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JO-2024: le Parc des Expositions écarté, le basket en quête d'une salle
Paris-2024 renonce finalement à organiser une partie du tournoi olympique de basket au Parc des expositions de Paris, reculant après dix jours d'une polémique lancée par les stars de l'équipe de France, vice-champions olympiques à Tokyo.
Cet abandon du Hall 6 du Parc des expositions de la Porte de Versailles de Paris est dû "à des raisons techniques", selon un communiqué commun du comité d'organisation des JO de Paris (Cojo) et de la Fédération internationale de basket (Fiba), qui vont désormais chercher une nouvelle salle.
Le Parc des Expositions, qui devait accueillir la phase préliminaire du tournoi - les phases finales se jouant à l'Accor Hôtel Arena- , avec un plafond de 9m, "posait entre autres des soucis en terme d'éclairage", selon une source proche des organisateurs.
- En quête d'une salle -
Les dernières études sur ce point "n'étaient pas bonnes", et il subsistait un gros risque d'éblouissement des joueurs selon cette source. C'est cet élément crucial qui a conduit à l'abandon de ce site, recul pourtant jugé difficilement envisageable par les organisateurs il y a quelques jours.
Le Cojo doit désormais se lancer en quête d'une nouvelle salle capable d'accueillir 8.000 personnes, et au standing satisfaisant pour l'un des sports phares des JO. Une quête complexe, "aucune solution de repli", n'ayant été prévue.
Depuis près d'une semaine, ce hall du Parc des expositions, était jugé indigne pour des JO par plusieurs joueurs. Brusquement, les relations s'étaient crispées à ce sujet entre les stars de l'équipe de France comme Evan Fournier ou Rudy Gobert, la Fédération internationale (Fiba) et les organisateurs.
"Comment peut-on accepter de voir le basket, le sport collectif le plus populaire aux JO, être envoyé dans le parc expo? Plafond trop bas, salle pas adaptée", avait tweeté Evan Fournier, l'arrière des New York Knicks, le 16 mars. Quatre jours plus tard, le pivot du Utah Jazz, Rudy Gobert, ironisait lui sur la hauteur de la salle: "Je ne vais pas jouer dans une salle où je me cogne la tête quand je shoote, donc ça n'a pas de sens."
Une fronde relayée par un ancien ministre des Sports, David Douillet, le 19 mars sur RMC: "C’est un manque de respect total, ça me rend dingue ! (...) Je trouve ça dingue qu’on fasse des Jeux au rabais."
Des prises de position pas forcément bien accueillies à Paris-2024, qui s'échine à trouver une place pour tout le monde, mais dont la portée, en raison du pedigree de leurs auteurs, pouvait difficilement être ignorée.
La grogne semblait partagée au sein de la Fiba qui était pourtant partie prenante de ce choix de salle et avait accepté ce site il y a plus d'un an, en décembre 2020, mais sous conditions.
- Orléans ou Lyon candidats -
"On (avait) été très surpris par l'endroit", raconte une source proche de la Fiba à l'AFP. "Le pitch de Paris, c'était de nous dire +Oui, c'est particulier, mais on va mettre tous les moyens+." Certains au sein de la Fiba estiment que le deal n'a pas été tenu, que Paris-2024 n'a pas tenu ses engagements, et que les problèmes étaient loin d'être réglés, notamment sur l'éclairage.
"On a accepté pendant 18 mois d'étudier la faisabilité de la chose, mais le travail ne s'est pas fait rapidement comme on le souhaitait, pas avec tous les moyens sur la table", regrettait la source proche de la Fiba.
Le Cojo se retrouve désormais, à près de deux ans du début des épreuves de basket, sans salle pour la phase préliminaire. Les villes d'Orléans et de Lyon se sont d'ores et déjà portées candidates, mais pour l'instant aucune piste n'est privilégiée.
Cette décision, assez inattendue, pourrait-elle faire ricochet et donner des idées à d'autres sports qui s'estiment mal lotis? Le handball a été délocalisé à Lille en décembre 2020, une décision qui avait fait grincer quelques dents...
E.Flores--AT