-
La Bourse de Paris finit en léger retrait, entre le Golfe et la BCE
-
Combien de cargos passent par le détroit d'Ormuz?
-
Pétrole: Trump cherche à atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient
-
Liban: Israël frappe au coeur de Beyrouth, détruit deux ponts dans le sud
-
Violences sexuelles: Patrick Bruel visé par au moins deux plaintes
-
Etranglés par le gazole trop cher, les pêcheurs thaïlandais restent à quai
-
Le Pakistan et l'Afghanistan annoncent une trêve pour la fin du ramadan
-
Israël tue une autre figure iranienne, un immense champ gazier visé
-
Le futur porte-avions s'appellera "France Libre"
-
"C'est arrivé si vite": en Angleterre, la panique d'étudiants face à une épidémie de méningite
-
Dans le nord d'Israël, on reste malgré les tirs du Hezbollah
-
Municipales: tensions sur les alliances
-
"Rien ni personne ne nous fera oublier ce qui se passe en Ukraine", dit Pedro Sánchez à Zelensky
-
Liban: effroi et destructions au coeur de Beyrouth, pilonné par Israël avec et sans avertissement
-
L'UE signe un partenariat de sécurité avec l'Islande
-
Foot: déchu de son titre continental, le Sénégal riposte pour contester la décision de la CAF
-
Funérailles de victimes d'une frappe pakistanaise sur Kaboul
-
Faste royal et coups de canon: le président nigérian démarre sa visite d'Etat au Royaume-Uni
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, le gel des taux directeurs de la Fed parti pour durer
-
Prix du pétrole et indicateur d'inflation minent Wall Street
-
IA : des eurodéputés veulent interdire la création de "deepfakes" sexuels
-
Foot: stupeur au Sénégal après la perte sur tapis vert du titre de champion d'Afrique
-
Au Pakistan, même les trafiquants de carburant subissent les effets de la guerre en Iran
-
Injections esthétiques illégales: un phénomène toujours en plein essor, malgré les alertes
-
IA: le gouvernement américain juge "inacceptable" le risque que lui fait courir Anthropic
-
Israël tue une autre figure iranienne et donne carte blanche à son armée
-
Une bizarrerie de plus chez l'ornithorynque
-
Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
-
Norvège: plus de sept ans de prison requis contre le fils de la princesse héritière, jugé pour viols
-
Dans le sud du Liban, les déplacés de la "zone rouge" fuient la mort et la destruction
-
Municipales: tractations bouclées, la bataille du second tour s’engage
-
Bombardement sur un hôpital de Kaboul: préparation des funérailles, lourd bilan, confirme une ONG
-
Les audiences des Oscars 2026 sont en baisse
-
Gims, Theodora, Helena: le made in France tracte le marché musical, selon un rapport
-
"Jusqu'au bout": au bord de la route, des Ukrainiens accueillent leurs prisonniers de guerre
-
Le Royaume-Uni et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur l'expulsion de migrants
-
Un juge ordonne la reprise des émissions de Voice of America
-
La Grande-Bretagne et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur la migration
-
Le loueur d'avions AerCap commande 100 monocouloirs A320 et A321 à Airbus
-
La Bourse de Paris dans le vert, avec la baisse des prix du pétrole
-
Le Parlement écossais rejette la légalisation de l'aide à mourir
-
Chikirou absente sur BFMTV: les débats relèvent de la "liberté" des chaînes, rappelle l'Arcom
-
Israël: sous les missiles iraniens, une vie de chiens
-
Pour les fans de BTS, un retour de bâton... lumineux
-
Frappe sur un hôpital à Kaboul: "des centaines de morts et de blessés", confirme une ONG
-
Le Venezuela prend sa revanche sur les Etats-Unis au baseball
-
A Dijon, sur les traces de Gaulois enterrés assis
-
Japon: le nombre de visiteurs chinois plonge à nouveau en février malgré le Nouvel An lunaire
-
Chili: les tranchées anti-migrants de Kast divisent à la frontière avec le Pérou
-
Un homme s'est introduit dans l'enclos d'une hippopotame star d'internet
RD Congo: des chercheurs, des parasites et des miliciens en Ituri
Le centre de recherche en maladies tropicales (CRMT) du Dr Tony Ukety est installé à la lisière d’un territoire contrôlé par des miliciens, qui sèment la terreur depuis plus de quatre ans dans la province de l’Ituri, aux confins nord-est de la RDC.
Pour atteindre le docteur et son équipe, il faut embarquer depuis Bunia, la capitale provinciale, dans un Cessna d’une douzaine de places piloté par des pasteurs américains.
A cause de la violence et des barrages dressés par les groupes armés et les soldats congolais, les routes ne sont plus sûres.
Après une trentaine de minutes de vol au-dessus de collines constellées de camps de déplacés, l’avion se pose près de la mission protestante de Rethy, où le CRMT a installé son laboratoire et ses bureaux en 2009.
Leur guerre à eux se livre contre les "microfilaires" de l’onchocercose, des vers microscopiques transmis par des mouches, qui se développent à l’intérieur du corps humain et finissent par rendre aveugles les personnes contaminées.
- Cécité des rivières -
Selon l’Organisation mondiale de la santé, 14 millions de personnes sont infectées par la "cécité des rivières", principalement dans les zones tropicales de l’Afrique subsaharienne.
L’essai clinique conduit par le Dr Ukety cherche à améliorer l’efficacité d’un nouveau traitement contre cette maladie.
Sous la loupe, la moxidectine, une molécule antiparasitaire récemment homologuée par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA).
L’onchocercose est endémique ici. Comme la peste et les conflits intertribaux.
Pour pouvoir tester ce médicament, il fallait "trouver des zones où personne n’avait encore été traité", explique le Dr Ukety. C'est le cas de certaines zones de l'est de la RDC qui, à cause de la guerre, n’avaient jamais reçu de traitement.
En ce jour de janvier, à quelques kilomètres de Rethy, dans le village de Kanga, les scientifiques reprennent le travail après un mois de chômage forcé. "A cause des attaques des miliciens, il n’y avait plus d’habitant ici", raconte Innocent Mananu, un ophtalmologue de l’équipe.
- Trop risqué -
Prendre la route était devenu trop risqué. "Nous ne pouvions plus atteindre ces villages", ajoute-t-il.
Dans le centre de santé décati de Kanga, on recrute de nouveaux participants à l’étude. Après un examen clinique et ophtalmologique, les laborantins prélèvent des morceaux de chair sur certains candidats. Ils veulent déceler la présence de microfilaires.
Ces échantillons sont apportés au CRMT et se retrouvent entre les mains de Joël Mande, le chef du laboratoire. Il les passe au crible à l’aide de machines et de microscopes dernier cri.
Hors de son labo, le microbiologiste Mande a une autre casquette. Il est le chef du secteur Walendu Tatsi. Une entité administrative et coutumière composée majoritairement de membres de la tribu Lendu, surtout connue aujourd’hui pour être un des principaux fiefs des miliciens de la Codeco (Coopérative pour le développement du Congo).
Sa position est périlleuse. S’il est trop proche de ses administrés, l'État l’accuse de complicité avec les rebelles. S’il fraye avec les autorités, il est indexé pour trahison à la cause Lendu et sa sécurité est menacée.
- Jeunes, armés, drogués -
A moins de trois kilomètres de son laboratoire, les Codeco sont là. Jeunes et armés, drogués au chanvre et à l’alcool.
Ils contrôlent tous les accès de Kpandroma, une localité voisine de Rethy, et prélèvent des taxes au marché et aux barrières qu’ils ont installées sur les routes.
Une dizaine de militaires sont pourtant déployés ici pour assurer la sécurité mais, faute de moyen, ils se soumettent au règne de la Codeco.
L’AFP a pu rencontrer les commandants de la principale faction de la Codeco: l’URDPC, l’Union des révolutionnaires pour la défense du peuple congolais, qui revendique plus de 30.000 combattants.
La discussion se tient dans l’ancien hôpital de Linga, pillé en 2020 par l'armée, à 20 km au sud de Rethy, au cœur du territoire qu’ils contrôlent.
Les miliciens de la Codeco sont accusés d'avoir commis de terribles massacres ces derniers mois dans des camps de déplacés occupés par des membres de la communauté Hema, une autre ethnie d'Ituri.
"Nos hommes sont intervenus contre les provocations des miliciens Hema - les "Zaïres" - qui se cachent dans les camps de déplacés", se défend Basa Zukpa Gerson, le jeune porte-parole de l’URDPC.
Au centre de recherche, le conflit n’entame pas la détermination du Dr Ukety et de ses confrères. La plupart des membres de son équipe sont des enfants du coin, ce qui leur tient lieu de protection. "Les incursions de miliciens ont un peu secoué nos activités mais nous sommes encore là et allons tenir le coup".
L’étude doit durer encore deux ans.
H.Thompson--AT