Arizona Tribune - Le ministre britannique de la Défense à Chypre après des attaques de drones

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Le ministre britannique de la Défense à Chypre après des attaques de drones
Le ministre britannique de la Défense à Chypre après des attaques de drones / Photo: - - AFP

Le ministre britannique de la Défense à Chypre après des attaques de drones

Le ministre britannique de la Défense John Healey est à Chypre jeudi pour évoquer le "renforcement" des défenses aériennes et apaiser le mécontentement du gouvernement de l'île, quelques jours après qu'un drone a frappé une base britannique locale, en plein conflit au Moyen-Orient.

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De son côté, le Premier ministre Keir Starmer a annoncé le déploiement de quatre avions Typhoon "supplémentaires" au Qatar, afin de "renforcer" les "opérations défensives" du Royaume-Uni dans ce pays et au Moyen-Orient.

Le dirigeant travailliste n'a pas précisé le nombre d'avions de combat britanniques déjà présents dans la région. Mais il a redit qu'en janvier et février, le Royaume-Uni avait "transféré des équipements défensifs à Chypre et au Qatar", dont des avions de chasse, des systèmes de défense aérienne, des missiles, des radars sophistiqués capables d'abattre des drones, "afin d'être prêts à faire face à tout conflit".

La visite de John Healey sur l'île méditerranéenne intervient alors que le gouvernement britannique est critiqué par les autorités chypriotes pour avoir tardé à déployer des renforts pour protéger ses deux bases sur l'île.

"L'amitié de longue date entre le Royaume-Uni et la République de Chypre reste solide face aux menaces iraniennes", a indiqué le ministre dans un message sur X, accompagné d'une photo de lui et de son homologue chypriote Vasilis Palmas.

Il a ajouté avoir évoqué avec lui "le renforcement de nos défenses aériennes par le Royaume-Uni afin de garantir notre sécurité commune".

Outre la frappe de drone qui a touché la base d'Akrotiri dans la nuit de dimanche à lundi, deux autres drones qui visaient aussi cette même base aérienne ont été interceptés lundi.

Une source gouvernementale chypriote avait indiqué lundi soir que le drone parvenu sur la base avait été tiré depuis le Liban "probablement" par la milice pro-iranienne du Hezbollah.

John Healey a simplement confirmé que le drone, de type Shahed, "n'avait pas été tiré depuis l'Iran".

- Un hangar touché -

Downing Street a indiqué qu'un hangar avait été touché par le drone, qui a fait des dégâts "minimes". Le gouvernement britannique avait dans un premier temps dit qu'une piste de la base avait été touchée.

Dans une interview mercredi soir à la BBC, l'ambassadeur de Chypre au Royaume-Uni, Kyriacos Kouros, s'est dit "déçu" par le peu d'informations partagées avec la population chypriote après ces tirs de drones.

Il a appelé les autorités britanniques à "coopérer plus" avec les autorités locales, pour s'assurer que "de tels incidents ne se reproduisent pas".

Le destroyer britannique HMS Dragon, dont le Premier ministre Keir Starmer avait annoncé l'envoi mardi, ne pourra prendre la mer depuis Portsmouth (sud de l'Angleterre) que "la semaine prochaine" et devrait mettre plusieurs jours ensuite pour rejoindre la Méditerranée orientale, a indiqué mercredi un responsable occidental sous couvert d'anonymat.

"Le seul navire que nous envoyons, le HMS Dragon, est toujours à Portsmouth (sud de l'Angleterre, ndlr). Ce n'est pas suffisant", a déploré mercredi la cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch en interpellant Keir Starmer au Parlement.

La Turquie s'est elle aussi retrouvée prise malgré elle dans le conflit, après l'interception d'un missile tiré depuis l'Iran se dirigeant vers son espace aérien.

Selon un responsable turc, la cible était vraisemblablement une base militaire de Chypre.

Jeudi, l'Espagne a annoncé l'envoi à Chypre pour des missions de "protection" d'une frégate, qui accompagnera le porte-avions français Charles de Gaulle et d'autres bâtiments de la marine grecque. L'Italie a elle aussi indiqué jeudi l'envoi de moyens navals pour défendre Chypre.

H.Gonzales--AT