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L1: Messi sifflé, symbole d'un Paris SG à l'arrêt
Le Paris SG se rêvait grand d'Europe, il va devoir batailler pour rester roi de France: Lionel Messi, symbole de la politique "bling-bling" du club, incarne le mal-être actuel du club français.
Crime de lèse-majesté, le septuple Ballon d'Or a encore été sifflé par le Parc des Princes lors de la défaite contre Lyon (1-0).
Déjà l'an dernier, après l'élimination contre le Real Madrid en 1/8 de finale de Ligue des champions, il avait été spectaculairement conspué. Comme Neymar.
Messi avait été épargné après le nouvel échec contre le Bayern Munich début mars, mais contre Lyon, le stade a franchement râlé.
Aux yeux de nombreux supporters, la "Pulga" symbolise les mauvais choix de la direction, plus politiques et marketings que sportifs.
Certes, aligner un des meilleurs joueurs de l'histoire a attiré les regards du monde entier sur le PSG, mais dans le jeu il n'a que trop parcimonieusement distribué ses coups de génie.
Brillant avant la Coupe du monde, Messi l'est bien moins avec le maillot rouge et bleu depuis qu'il a enfin remporté le Graal, à sa cinquième tentative, contre la France de Kylian Mbappé.
Mais la majesté au PSG, désormais, c'est "Kyky", pas Messi.
La question se pose au sein de la direction parisienne de conserver un joueur qui aura 36 ans à la fin de son contrat, qui pèse de 40 millions d'euros par an sur la masse salariale d'un club surveillé de près par le fair play financier.
- Baisse de salaire -
De source interne, le club pourrait proposer une légère baisse de salaire à son N.30, ce qui l'inciterait à partir.
Plusieurs destinations s'offrent à lui, entre retourner à Barcelone, qui en rêve mais n'a pas les moyens de s'aligner financièrement, rejoindre son rival Cristiano Ronaldo pour un contrat plaqué or en Arabie Saoudite, ou faire parler de la MLS nord-américaine à l'Inter Miami comme il a fait parler de la Ligue 1.
Mais l'avenir du champion du monde n'est pas le seul point d'interrogation du PSG.
L'entraîneur Christophe Galtier s'éloigne d'un maintien à son poste à mesure que les prestations de son équipe se dégradent.
Après avoir longtemps protégé ses joueurs dans sa communication, le technicien a regretté la "résignation" qui gagne son équipe et évoqué la "colère froide" qui le gagne à faire ce constat.
"Il faut vite réagir, ne pas croire que les choses vont se faire de manière naturelle", lance Galtier.
"Tout le monde, je dis bien tout le monde, à partir de moi, doit prendre conscience de la situation et du travail qu'on a à fournir" car le titre n'est plus garanti, malgré six points d'avance sur Lens, qui vient au Parc dans quinze jours, et Marseille, à neuf journées de la fin.
- "Christophe va y arriver" -
"Je n'en veux pas à mes joueurs, ce groupe a su être performant toute la première partie de saison, c'est beaucoup plus difficile en seconde partie", ajoute-t-il, mais il croit en eux car "ce sont des champions".
Le coach a reçu le soutien de son ami Laurent Blanc, avec qui il fut champion d'Europe Espoirs en 1988.
"Christophe va y arriver", assure l'entraîneur lyonnais, notamment "parce qu'à un moment donné l'orgueil des joueurs prend le dessus. Paris est en plein dans ce moment un peu délicat, mais ça va revenir".
Ancien de la maison (2013-2016), écarté alors qu'il venait d'être champion de France et avait prolongé, Blanc n'a pas de mal à se mettre à la place de Galtier.
"Je connais un peu les lieux, le club..." soupire le Cévenol. "Le problème à Paris, c'est que quand l'objectif numéro un n'est plus accessible, on dirait que la saison n'existe plus, à tous les niveaux. C'est comme ça".
"On le sent, on le perçoit: la Ligue des champions continue, tout va bien. Elle s'arrête et tout est fini. On parle de la saison prochaine, c'est très difficile de remobiliser les joueurs, parce que l'environnement est difficile, ça part dans tous les sens. C'est difficile à supporter, mais Christophe va y arriver", insiste-t-il.
R.Lee--AT