-
Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle
-
Dans le nord de l’Italie, le niveau trop bas du Pô inquiète
-
Le gazole et le SP95-E10 à moins de 1,90 euro le litre en France
-
Apple voit les cinémas comme un allié du streaming, selon un de ses dirigeants
-
Washington réautorise l'IA la plus puissante d'Anthropic pour quelques partenaires américains
-
Une nouvelle journée suffocante pour une grande partie des Européens
-
L'Iran accuse les Etats-Unis de "violation" de l'accord, les deux pays échangent des frappes
-
La canicule place les hôpitaux sous tension extrême
-
Canicule: +80% d'appels dans les Samu parisiens sur la semaine écoulée
-
A Civaux, une centrale nucléaire qui défie les canicules
-
Mondial-2026: Julian Alvarez avec l'Argentine, une fenêtre pour s'exprimer
-
Top 14: Toulouse face à Montpellier et à son histoire
-
Avec la canicule, le risque de prolifération des cyanobactéries dans les zones de baignade
-
Toujours plus de radars sol-air, un défi pour les avions de combat
-
Face aux canicules, des solutions "low-tech" pour combattre la chaleur en ville
-
Etats-Unis et Iran échangent des frappes
-
La fin du pic caniculaire se précise, 37 départements encore en rouge samedi
-
Mondial-2026: France-Suède en 16es, le Cap-Vert magnifique
-
John Bolton, ex-conseiller de Trump, plaide coupable de rétention de documents classifiés
-
Les Etats-Unis ont annoncé des frappes contre l'Iran, qui dit avoir répliqué
-
Le Chapare, la région d'Evo Morales qui défie le gouvernement bolivien
-
Accord-cadre entre Liban et Israël, qui laisse deux "zones pilotes" à l'armée libanaise
-
La canicule "se poursuit", malgré les prémices d'un répit
-
Les Etats-Unis ont frappé des cibles en Iran en réponse au cargo attaqué
-
Mondial-2026: la France première, le Sénégal espère
-
Mondial: trois sur trois pour les Bleus avec un Dembélé en feu
-
Le double séisme au Venezuela a fait au moins 920 morts et 50.000 disparus
-
Marchés mondiaux: les semi-conducteurs à la peine, le pétrole en nette baisse
-
Trump menace les pays européens qui taxeraient les services numériques
-
Israël et le Liban saluent la signature d'un accord-cadre à Washington, rejeté par le Hezbollah
-
Wall Street termine la semaine en petite baisse
-
OpenAI déploie son nouveau modèle sous tutelle du gouvernement américain
-
OpenAI lance son nouveau modèle GPT 5.6, limité à quelques partenaires américains
-
Enquête ouverte après des signalements sur des soupçons de trafic d'enfants sur Vinted
-
À son procès en appel, Stéphane Plaza dément "être violent"
-
Pas de verdict pour le suspect d'un des incendies de Los Angeles
-
Canicule: la vigilance rouge recule, les hôpitaux restent sous pression
-
Canicule: la chaleur tue, il faut arrêter les chantiers l'après-midi, dit Sophie Binet
-
Ormuz: des navires continuent à traverser malgré les menaces iraniennes
-
Ligue 1: la femme d'affaires américaine Michele Kang a racheté l'Olympique lyonnais
-
Des bijoux ayant appartenu à Claudia Cardinale vendus 826.000 euros aux enchères
-
La Bourse de Paris termine la semaine en légère baisse, sauvée par ses valeurs traditionnelles
-
Boxe: l'Ukrainien Usyk annonce renoncer à ses trois ceintures mondiales des lourds
-
Canicule: de nouveaux départements vont sortir de la vigilance rouge, les hôpitaux restent sous pression
-
Bourses: Apple et Microsoft jettent un nouveau froid sur les valeurs de la tech
-
Canicule: Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu le brevet vendredi
-
F1: Verstappen veut "rester" chez Red Bull, martèle son directeur Mekies
-
WTA 500 de Bad Homburg: première finale sur gazon pour Osaka juste avant Wimbledon
-
Médicaments non utilisés: un Français sur dix les jette encore à la poubelle
-
Championnats de France de cyclisme: Godon pour rempiler, Grégoire pour une revanche
Guerre de la drogue à Marseille: Macron face à des femmes "mortes à l'intérieur"
"Monsieur le président, je suis face à vous mais je ne suis plus là. Je suis empaillée, je suis morte à l'intérieur", commence Anita, mère d'un enfant victime de la guerre de la drogue à Marseille.
"Et je vous remercie de ne plus dire règlement de compte mais assassinat. Mon fils a été assassiné", insiste-t-elle.
Face à elle, Emmanuel Macron écoute, prend des notes, le visage grave.
Dans cette petite salle de la cité des Campanules, où des habitants ont réussi à faire fuir des dealers en début d'année, une poignée de femmes racontent la perte d'un proche dans ces violences liées au trafic de drogue qui ont déjà fait 23 morts cette année dans la deuxième ville de France.
Anita a le nom de son fils accroché autour du cou, en grosses lettres capitales dorées. Karima Meziene elle a perdu un frère. Pour Laetitia Linon, c'est un neveu, d'à peine 14 ans.
"Je vais vous raconter les larmes de sang qu'on pleure. Ma mère a Alzheimer et tous les jours je dois lui dire que son fils a été assassiné. Mon frère a été assassiné en 2016. J'ai vu un juge d'instruction en 2022. Et je suis avocate. Il y a eu un non-lieu. Je veux plus jamais qu'on m'oppose le secret de l'instruction. On a le droit à la vérité", lance Karima Meziene, membre du collectif des familles, créé en 2020 à Marseille.
Personne, ni le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, ni le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, ni le maire de Marseille Benoît Payan, n'ose toucher aux plantureux plateaux de pâtisseries orientales disposées sur des tables basses.
Puis Laetitia Linon raconte la mort de son neveu Rayanne, 14 ans, en août 2021, cité des Marronniers.
"Ensuite on a été menacé par le réseau qui a tué Rayanne". Elle serre très fort son éventail: "Deux ans après je n'y crois plus, malheureusement ça arrivera encore. J'ai encore reçu des vidéos cette nuit de petits de 10 ans et 17 ans, +Tatie ça a tiré quand on jouait au foot+".
- "Se réveiller" -
"Et sur internet, le droit à l'image n'existe pas, les images des assassinats tournent en boucle", embraye une autre. "Il faut se réveiller, il faut que ça cesse".
Ces femmes parlent sans fard et avec beaucoup de dignité des rats de leurs quartiers "qui ressemblent à des chats", du manque de moyens pour finaliser les enquêtes judiciaires, de leur manque de reconnaissance du statut de victimes, et de leur besoin d'aide, par exemple en étant relogé après un assassinat.
Le ton monte parfois entre elles. "Tu parles que" d'un quartier reproche l'une. "Vous avez perdu personne, vous pouvez pas parler", lance une autre.
Emmanuel Macron tente l'apaisement: "Ce que vous avez vécu et ce que vous vivez justifie les réactions. C'est légitime". Juste avant, il avait tenté de lever une incompréhension avec la tante de Rayanne qui lui avait reproché son discours à Marseille quelques jours après la mort de son neveu.
Il parlait des "mômes de 12 ans qui devraient être à l'école" plutôt que sur un point de deal, pas de Rayanne en particulier, jure-t-il.
"Sur ce qui a été dit sur la justice, ce sont des paroles de raisons, on va mettre des moyens particuliers sur Marseille pour que vous soyez mieux accompagnés", assure-t-il.
"Je vous promets que sur les quartiers nord vous verrez la différence", poursuit Emmanuel Macron, venu à Marseille pour lancer l'Acte II de son plan "Marseille en grand".
"Jamais, jamais on a mis autant" de moyens supplémentaires qu'à Marseille, avec plus de 300 policiers en plus, des recrutements au palais de justice, à la police judiciaire. Et il fait valoir la stratégie de harcèlement des points de deal, qui ont baissé de 40% en deux ans selon la police.
"On voit pas la différence, c'est normal ?", lui répond Anita.
D.Johnson--AT