-
A Washington, des rescapés climatiques américains venus demander des comptes
-
Adieu la CPME: la 2e organisation patronale devient Les Entrepreneurs, pour une nouvelle ère
-
Mondial-2026: qualification inédite du Canada, malgré la défaite face à la Suisse
-
CNews mise en demeure par l'Arcom: "Une décision politique", selon Saada
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" a débuté les précommandes de l'année
-
Ebola: un médecin testé positif en France à son retour de RDC, des cas contacts isolés
-
Rubio promet de défendre les intérêts des pays du Golfe dans les négociations avec l'Iran
-
La cause du décès de Lyhanna encore inconnue après l'autopsie
-
Canicule: encore 15.000 foyers sans électricité dans le Finistère, 680 dans le Vaucluse
-
Canicule: la France va de record en record, la clim' fait débat
-
Mondial-2026: Tchouaméni, décollage attendu
-
Trump met à nouveau la pression sur les sénateurs républicains
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre baisse du pétrole et interrogations sur la tech
-
Ormuz: "quelques semaines" nécessaires pour évacuer les marins, selon le patron de l'agence maritime de l'ONU
-
Au Parc zoologique de Paris, Isis et Inaya incarnent l'espoir des Lions du Nord
-
Bourses européennes: Paris et Londres terminent dans le vert, Francfort plombé par Rheinmetall
-
"C'est tendu": après les frappes ukrainiennes, des Moscovites subissent les pénuries de carburant
-
Des scientifiques détectent les empreintes de la frontière d'un trou noir
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes
-
Trump refuse de signer une loi sur le logement tant qu'un texte sur les élections n'est pas adopté par le Sénat
-
Le groupe franco-allemand KNDS met le cap sur la Bourse cet été
-
OpenAI dévoile sa puce IA "Jalapeño"
-
En pleine canicule, le gouvernement présente un projet de loi accusé de "sauver les bouilloires thermiques"
-
Allemagne : un monument en hommage aux Témoins de Jéhovah persécutés par les nazis
-
La canicule s'accentue en Europe, la climatisation en question
-
Examen: pas de report du brevet malgré la canicule
-
Wall Street ouvre sans grand mouvement dans l'attente des résultats de Micron
-
Le protocole d'accord, une "déclaration de défaite de l'Amérique" selon l'Iran
-
Astro Boy fait peau neuve et revient à la télévision en 2027
-
Le groupe franco-allemand KNDS enclenche l'une des plus grosses entrées en Bourse de l'année
-
Financement de l'université: un rapport préconise de changer de modèle et d'augmenter les frais d'inscription
-
Canicule: l'Europe suffoque, la climatisation en débat, le réseau électrique sous tension
-
"Cruel, sadique et inhumain": le récit des militants de la "Flottille pour Gaza", au centre d'enquêtes pour tortures
-
Ebola: un premier cas identifié en France, un médecin revenu de RDC
-
L'UE veut rendre 8 milliards d'euros par an aux entreprises via une réforme fiscale
-
La France en surchauffe, la climatisation en débat
-
Le groupe CMA Media veut vendre les neuf chaînes BFM locales pour faire des économies (direction)
-
"Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes jeudi à minuit et vise des records
-
Le cœur de la Voie lactée photographié comme jamais grâce à Euclid
-
A Tyr, des Libanais cherchent le "parfum" de leurs maisons détruites par la guerre
-
En pleine canicule, le projet de loi logement présenté en Conseil des ministres
-
Enquête ouverte pour une cyberattaque visant la Fédération sportive de la police nationale
-
Epidémie d'Ebola: un premier cas identifié en France, déjà isolé
-
Jeux vidéo: la franchise "Grand Theft Auto" en chiffres
-
Canicule : 68.000 foyers privés d'électricité dans le Finistère, 5.000 dans le Vaucluse
-
"Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes jeudi et vise des records
-
Allemagne: la moitié des trains de marchandise à l'arrêt après une panne géante des communications
-
Mondial-2026: les journées décisives commencent, le Brésil attend Neymar
-
Bolivie: le gouvernement pousse à la "guerre civile", affirme l'ex-président Evo Morales à l'AFP
-
IA: la Chine veut des règles face au risque de "perte de contrôle"
Le scone, madeleine post-coloniale du Zimbabwe
C'est une petite douceur dont les mamans zimbabwéennes ont le secret. Elle vient de Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale, mais la tradition a survécu à l'indépendance pour s'intégrer dans le paysage de ce coin d'Afrique australe: le "scone", tendre gourmandise.
Petit pain mollet, qui se doit d'être dense et aéré à la fois, il accompagne le thé de l'après-midi à Oxford. Servi avec crème fouettée et confiture de fraises. A Harare, c'est plutôt un petit-déjeuner rassasiant mais il se mange à toute heure.
Des décennies après le départ des Anglais, beaucoup en oublient jusqu'à son origine. "On adore les scones ici. Ils ne sont plus britanniques, ils sont complètement à nous", raconte à l'AFP Nyari Mashayamombe, 42 ans, croisée dans un restaurant de Belgravia, quartier chic comme celui du même nom à Londres.
"C'est une de ces belles traditions qui devient un échange interculturel", estime cette femme aux cheveux rouges, militante des droits des femmes, dans le jardin parsemé de parasols. "Ici ils coûtent jusqu'à six dollars mais ça vaut le coup".
Quelques kilomètres plus loin sur le marché agité de Mbare, plus vieux township de la capitale, les scones sont introuvables dès la mi-journée. "On les vend le matin, ça part très vite", remarque un jeune homme à qui il reste quelques pains sur un tréteau.
Dans la principale boulangerie du quartier aux bâtiments défraîchis, ils sont vendus dès l'aube. Quatre pour un dollar américain.
Au pied du four à pain, dans un vacarme terrible qui monte encore d'un cran quand les boulangers se mettent à se chamailler football, un jeune homme dort sur le dos, un coude contre le front.
Chaque jour, quelque 200 scones sont produits dans ce local surchauffé en parpaings bruts, éclairé de deux ampoules pendues à un fil, qui offre aussi brioches et beignets, raconte à l'AFP l'un de ses vendeurs, Patrick Guranungo.
- Sueur et levain -
Tawanda Mutyakureva arrive vers 05H00. Son poste fait moins de deux mètres carrés, son plan de travail est situé au niveau de ses genoux. Le boulanger de 26 ans en chemisette se penche pour verser sa pâte, l'étale au rouleau et découpe des formes à l'emporte-pièce. Il travaille vite, enchaîne les fournées.
Dans une atmosphère humide aux odeurs de sueur et de levain, sa compagne, leur fils enveloppé sur son dos, l'assiste. Elle beurre les plaques, les débarrasse.
Des revendeurs viennent acheter les scones par dix ou vingt pour les placer dans des épiceries un peu plus loin. Une mère de famille passe une tête pour acheter du pain. Les scones, elle les fait elle-même pour ses trois enfants.
"Oui régulièrement. Pas forcément pour fêter quelque chose, juste comme ça pour leur faire plaisir", confie Memory Mutero, 46 ans, d'un sourire attendri.
La recette est simple: farine, sel, levure, sucre, beurre et lait.
Au Bottom Drawer, salon de thé bourgeois de la capitale, la cheffe Veronica Makonese, 46 ans, goûte un scone ramené du township. Elle est formelle: "c'est fait avec de l'eau".
Cette femme aux joues rondes, coiffée d'un fichu blanc, fait son propre babeurre, en laissant du lait à température ambiante. Pour l'acidité. Et pas de margarine ici, moins chère, mais du vrai beurre. Pour le goût et le moelleux.
Sa patronne, Sarah Macmillan, une Zimbawéenne blanche de 53 ans, se souvient avec nostalgie des scones de son enfance, achetés auprès de deux enseignes rivales du centre de Harare aujourd'hui disparues.
"Je voulais en faire ici qui soient aussi bons", confie-t-elle à l'AFP. Leur succès dans le pays, outre leur gourmandise, s'explique facilement: "Ça cale et c'est abordable".
O.Gutierrez--AT