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A la Concorde, le "grand merci" d'une foule nombreuse aux Bleus
"Allez les Bleus, allez les Bleus ! ": entre reconnaissance et déception, des milliers de supporters étaient rassemblés lundi soir à Paris pour saluer les vice-champions du monde présents devant les supporters à leur retour de Doha.
Dès 20 heures, ils tapissaient par nuées la Place de la Concorde, attendant l’équipe de football tricolore, qui s’était inclinée aux tirs au but la veille, en finale de la Coupe du monde au Qatar face à une redoutable équipe d'Argentine.
Des drapeaux bleu blanc rouge s’agitaient au rythme des Marseillaises entonnées. "Pour moi la France n’a pas perdu. Elle n’a juste pas gagné, car elle a été jusqu’au bout et nous a fait vibrer hier soir", défendait Sandrine Djellas, 53 ans, maquillée de rouge et de bleu.
"Je me devais d’être là, de remercier nos Bleus pour tout ce qu’ils ont fait jusqu’à maintenant", reconnaissait cette employée de cuisine collective résidant dans le Val-de-Marne (94).
"Se rassembler ici avec tout le monde, c’est ma manière à moi de leur donner de la force", souriait Cheick Touré, lycéen de 16 ans et piqué de ballon rond depuis son plus jeune âge.
Devant l’Hôtel de Crillon illuminé, la foule à l’ego patriotique blessé, mais à l’âme de supporter intacte, tapait énergiquement du pied, faisant trembler les rues pavées alentours.
Plus loin sous les yeux de la Tour Eiffel, d’aucuns étaient même juchés sur les hauteurs des lampadaires ou des feux tricolores, dans l’espoir d’apercevoir ne serait-ce qu’un cheveu de leurs idoles. Ou du moins ceux de Kylian Mbappé, monstrueux lors du match ultime et meilleur buteur de la compétition.
- "Rendez-vous dans deux ans" -
Mais nombreux étaient déçus de ne pas les voir de plus près, ni hélas de les voir s’exprimer : "Descendez ! Descendez !", criaient-ils à l’équipe de France, qui à son arrivée peu après 21h30 se tenait au balcon de l’Hôtel.
De là-haut, certains joueurs, Olivier Giroud et Antoine Griezmann en tête, lançaient un clapping repris en rythme par la foule, heureuse et fière de communier avec ses vedettes.
Au loin, les enfants les plus chanceux, avaient quant à eux trouvé parfaite place sur les épaules de leurs parents.
"J’aimerais leur dire un grand merci, et rendez-vous dans deux ans, à l’Euro, car comme l’a dit Kyky (Mbappé), +on reviendra+, et j’y crois", ajoutait Sandrine Djellas, dévoilant le maillot frappé du N°10 de son athlète favori Kylian Mbappé.
"Les mecs c’est pas grave, on est fiers de vous ! Vous avez porté le maillot et vous avez joué comme des chacals !", félicitait pour sa part Cheick Touré, se disant "triste" mais arguant que "la vie continue".
Puis la Concorde prit des airs de stade de foot lorsque cornes de brume, fumigènes rouges et feux d’artifices vinrent consoler les cœurs des supporters, et des joueurs.
Au coeur de la foule, Agathe Coffre, étudiante parisienne de 19 ans, ne perdait toutefois pas espoir de voir la France sacrée une troisième fois en Coupe du monde : "On l’aura un jour cette troisième étoile ! Dans quatre ans peut-être !"
S.Jackson--AT