-
Mondial-2026: Tchouaméni, décollage attendu
-
Trump met à nouveau la pression sur les sénateurs républicains
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre baisse du pétrole et interrogations sur la tech
-
Ormuz: "quelques semaines" nécessaires pour évacuer les marins, selon le patron de l'agence maritime de l'ONU
-
Au Parc zoologique de Paris, Isis et Inaya incarnent l'espoir des Lions du Nord
-
Bourses européennes: Paris et Londres terminent dans le vert, Francfort plombé par Rheinmetall
-
"C'est tendu": après les frappes ukrainiennes, des Moscovites subissent les pénuries de carburant
-
Des scientifiques détectent les empreintes de la frontière d'un trou noir
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes
-
Trump refuse de signer une loi sur le logement tant qu'un texte sur les élections n'est pas adopté par le Sénat
-
Le groupe franco-allemand KNDS met le cap sur la Bourse cet été
-
OpenAI dévoile sa puce IA "Jalapeño"
-
En pleine canicule, le gouvernement présente un projet de loi accusé de "sauver les bouilloires thermiques"
-
Allemagne : un monument en hommage aux Témoins de Jéhovah persécutés par les nazis
-
La canicule s'accentue en Europe, la climatisation en question
-
Examen: pas de report du brevet malgré la canicule
-
Wall Street ouvre sans grand mouvement dans l'attente des résultats de Micron
-
Le protocole d'accord, une "déclaration de défaite de l'Amérique" selon l'Iran
-
Astro Boy fait peau neuve et revient à la télévision en 2027
-
Le groupe franco-allemand KNDS enclenche l'une des plus grosses entrées en Bourse de l'année
-
Financement de l'université: un rapport préconise de changer de modèle et d'augmenter les frais d'inscription
-
Canicule: l'Europe suffoque, la climatisation en débat, le réseau électrique sous tension
-
"Cruel, sadique et inhumain": le récit des militants de la "Flottille pour Gaza", au centre d'enquêtes pour tortures
-
Ebola: un premier cas identifié en France, un médecin revenu de RDC
-
L'UE veut rendre 8 milliards d'euros par an aux entreprises via une réforme fiscale
-
La France en surchauffe, la climatisation en débat
-
Le groupe CMA Media veut vendre les neuf chaînes BFM locales pour faire des économies (direction)
-
"Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes jeudi à minuit et vise des records
-
Le cœur de la Voie lactée photographié comme jamais grâce à Euclid
-
A Tyr, des Libanais cherchent le "parfum" de leurs maisons détruites par la guerre
-
En pleine canicule, le projet de loi logement présenté en Conseil des ministres
-
Enquête ouverte pour une cyberattaque visant la Fédération sportive de la police nationale
-
Epidémie d'Ebola: un premier cas identifié en France, déjà isolé
-
Jeux vidéo: la franchise "Grand Theft Auto" en chiffres
-
Canicule : 68.000 foyers privés d'électricité dans le Finistère, 5.000 dans le Vaucluse
-
"Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes jeudi et vise des records
-
Allemagne: la moitié des trains de marchandise à l'arrêt après une panne géante des communications
-
Mondial-2026: les journées décisives commencent, le Brésil attend Neymar
-
Bolivie: le gouvernement pousse à la "guerre civile", affirme l'ex-président Evo Morales à l'AFP
-
IA: la Chine veut des règles face au risque de "perte de contrôle"
-
Au cœur du village croate préféré des cigognes
-
Canicule : 62.000 foyers privés d'électricité dans le Finistère, 5.000 dans le Vaucluse
-
La climatisation, un tabou en France qui fond face aux canicules à répétition
-
"Hep, robotaxi!" A Londres, la course aux trajets sans chauffeur est lancée
-
Espagne: le Premier ministre Pedro Sánchez dément toute "corruption généralisée" autour de lui
-
Le gouvernement "favorable" à la climatisation "partout où c'est nécessaire" (Bregeon)
-
Addiction: YouTube s'entend avec un adolescent américain pour éviter un nouveau procès
-
La France dans la fournaise, ruée et débat sur la climatisation
-
Le groupe de défense franco-allemand KNDS veut placer 20% de ses titres en Bourse
-
Du Mali au lac Tchad, l'Afrique de l'Ouest épicentre du jihadisme mondial
A Cuba aussi, des passionnés entretiennent le mythe Harley-Davidson
Carlos Pupo Sablon, un Cubain de 34 ans, n'a pas ménagé sa peine: il s'est levé à 4H du matin, a fait 13 heures de moto pour parcourir 660 km, et malgré les difficultés pour trouver de l'essence en chemin, il a finalement retrouvé ses camarades mordus de Harley-Davidson.
A Cuba, il n'y a pas que les vieilles berlines qui font remonter le temps: environ 200 Harley-Davidson, dont beaucoup d'anciennes, pétaradent sur l'île, réparées, transformées, bichonnées par des passionnés.
Une fois l'an, depuis maintenant une dizaine d'années, ces derniers se retrouvent pour un long week-end à Varadero, station balnéaire à 145 km à l'est de La Havane, pour "partager la passion" comme l'explique un des organisateurs, Raul Brito, 60 ans, heureux propriétaire d'une Harley de 1960, le "dernier modèle entré sur l'île" après la révolution de 1959.
Jusqu'à cette date, les Harley-Davidson, la plus mythique des motos américaines, se comptaient en quelques milliers sur l'île, où même la police en était équipée. Puis la stigmatisation de tout ce qui venait des Etats-Unis dans les premières années du pouvoir communiste les ont jetées dans l'ombre, mais sans jamais pouvoir éteindre la flamme des amateurs.
Antonio Ramirez, 60 ans, un ancien chauffeur de taxi de La Havane reconverti en mécanicien possède quatre Harley, dont un tricycle orange customisé.
Sa première moto appartenait à son grand-père, puis à son père "qui l'utilisait pour aller travailler". Aujourd'hui, "je les achète en pièces et je les restaure", dit-il, blouson noir de rigueur et foulard sur la tête.
Tous s'accordent à dire que l'ouverture des liaisons, grâce notamment au développement du tourisme, a facilité depuis plusieurs années la venue de pièces originales pour les réparations grâce "à la famille, aux amis, aux étrangers" qui voyagent jusqu'à l'île.
"C'était plus difficile auparavant, il fallait tout inventer. Aujourd'hui, c'est plus facile d'importer des pièces, mais on en fabrique encore beaucoup à la main", explique Sergio Sanchez, mécanicien professionnel venu de Pinar del Rio, à 300 km de là.
De fait, "il ne reste plus beaucoup de Harley originale, presqu'aucune, en raison du manque de pièces", détaille celui qui avait l'habitude à l'adolescence d'emprunter en douce la Harley de son père tellement il était passionné. "Un piston de 1947 c’est impossible à trouver aujourd'hui", souligne-t-il.
- "Musée à ciel ouvert" -
Comme pour de très nombreux produits sur une île sous embargo américain et qui souffre de pénuries récurrentes, les échanges de bons tuyaux se font par le bouche à oreille et sa version moderne, les groupes Whatsapp.
Cette année, Sergio Sanchez est venu au rassemblement avec une Harley blanche et noire de 1947 qu'utilisait la police à l'époque.
En bonne condition, elle a été restaurée en "6 mois en 2019" car le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis trois ans auparavant avaient fait exploser l'arrivée de voyageurs et donc les possibilités d'entrées de pièces, raconte Sandy Léon, 46 ans, qui a participé à la restauration.
"Aujourd'hui, c'est plus compliqué et plus cher", dit-il dans une allusion au refroidissement des relations entre Washington et La Havane, et à la crise économique qui frappe le pays avec la dépréciation du peso cubain.
Carlos Pupo Sablon qui a parcouru les 660 km qui séparent Varadero de sa province de Holguin (est), a remporté le prix du participant ayant parcouru la plus grande distance pour venir au rassemblement et a conclu un accord avec un Canadien.
Ce dernier, également fervent amateur, a fourni le budget (15.000 dollars) pour que Carlos puisse acheter sa moto à une famille cubaine qui la possédait "depuis sa sortie de l'usine en 1951".
Mécanicien professionnel, Carlos s'est occupé de la restaurer "avec des pièces de l'époque" pour "garder l'esthétique originale", explique-t-il devant le modèle bleu clair étincelant que le Canadien peut utiliser quand il est sur l'île.
A l'image des berlines colorées qui font la réputation de Cuba (estimées à 60.000), les motos antérieures à 1960, dont les Harley-Davidson -- ne peuvent pas être exportées car considérées comme "patrimoine national".
Une collection supplémentaire dans le musée à ciel ouvert de véhicules anciens qu'est devenu Cuba au fil des ans.
W.Moreno--AT