-
"Goodbye": devant les députés britanniques, Starmer promet de soutenir son successeur Burnham
-
Pourquoi PIX, le système de paiement électronique brésilien, irrite Trump
-
Wall Street en hausse, les perspectives de l'IA confortées par les résultats d'ASML
-
Audition sous tension au Congrès pour le ministre de la Justice choisi par Trump
-
Le temps presse pour sauver les salines d'Ulcinj, sanctuaire d'oiseaux menacé de disparition
-
Le taux du Livret A relevé à 1,7%
-
Dopé par l'IA, le géant de la tech ASML affiche un trimestre en hausse et relève ses perspectives
-
La France dévoile sa stratégie pour devenir neutre en carbone dans un pays épuisé par les canicules
-
En Allemagne, le soupçon d'une collusion entre infox électorale russe et l'AfD
-
La douzième étape du Tour: une lueur d'espoir pour l'échappée
-
Affaire Lyhanna: Jérôme Barella interrogé par un juge d'instruction à Agen
-
Le japonais Kioxia porté par la ruée vers les puces pour l'intelligence artificielle
-
Australie: le Premier ministre annonce de futures lois pour encadrer l'IA
-
Ebola: plus de 2.000 cas recensés en RDC, "rythme sans précédent" selon MSF
-
Chaleur extrême : le Royaume-Uni bascule dans un nouveau climat, selon un rapport
-
La France dans une situation de sécheresse "exceptionnelle" et "très préoccupante"
-
Les carburants repartent à la hausse avec le regain de tensions internationales
-
"Comme mon petit ami": des Chinois disent adieu à leurs compagnons IA
-
Mondial-2026: Deschamps, une sortie amère au bout de 14 années exceptionnelles
-
L'ONU s'inquiète de failles dans le système mondial de vaccination
-
Forêt de Fontainebleau: les pompiers cherchent à contenir les reprises de feu, une nouvelle garde à vue
-
La guerre entre Iran et Etats-Unis s'installe, Ormuz de nouveau paralysé
-
Rachat de SFR: la Commission européenne renvoie l'examen du dossier vers l'Autorité de la concurrence française
-
Va-t-on devenir stupide à force d'utiliser l'IA générative ?
-
Fortes chaleurs: les employés de la mairie de Tokyo tombent le pantalon
-
Meta accusé d'avoir utilisé l'IA pour cibler ses employés à licencier
-
Google poursuivi par des maisons d'édition, dont Hachette, pour violation des droits d'auteur
-
La Bourse de Paris en recul, malgré la bonne santé du luxe
-
Livret A: une hausse à 1,7% proposée par la Banque de France, le LEP devrait être maintenu
-
Affaire Lyhanna: Jérôme Barella entendu à Agen par un juge d'instruction
-
Un homme en garde à vue pour une tentative d'incendie mardi soir près de la forêt de Fontainebleau
-
Mondial-2026: Angleterre-Argentine, duel vintage avec vue sur une finale contre l'Espagne
-
Meurtre d'une surveillante au collège: le procès d'un adolescent de 15 ans s'ouvre en Haute-Marne
-
Mondial-2026: Tuchel et Bellingham, cocktail de passion et tension
-
Mondiaux-2026: Angleterre-Argentine, sommet électrique entre deux rescapés
-
Mondial-2026: "inoffensifs", "absents", la presse française sévère après l'élimination des Bleus
-
Colombie: un ex-chef des Farc s'inquiète de violences face aux menaces du président élu
-
Audition sous tension attendue au Congrès pour le ministre de la Justice choisi par Trump
-
Le taux du Livret A attendu en hausse mercredi
-
Le procès d'un collégien pour le meurtre d'une surveillante s'ouvre mercredi en Haute-Marne
-
Mondial-2026: l'Espagne, injouable, enterre les rêves français en demi-finale
-
Le Parlement vote une dernière fois pour la création d'un droit à l'aide à mourir
-
Les députés s'emparent du projet de loi sur la protection des enfants
-
La frontière entre Gibraltar et l'Espagne s'ouvre: premiers passages sans contrôle
-
Mondial-2026: la magie offensive des Bleus s'est envolée
-
Mondial-2026: l'Espagne brise le rêve des Bleus
-
Au premier jour de discussions à Rome, Israël se dit prêt à avancer sur deux "zones pilotes" au Liban
-
La Cour suprême américaine demande plus de moyens pour sa sécurité
-
Tour de France: Seixas, c'est du solide
-
Venezuela: un sauveteur retrouve la dépouille de son cousin après les deux séismes
Un guide népalais sauve un alpiniste dans "la zone de mort" de l'Everest
Un guide népalais a renoncé à conduire un client au sommet de l'Everest alors qu'ils étaient sur le point d'y parvenir afin de sauver un alpiniste malaisien en détresse dans "la zone de mort", en cette fin de saison d'alpinisme particulièrement meurtrière.
Gelje Sherpa, 30 ans, guidait un client chinois au sommet de la montagne la plus haute du monde - 8.849 mètres - et prévoyait de l'aider à redescendre en parapente.
"Quand je l'ai trouvé dans cet état, je n'ai pas eu le cœur de l'abandonner là", a déclaré Gelje Sherpa à l'AFP.
- "Penser à sa survie " -
Ce jour-là, d'autres alpinistes avant lui étaient passés devant le grimpeur malaisien en difficulté sans juger bon de lui porter secours mais le guide s'est refusé à les juger.
"C'est un endroit où vous devez d'abord penser à votre survie", a-t-il expliqué. Pourtant, Gelje Sherpa n'a pas hésité à annoncer à son client dont l'expédition dans l'Everest avait coûté au moins 45.000 dollars qu'ils n'iraient pas jusqu'au sommet.
"Quand j'ai décidé de descendre, mon client n'a d'abord pas été d'accord", a-t-il raconté, "évidemment, il était arrivé là après avoir dépensé beaucoup d'argent, il en rêvait depuis des années, il lui avait fallu dégager du temps pour venir grimper ici".
"Il s'est fâché et dit qu'il voulait atteindre le sommet", a-t-il poursuivi, "j'ai dû le réprimander et lui rappeler qu'il devait descendre parce qu'il était sous ma responsabilité, qu'il ne pouvait pas monter sans moi au sommet. Il s'est énervé".
Le Népalais a insisté sur la nécessité d'aider le Malaisien à redescendre.
"Puis il s'est rendu compte que 'sauvetage' signifiait que je voulais le sauver. Il a compris et s'est excusé plus tard", a-t-il ajouté.
- "Tu es un dieu" -
Le guide a placé le Malaisien sous sa réserve d'oxygène aidant à améliorer son état mais il lui était très difficile de marcher. Le Népalais, qui mesure environ 1,60 m et pèse 55 kg, a dû porter le souffrant sur certaines des sections les plus ardues de la montagne.
"C'est une mission très difficile que de descendre quelqu'un de là en le portant. Mais certaines sections sont très rocailleuses, il était impossible de le traîner", fait valoir Gelje Sherpa, "il se serait cassé les os, il n'allait déjà pas bien..."
Il lui aura fallu près de six heures pour l'acheminer jusqu'au camp 4.
"J'ai participé à de nombreuses missions de recherche et de sauvetage, mais c'était très difficile", a-t-il reconnu.
Au camp 4, un autre guide l'a aidé à continuer sa descente avec l'alpiniste souffrant, enveloppé dans des sacs de couchage maintenus par des cordages. Ainsi, ils ont pu le traîner sur les pentes enneigées et le porter quand cela se révélait nécessaire.
Quand ils sont enfin parvenus au camp 3 à 7.162 mètres, un hélicoptère a pris la relève et l'a transporté jusqu'au camp de base. Gelje Sherpa n'a pas revu l'alpiniste malaisien depuis son sauvetage mais il a reçu un message de remerciements.
"Il m'a écrit 'Tu m'as sauvé la vie, tu es un dieu pour moi'", a confié le guide.
L'industrie de l'alpinisme dans l'Himalaya repose sur l'expérience des sherpas, généralement originaires des vallées de l'Everest.
- "Décisions difficiles" -
Ils paient un lourd tribut pour accompagner des centaines d'alpinistes chaque année. Un tiers des morts dans l'Everest sont des grimpeurs népalais.
"En tant que guide, vous vous sentez responsable des autres sur la montagne et vous devez prendre des décisions difficiles", relève Ang Norbu Sherpa, président de l'Association nationale des guides de montagne du Népal, "ce qu'il a fait est honorable".
Pour la saison d'alpinisme 2023, le Népal a délivré un record de 478 permis à des alpinistes étrangers pour l'ascension de l'Everest et environ 600 alpinistes et guides sont parvenus au sommet.
Mais la mort de douze alpinistes est à déplorer, tandis que cinq sont toujours portés disparus.
Gelje Sherpa, qui a atteint six fois la cime de la plus haute montagne du monde, ne regrette en aucun façon sa décision de rebrousser chemin ce jour-là.
"Les gens se concentrent uniquement sur le sommet, mais tout le monde peut le faire", estime-t-il. En revanche, "redescendre quelqu'un à plus de 8.000 mètres d'altitude, c'est beaucoup plus dur".
O.Brown--AT