-
Canicule: dans les Ehpad, le plan bleu pour protéger les résidents
-
Les députés favorables à une autonomie de la Corse, prochaine étape incertaine au Sénat
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record en France et attendue en Angleterre
-
Face à l'IA, Cate Blanchett lance un site pour faire valoir les droits de chacun
-
Carburants: TotalEnergies veut maintenir le plafonnement dans les stations-service rurales
-
Liban: plusieurs tirs de l'armée israélienne dans le sud, deux morts
-
L1: l'entraîneur Gary O'Neil quitte déjà Strasbourg pour Ipswich Town
-
Les Bourses européennes clôturent en baisse, mais atténuent le coup de chaud sur la tech
-
A Bruxelles, une rencontre inédite entre responsables talibans et l'UE sur l'immigration
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record attendue en Angleterre
-
Lyhanna: Lecornu donne rendez-vous aux parlementaires à l'automne pour la "loi intégrale"
-
Catastrophes naturelles: la moitié des dégâts assurés causés par la sécheresse en 2025
-
La canicule enchaîne les records, Lecornu mobilise le système de santé
-
Le coup de semonce sur les valeurs de la tech touche les Bourses mondiales
-
Foot: pendant le Mondial, les affaires continuent
-
La relance du logement neuf encore "loin du compte", selon la FFB
-
Wall Street: la tech vacille, le Nasdaq chute de plus de 2% à l'ouverture
-
Des responsables talibans à Bruxelles pour parler d'immigration
-
Blés secs et volailles asphyxiées: l'effet caniculaire en agriculture
-
Une expédition va récupérer le corps de "Green Boots", fameux mort de l'Everest enfin identifié
-
Tensions avec Varsovie: Zelensky absent d'une conférence clé sur l'Ukraine en Pologne
-
Des responsables talibans à Bruxelles pour parler immigration
-
Les Bourses mondiales cèdent du terrain face à la débandade de la tech
-
Ormuz : trafic maritime record lundi depuis le début de la guerre
-
Mondial-2026: Messi et Mbappé à la course aux buts, Ronaldo attendu au tournant
-
L'IA pourrait surpasser les connaissances de cybersécurité "en quelques mois" (Five Eyes)
-
Canicule : des températures records attendues jusqu'en Angleterre
-
Laurence Ferrari va piloter la couverture de la présidentielle sur CNews
-
La canicule enchaîne les records, infrastructures et organismes à rude épreuve
-
L'Iran refuse l'accès des inspecteurs nucléaires à ses sites bombardés
-
Le chef de l'ONU demande "toute la vérité" sur le coût climatique de l'IA
-
L'Iran sera "le seul pays" habilité à décider de l'utilisation de ses avoirs débloqués, selon son ambassadeur
-
Un entrepreneur indien, Kunal Shah, nommé nouveau patron de WhatsApp
-
#MeToo: la justice refuse de rouvrir l'enquête pour viol visant Luc Besson
-
Canicule: la chaleur gagne encore du terrain en Europe
-
Sri Lanka: une unité militaire spéciale pour endiguer une épidémie de dengue
-
La Bourse de Paris recule, la tech inquiète
-
Vague de chaleur en Europe : les derniers développements
-
Les Bourses mondiales plombées par le recul de la tech
-
Des responsables talibans attendus mardi à Bruxelles pour parler immigration
-
La canicule gagne du terrain, infrastructures et organismes à rude épreuve
-
Mondial-2026: le Portugal en pleine telenovela Cristiano Ronaldo
-
Mondial-2026: "Hey Jude", l'Angleterre a retrouvé son Bellingham
-
Un entrepreneur indien nommé nouveau patron de WhatsApp
-
Mondial-2026: Mbappé et Messi, l'émulation à son meilleur
-
L'euro numérique fera-t-il de l'ombre à Visa et Mastercard?
-
Au Turkménistan, pays reclus, une très timide ouverture au tourisme
-
Cancers et maladies cardiovasculaires restent en tête des décès en France
-
En Corée du Sud, Starbucks ferme temporairement 2.000 cafés après un fiasco publicitaire
-
Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations
Partir ou rester? Le dilemme des parents ukrainiens à Bakhmout bombardé
Tania, quatre ans, tremble dans les bras de sa mère, les yeux grands ouverts, alors que le déluge de tirs d'artillerie résonne autour de la ville ukrainienne de Bakhmout, en première ligne de front dans l'Est.
Olena a été inventive jusqu'à présent pour essayer de cacher la vérité sur ce qui se passe à sa fille aux cheveux bouclés, mais sa créativité s'épuise.
"Parfois, je monte juste le volume de la télé (...). Si je dis constamment à l'enfant que c'est la guerre, je vais déranger son esprit. Mais je pense qu'elle comprend", dit-elle à l'AFP.
Bakhmout - l'une des rares villes encore sous contrôle ukrainien dans la région de Donetsk - est désormais au centre de l'offensive russe dans l'est du pays.
La prise de cette ville donnerait à la Russie le contrôle d'une autoroute stratégique et d'une voie d'approvisionnement, ouvrant la voie vers Kramatorsk, capitale administrative de la partie de la région de Donetsk, contrôlée par Kiev.
La famille d'Olena est l'une des rares à être restée avec leurs enfants à Bakhmout, située à seulement six kilomètres des positions russes.
Plus d'un tiers de la population de la ville qui comptait 73.000 habitants avant la guerre a fui. Samedi, le président Volodymyr Zelensky a exhorté tous les habitants de la région à évacuer.
Les rues sont presque désertes dans cette petite ville verdoyante, livrée aux chars roulant dans la rue et au rugissement constant des échanges d'artillerie.
- "Evacuation obligatoire" -
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté samedi les quelques 200.000 civils restants encore dans les zones sous contrôle ukrainien de la région de Donetsk à partir dès que possible.
"Plus il y a de gens qui quittent la région de Donetsk maintenant, moins l'armée russe tuera de gens", a-t-il déclaré.
Kiev a annoncé "une évacuation obligatoire" et a promis d'aider ceux qui partiraient.
La vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a motivé cette décision par la destruction des réseaux de gaz et l'absence de chauffage l'hiver prochain dans la région.
Mais la plupart de ceux qui refusent de quitter Bakhmout avancent à peu près les mêmes arguments: trop pauvres, trop malades, trop vieux pour recommencer dans un nouvel endroit.
"La mère de mon mari est alitée depuis cinq ans et nous ne pouvons pas l'abandonner", explique Olena.
Les récentes frappes sur la ville, qui ont fait trois morts et de nombreux blessés, ont amené certains à reconsidérer leur décision de rester coûte que coûte.
- "Plus rien à prendre ici" -
C'est le cas de Kateryna qui prend un bus d'évacuation à Bakhmout avec ses trois enfants, âgés de huit, six et deux ans et demi.
Les larmes aux yeux, ils disaient adieu à leur mari et père Artem, qui restera à Bakhmout "parce que quelqu'un doit le faire".
Un pansement couvre une partie de la joue de Kateryna, tandis que son dos est parsemé d'ecchymoses et d'égratignures, causées par des éclats d'obus.
"Nous nous attendions à ce que tout se passe bien et c'est pourquoi nous avons attendu si longtemps. Mais ce n'est pas le cas. Je vois toujours un avenir pour mes enfants ici car un jour la situation sera à nouveau stable", espère Artem.
Au centre-ville, Olena, son mari et leur fille enfourchent le petit scooter rouge qu'ils partagent tous pour se déplacer, avec la petite Tania au premier rang.
"Il n'y a plus rien à prendre ici. Quand (les Russes) viendront, tout sera détruit", a-t-elle déclaré.
"Qui va reconstruire ? Combien d'années faudra-t-il à nos enfants pour tout reconstruire?", s'interroge-t-elle.
W.Morales--AT