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Charles Leclerc, le prince monégasque de la F1 rêve d'être couronné en 2027
Distancé dans la course au titre, Charles Leclerc, qui vit à fond la "passion" Ferrari depuis 2019, estime "possible" d'être champion du monde en 2027, dans un entretien avant le GP d'Italie où les tifosi attendent toujours monts et merveilles des pilotes de la Scuderia.
Avec un unique triomphe à Silverstone en juillet cette année, le Monégasque de 28 ans n'est que cinquième au classement provisoire et demeure un prince de la F1 sans couronne.
Champion du monde en 2026 sera "sûrement un objectif difficile à atteindre" mais, pour l’an prochain, "je pense que c'est encore possible", a-t-il dit à l'AFP en marge du GP des Pays-Bas fin août, lui qui a été le premier cette année à prolonger son contrat avec son équipe, qu'il considère comme sa "deuxième famille".
Leclerc, un des pilotes les plus respectés pour son talent et sa personnalité élégante, n’était qu’un inconnu de 21 ans lorsqu’il a été propulsé dans la plus mythique des écuries de F1 en 2019. Deuxième et troisième des championnats 2022 et 2024, il totalise neuf victoires en GP, dont une chez lui à Monaco et deux à Monza.
Tout sourirait au jeune marié, par ailleurs homme d'affaires avisé et star des réseaux sociaux (33 millions d'abonnés cumulés sur les différentes plateformes), s'il ne pâtissait pas parfois d'une émotivité qui a pu lui jouer des tours avec Ferrari, où la pression est sans nulle autre pareille, exacerbée par les tifosi extatiques.
- "J'ai beaucoup changé" -
"J'ai beaucoup changé parce qu'avec les expériences, bonnes ou mauvaises, on mûrit énormément comme pilote et comme personne", plaide cependant Charles Leclerc, aussi souriant et réservé devant la presse qu'il peut être agressif et rapide sur circuit.
"J'ai grandi en Italie avec le karting, j'ai pris beaucoup de la passion et des émotions italiennes. Mais avec les années, je suis parvenu à mieux gérer ces émotions quand les choses vont très bien ou très mal", assure celui qui s'est dit cet été affecté par des "récits négatifs" autour de ses performances en dents de scie.
"La passion au sein de Ferrari est une force incroyable et quand les choses ne vont pas comme il faut, on ne compte pas nos heures pour inverser la tendance", insiste Leclerc, dans un entretien à l'AFP et à deux médias spécialisés, ESPN et Formula Passion.
"Cela peut faire mal aussi, quand ça ne se passe pas bien, les gens le ressentent très profondément", poursuit le pilote revigoré par sa victoire en Grande-Bretagne début juillet, démontrant que sa monoplace peut rivaliser avec celle de son illustre coéquipier depuis 2025, le septuple champion du monde Lewis Hamilton.
"Il n'y a pas mieux que d'être un pilote Ferrari. Quel honneur et quel privilège d'arriver en Italie pour cette course emblématique avec la meilleure écurie du monde!", s'est ainsi exclamé jeudi en conférence de presse le Britannique de 41 ans, dont l'aura internationale dépasse largement la F1.
Leclerc se sent aussi transporté par "l'immense enthousiasme" qui saisit les tifosi, sur l'autodromo de Monza et à Milan, la semaine avant le Grand Prix.
- "Délire" -
"C'est du délire autour de la piste, les gens sont tout simplement fous. Mais ce n'est en aucun cas de la pression négative, ce n'est que du positif", assure-t-il.
Pour conserver sa "passion intacte", Charles Leclerc peut compter sur la protection de son directeur d'écurie, le Français Frédéric Vasseur, arrivé en 2023 mais qu'il a connu chez Sauber il y a dix ans.
"Fred a vraiment apporté ce calme, cette froideur nécessaires pour que l’environnement soit moins sensible aux émotions", se réjouit le Monégasque.
"Mon amour pour Ferrari et pour ce sport est le même qu'au premier jour", jure le natif de Monte-Carlo, fils de Hervé, pilote de F3 disparu en 2017 et qui l'avait mis au karting à quatre ans. Son modèle fut aussi le Français Jules Bianchi mort à 25 ans en 2015 des suites d'un accident au GP de F1 du Japon l'année précédente.
Ecurie la plus titrée, Ferrari a remporté sa dernière couronne des constructeurs en 2008 et le Finlandais Kimi Räikkönen a été sacré en 2007.
Charles Leclerc, qui se définit d'abord comme sujet de la Principauté, sans renier ses liens avec l'Italie et la France, est le troisième Monégasque en F1 après Louis Chiron et Olivier Beretta.
Il rêve d'être le premier couronné.
L.Adams--AT