-
Deux tiers de la France en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
L'insupportable canicule de New Delhi, surtout à l'intérieur des maisons
-
Sony arrête la vente de son chien robot "aibo" au Japon
-
Kim Jong Un supervise de nouveaux essais militaires
-
La présidente du Mexique et le roi d'Espagne scellent la réconciliation
-
Deux tiers de la France encore en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
Séisme au Venezuela: au moins 235 morts, recherche effrénée des disparus
-
La Nouvelle-Zélande met en garde contre des incursions militaires chinoises "persistantes" dans le Pacifique
-
Le plan d'évacuation du détroit d'Ormuz suspendu après l'attaque d'un navire
-
Affaire "Escobar du Sahara": deux personnalités marocaines condamnées à 10 et 12 ans de prison
-
Mondial-2026: l'Equateur surprend l'Allemagne pour accéder aux 16es de finale
-
Mondial: la Côte d'Ivoire se défait de Curaçao et file enfin en 16es
-
Wall Street termine sans direction claire, la tech toujours à la peine
-
Canicule: 11 départements quittent la vigilance rouge, des hôpitaux "saturés"
-
Glyphosate: la Cour suprême américaine déleste potentiellement Bayer de milliers de plaintes
-
Le centre de rétention "Alcatraz des alligators" de Trump a fermé
-
Mise en demeure de CNews: l'Arcom "joue son rôle", "à l'écart de toute considération politique"
-
Canicule: la SNCF pourrait supprimer d'autres trains malgré les grands départs en vacances
-
Macron et Meloni affichent une relation "sérieuse" mais pas "glaciale"
-
L'hypothèse d'un mariage de Taylor Swift à New York se précise
-
Métro Grand Paris Express: la ligne 18 sur les rails début décembre, report de six mois pour la 15-Sud
-
Marylise Léon, le réformisme radical conforté à la tête de la CFDT
-
Chantre du made in France, Le Slip français prépare son entrée en Bourse
-
Marylise Léon reconduite à la tête de la CFDT pour un mandat de quatre ans
-
Moissons nocturnes, risque de feu: coup de chaud dans les champs
-
La France a-t-elle tiré toutes les leçons de la canicule historique de 2003?
-
Mondial-2026: la Norvège d'Haaland, un gros test pour la défense des Bleus
-
La vigilance rouge canicule à son pic jeudi, l'impact sanitaire redouté
-
La canicule, un ennemi sournois pour les chiens et les chats
-
Falaise effondrée à Biarritz: les pompiers arrêtent les recherches, le disparu introuvable
-
Le président sud-africain promet une réponse ferme face aux violences xénophobes
-
La Cour suprême américaine lève une protection juridique contre l'expulsion de 350.000 Haïtiens
-
Accablés de chaleur, des Italiens trouvent refuge dans les anciens "trulli" en pierre
-
Pologne et Ukraine jouent l'apaisement à une conférence clé sur la reconstruction
-
TotalEnergies sommé par la justice de prendre en compte ses émissions indirectes
-
Macron accueille Meloni sur la Côte d'Azur pour un sommet de la bonne entente
-
A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels
-
Mort de Gérard Brémond, figure de l'industrie du tourisme et fondateur de Pierre & Vacances
-
La volatilité gagne Wall Street après les résultats de Micron
-
Canicule: le système de soins en gestion de crise, de premiers décès constatés en France
-
Gérard Brémond, fondateur du groupe touristique Pierre & Vacances, est mort à 88 ans
-
Canicule en Europe: plus de 35°C pour au moins 101 millions d'habitants
-
Wall Street ouvre en hausse, soulagée par les performances de Micron
-
"Tout s'est effondré": la zone la plus touchée du séisme au Venezuela appelle à l'aide
-
Des salariés de Renault rassemblés contre la fermeture d'un site d'ingénierie dans les Yvelines
-
Les Entrepreneurs (ex-CPME) inaugurent leur nouvelle ère au Parc des Princes
-
Mondial-2026: après le Brésil, au tour des Pays-Bas ?
-
A la conférence sur la reconstruction en Ukraine, Kiev et Varsovie jouent l'apaisement
-
Falaise effondrée à Biarritz: des drones au relais pour retrouver le dernier disparu
-
Canicule: plus de 100 millions d'Européens à plus de 35°C jeudi
Crise des missiles: "Nous allions finir en cendres", raconte un ex-soldat cubain
"A 10H17, je sens au-dessus de ma tête deux explosions, toutes proches, très fortes": Oscar Larralde était un tout jeune soldat lorsqu'un avion-espion américain U-2 a été abattu dans l'est de Cuba, précipitant Etats-Unis et URSS au bord de l'apocalypse nucléaire.
Ce matin du 27 octobre 1962, le jeune militaire a terminé son quart et marche sur une plage isolée de la commune de Banes, dans la province d'Holguin (est), où est stationné son bataillon. Il est âgé d'à peine 17 ans et vient de s'enrôler dans l'armée cubaine.
Au moment de l'explosion, "je ne savais pas de quoi il s'agissait", raconte à l'AFP l'ancien soldat aujourd'hui âgé de 77 ans devant une ancienne rampe de lancement de missiles soviétiques transformée en monument à La Havane.
Puis "un officier nous a dit qu'une batterie antiaérienne opérée par les Soviétiques avait abattu un avion yankee", poursuit le retraité qui réside toujours dans la province.
Cinq jours auparavant, le président américain John Kennedy avait révélé les preuves d'un déploiement de missiles atomiques soviétiques à Cuba, repérés dès le 14 octobre.
Il s'agissait notamment de 24 sites de lancement des redoutables missiles V-75.
Le 27 octobre, poussés par Fidel Castro, les Soviétiques avaient allumé leurs radars, contrairement aux jours précédents.
Le leader cubain était convaincu d'une invasion imminente et ne supportait plus de voir des appareils américains violer l'espace aérien cubain pour des vols de reconnaissance à basse altitude.
A la chute de l'avion, "la réaction des combattants" qui avaient passé des jours "à creuser des tranchées, à préparer des armes de la Seconde Guerre mondiale" données par Moscou et à observer le "vol à basse altitude" d'avions-espions américains, "a été de l'enthousiasme, de la joie", se souvient l'ancien soldat.
Pourtant, l'élimination de l'U-2 et la mort de son pilote, le major Rudolf Anderson, 35 ans --unique victime de cette crise-- est bien le moment le plus critique de l'escalade entre Etats-Unis et URSS.
"Nous allions finir en cendres" car les "faucons" du Pentagone "voulaient que Kennedy frappe immédiatement (avec l'arme nucléaire) les batteries antiaériennes et les missiles" soviétiques positionnés à Cuba, se souvient Oscar Larralde.
- "Important de négocier" -
Le soldat a appris par la suite les détails de l'explosion. "Le chef du groupe, Ivan Guerchenov (...) a demandé à ses supérieurs la permission d'abattre l'avion" qui venait d'être détecté par un radar. Il a ensuite "perdu la communication avec le commandement" et "ordonné de tirer" deux missiles sol-air qui ont percuté l'appareil.
"Anderson n'a pas eu le temps de faire quoi que ce soit", explique Oscar Larralde qui reconnaît que l'événement a donné lieu à plusieurs versions.
Dans la nuit précédente, l'espoir d'une sortie de crise était pourtant réapparu. Le numéro un soviétique Nikita Khrouchtchev avait fait la proposition secrète de retirer ses missiles contre la promesse américaine de ne pas envahir Cuba.
Il avait fait ensuite une proposition publique d'échanger les missiles à Cuba contre les fusées américaines installées en Turquie.
Or Kennedy était en train d'étudier, avec ses principaux conseillers, la réponse à donner à Moscou lorsqu'on l'avait informé que l'U-2 n'était pas rentré.
Si Khrouchtchev avait bien autorisé la légitime défense, il n'avait jamais ordonné de tirer sur des avions de reconnaissance désarmés.
Des deux côtés, on comprend que la situation échappe de plus en plus à tout contrôle et que l'on s'approche dangereusement du point de non-retour.
Une rencontre de la dernière chance est organisée entre Robert Kennedy, ministre de la Justice et frère du président, et l'ambassadeur soviétique Anatoli Dobrynine. Un compromis est trouvé, la crise prend fin.
Pour Oscar Larralde, face au risque nucléaire, il n'y a pas d'autre choix que de dialoguer: "Il est important de négocier actuellement pour garantir la paix mondiale ou l'humanité continuera à être empêtrée dans la possibilité d'un nouveau conflit nucléaire", dit-il en référence à la guerre en Ukraine et à la menace nucléaire brandie par Moscou.
"Dans ce moment très compliqué, l'URSS et les Etats-Unis sont parvenus à débuter des négociations et une solution au conflit a été trouvée", se souvient-il.
R.Garcia--AT