation a de quoi inquiéter.
"L'érosion des sols est aujourd'hui le principal problème de la plupart des agriculteurs en Espagne", estime ainsi l'Union des petits agriculteurs (UPA), qui évoque une situation "grave" pouvant avoir un "coût économique" important.
- "Travail de longue haleine" -
En Andalousie, cette situation a convaincu certains de se retrousser les manches. "Il faut agir à notre niveau quand c'est possible" et ne pas "céder à la fatalité", exhorte Juan Antonio Merlos, propriétaire d'une ferme d'amandiers de 100 hectares sur les hauteurs de Velez-Blanco, au nord d'Almeria.
Avec une poignée d'agriculteurs réunis au sein de l'association AlVelAl, ce quadragénaire a mis en place de nouvelles pratiques, dites "régénératrices", en reprenant voilà trois ans la ferme de ses parents, aujourd'hui convertie à l'agriculture biologique. En espérant "freiner l'érosion" en cours dans la région.
Parmi ces pratiques : l'utilisation de fumier à la place des engrais chimiques, l'abandon des pesticides "qui tuent les insectes", un recours limité au labour "qui abîme les sols" et l'utilisation d'un couvert végétal fait de céréales et de légumineuses pour conserver l'humidité quand tombent les rares pluies.
"C'est un travail de longue haleine", basé sur des techniques "connues de longue date", détaille Juan Antonio Merlos, en examinant des brins d'orge plantés au pied de ses amandiers.
Ce qui ne l'empêche pas d'être optimiste. "En théorie, il faut sept ans pour voir les résultats de l'agriculture régénératrice. Mais je commence déjà à noter un changement dans le comportement de la terre et des insectes", assure-t-il.
Au-delà de ces nouvelles pratiques, les associations écologistes plaident, de leur côté, pour un changement de modèle, avec une réduction des surfaces irriguées et le recours à des cultures moins gourmandes en eau. "Il faut adapter nos demandes aux ressources réellement disponibles", insiste le Fonds mondial pour la Nature (WWF).
Une analyse partagée, avec une nuance, par Gabriel del Barrio. "Il faut trouver un équilibre" pour satisfaire les besoins alimentaires sans mettre les sols en péril, estime le chercheur. Qui appelle à "gérer les sols de la façon la plus durable possible", pour éviter d'avoir des terres "sans vie".
A.Williams--AT