-
Les Bourses européennes ouvrent en léger repli
-
L'impunité des meurtres de journalistes augmente, alerte l'Unesco
-
Le drame des effondrements de la rue d'Aubagne à nouveau en procès à Marseille
-
Crise dans l'éducation: blocages et manifestations en vue en France pour la reprise des cours
-
Nouvelles restrictions à Delhi pour lutter contre la pollution
-
Inde: des dizaines de milliers de manifestants contre la révision des listes électorales
-
Charles III va parler au Commonwealth avec "franchise" du passé esclavagiste du Royaume-Uni
-
NBA : les Warriors portés par leur jeunesse, les Lakers par Doncic
-
Mobilisation du 5 novembre en France: au tour du monde du travail de descendre dans la rue
-
Incendie de Crans-Montana : le point sur l'enquête
-
Élections de mi-mandat: Trump veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes
-
La nuit de la Toussaint, une montagne aux Philippines s'illumine pour ses morts
-
Après la sécheresse et les canicules, le piment d'Espelette cherche de l'eau
-
En Inde, les familles royales d'antan en quête de nouveaux rôles sociaux
-
Agriculture: réclamer les aides, une démarche pas évidente après un été éprouvant
-
La Corée du Sud prévoit un budget record pour l'IA en 2027
-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
Gouvernance du sport et dérives du foot: un autre match s'ouvre à l'Assemblée
Masse salariale, droits de diffusion et pouvoir des fédérations : le sport français scrutera lundi l'hémicycle de l'Assemblée nationale, qui débat d'une loi visant à répondre aux "dérives" de la gouvernance du milieu professionnel, principalement du football.
A la veille du 16e de finale des Bleus dans le New Jersey, le monde du foot scrutera le résultat de cet autre match au cœur de Paris. Car le texte en question entend faire du bruit, avec une réforme qui toucherait la gouvernance du sport roi.
Les fédérations pourraient notamment retirer aux ligues, après approbation du ministre des Sports, leur "subdélégation de service public", en cas de "défaillance grave" ou "de décision" engendrant "des difficultés sérieuses de financement" par exemple.
Une mesure qui vise sans détour le football, englué depuis plusieurs années dans une crise de droits TV, au fil de conflits successifs avec ses diffuseurs (Canal+, Mediapro, DAZN...).
Lors du dépôt du texte en mars 2025, le patron de la Ligue de football professionnel (LFP) Vincent Labrune s'inquiétait d'ailleurs d'un potentiel "droit de vie ou de mort aux fédérations sur toutes les ligues professionnelles".
Un débat opposera toutefois les députés au gouvernement, qui souhaite pouvoir prolonger d'autorité dans certains cas une convention entre une fédération et une ligue.
- "Mesures positives" et "conséquences durables" -
Adopté à la quasi-unanimité au Sénat, à l'initiative des sénateurs Laurent Lafon (UDI, centre) et Michel Savin (Les Républicains), "le texte est consensuel malgré quelques divergences" à la chambre basse, souligne l'un des rapporteurs, le député Lionel Duparay (LR).
S'il arrive lundi au terme des quelque 300 amendements, il a de bonnes chances d'être adopté, pour peu que la mobilisation aléatoire des députés ces dernières semaines ne lui joue pas de tour.
Eclectique, il embrasse de nombreux sujets, de la popularisation des compétitions féminines à l'encadrement du métier d'agent sportif en passant par la lutte contre le piratage, en renforçant le pouvoir de l'Arcom.
Il entend aussi intégrer les associations de supporters dans la gouvernance du sport, limiter l'écart maximum de redistribution des revenus audiovisuels entre les équipes, et pose le principe d'un encadrement de la masse salariale d'un club à 65% de son budget.
Certaines mesures inquiètent d'ailleurs des dirigeants, comme l'obligation de diffusion en clair d'au moins un match par semaine.
Samedi, dans une tribune publiée par Le Figaro, une vingtaine d'entre eux, parmi lesquels les présidents du Paris SG Nasser Al-Khelaïfi ou de Lille Olivier Létang, ont redit leur opposition à la mouture actuelle, demandant le report de son examen.
"Les décisions prises aujourd'hui auront des conséquences durables sur l'attractivité du football français, sa capacité à attirer des investisseurs et à rivaliser avec les autres grandes ligues européennes", estiment-ils.
- Multipropriété -
Dans un communiqué commun, des ligues et représentants d'acteurs de différentes disciplines (football, rugby, cyclisme, handball, volley, basket, etc.) ont salué "de nombreuses dispositions très positives", mais se sont aussi inquiétés de certaines mesures sur la diffusion d'un match gratuit ou la place prise par les associations de supporters.
Président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (LR), a lui soutenu la réforme dans La Tribune Dimanche : "quand la gouvernance défaille, c'est toute la chaîne qui vacille, à commencer par les plus petits clubs amateurs".
Signe que la discussion sera scrutée, les députés ont subi du lobbying "sans arrêt", relate Sacha Houlié (Place publique), en pointe sur le texte.
Un autre débat majeur va toutefois diviser les parlementaires : le degré de coercition contre la multipropriété de clubs, à l'instar par exemple de Strasbourg, détenu par un consortium américain BlueCo, également à la tête de Chelsea en Angleterre.
L'insoumis Eric Coquerel avait fait voter en commission l'extension des pouvoirs de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), gendarme financier des clubs français, contre d'éventuelles "dérives".
En revanche l'interdiction pure et simple de la multipropriété d'un club français et d'un autre à l'étranger reste en débat, après un vote défavorable mais serré en commission. "Tout est ouvert" dans l'hémicycle, veut croire le député LFI.
En cas d'adoption à l'Assemblée, députés et sénateurs devront encore s'accorder sur une mouture commune.
R.Garcia--AT