-
Macron et Meloni vont mettre en scène leur "bonne entente" sur la Côte d'Azur
-
Réformes cubaines: un virage à la chinoise ou un capitalisme oligarchique ?
-
TotalEnergies fixé jeudi dans le procès à fort enjeu sur son devoir de vigilance
-
Deux séismes de très fortes magnitudes frappent le Venezuela, immeubles effondrés à Caracas
-
Le Kenya attend dans la crainte des manifestations pour le 2e anniversaire d'une répression sanglante
-
A Gdansk, une conférence sur l'Ukraine sans Zelensky
-
Colombie: Abelardo de la Espriella désigné vainqueur de la présidentielle
-
Séisme de magnitude 7,1 au Venezuela, immeubles effondrés à Caracas
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: les préventes sont lancées pour "Grand Theft Auto VI"
-
L'ampleur de la dette française connue jeudi, en pleine préparation du budget 2027
-
A Washington, des rescapés climatiques américains venus demander des comptes
-
Adieu la CPME: la 2e organisation patronale devient Les Entrepreneurs, pour une nouvelle ère
-
Mondial-2026: qualification inédite du Canada, malgré la défaite face à la Suisse
-
CNews mise en demeure par l'Arcom: "Une décision politique", selon Saada
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" a débuté les précommandes de l'année
-
Ebola: un médecin testé positif en France à son retour de RDC, des cas contacts isolés
-
Rubio promet de défendre les intérêts des pays du Golfe dans les négociations avec l'Iran
-
La cause du décès de Lyhanna encore inconnue après l'autopsie
-
Canicule: encore 15.000 foyers sans électricité dans le Finistère, 680 dans le Vaucluse
-
Canicule: la France va de record en record, la clim' fait débat
-
Mondial-2026: Tchouaméni, décollage attendu
-
Trump met à nouveau la pression sur les sénateurs républicains
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre baisse du pétrole et interrogations sur la tech
-
Ormuz: "quelques semaines" nécessaires pour évacuer les marins, selon le patron de l'agence maritime de l'ONU
-
Au Parc zoologique de Paris, Isis et Inaya incarnent l'espoir des Lions du Nord
-
Bourses européennes: Paris et Londres terminent dans le vert, Francfort plombé par Rheinmetall
-
"C'est tendu": après les frappes ukrainiennes, des Moscovites subissent les pénuries de carburant
-
Des scientifiques détectent les empreintes de la frontière d'un trou noir
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes
-
Trump refuse de signer une loi sur le logement tant qu'un texte sur les élections n'est pas adopté par le Sénat
-
Le groupe franco-allemand KNDS met le cap sur la Bourse cet été
-
OpenAI dévoile sa puce IA "Jalapeño"
-
En pleine canicule, le gouvernement présente un projet de loi accusé de "sauver les bouilloires thermiques"
-
Allemagne : un monument en hommage aux Témoins de Jéhovah persécutés par les nazis
-
La canicule s'accentue en Europe, la climatisation en question
-
Examen: pas de report du brevet malgré la canicule
-
Wall Street ouvre sans grand mouvement dans l'attente des résultats de Micron
-
Le protocole d'accord, une "déclaration de défaite de l'Amérique" selon l'Iran
-
Astro Boy fait peau neuve et revient à la télévision en 2027
-
Le groupe franco-allemand KNDS enclenche l'une des plus grosses entrées en Bourse de l'année
-
Financement de l'université: un rapport préconise de changer de modèle et d'augmenter les frais d'inscription
-
Canicule: l'Europe suffoque, la climatisation en débat, le réseau électrique sous tension
-
"Cruel, sadique et inhumain": le récit des militants de la "Flottille pour Gaza", au centre d'enquêtes pour tortures
-
Ebola: un premier cas identifié en France, un médecin revenu de RDC
-
L'UE veut rendre 8 milliards d'euros par an aux entreprises via une réforme fiscale
-
La France en surchauffe, la climatisation en débat
-
Le groupe CMA Media veut vendre les neuf chaînes BFM locales pour faire des économies (direction)
-
"Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes jeudi à minuit et vise des records
-
Le cœur de la Voie lactée photographié comme jamais grâce à Euclid
-
A Tyr, des Libanais cherchent le "parfum" de leurs maisons détruites par la guerre
Des Iraniens dans les rues de Téhéran vendredi soir
De nouvelles manifestations contre le pouvoir ont eu lieu vendredi soir en Iran, notamment à Téhéran où des habitants ont défilé sur plusieurs artères, selon une vidéo vérifiée par l'AFP et des images parues sur les réseaux sociaux en dépit d'une coupure nationale des communications internet.
Au treizième jour d'un mouvement de contestation qui prend de l'ampleur malgré la répression, des habitants frappaient sur des casseroles et scandaient des slogans hostiles au pouvoir, dont "mort à Khamenei", en référence au guide suprême iranien.
D'autres images publiées sur les réseaux sociaux montraient des manifestations similaires ailleurs à Téhéran. Et des chaînes de télévision en persan basées à l'étranger ont diffusé des vidéos de nombreux protestataires à Machhad, dans l'est de l'Iran, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.
"Des indices crédibles laissent penser que la République islamique pourrait tenter de transformer cette nuit en un massacre, sous le couvert d'un black-out total des communications", s'est inquiétée la lauréate du prix Nobel de la Paix 2003, l'avocate iranienne en exil Shirin Ebadi.
La connectivité est "réduite à 1% de son niveau habituel", a précisé l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.
La coupure d'internet "n'est pas un problème technique en Iran, c'est une tactique", a jugé Shirin Ebadi, disant avoir été informée que des centaines de personnes ont été transportées jeudi dans un hôpital de Téhéran avec des "blessures graves aux yeux" causées par des tirs de fusils à plombs.
Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d'autres blessés à travers l'Iran depuis le début le 28 décembre de la contestation, a dénombré vendredi l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.
Jeudi soir, des images vérifiées par l'AFP avaient déjà montré des foules de personnes à pied à Téhéran.
Et vendredi, la télévison iranienne a montré les dégâts causés, citant le maire de Téhéran parlant de plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels.
Un procureur du district de la ville d'Esfarayen, dans l'est de l'Iran, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité ont été tués jeudi soir lors de manifestations, selon le pouvoir judiciaire.
- Messages de fermeté -
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne "reculerait pas" face à la vague de contestation qui défie la République islamique, en place depuis 1979.
Devant ses partisans scandant en écho "mort à l'Amérique", Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d'Etat.
"La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs", a-t-il lancé, dénonçant la destruction la veille à Téhéran d'un bâtiment par "une bande de vandales".
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé les Etats-Unis et Israël d'ingérence dans le mouvement de contestation, tout en écartant la possibilité d'une intervention militaire étrangère.
"Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n'aurait cru possible il y a encore quelques semaines", a affirmé vendredi soir le président américain Donald Trump, en estimant que l'Iran avait "de gros problèmes".
La veille, il avait de nouveau menacé de "frapper très fort" l'Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants.
- "Intimider et punir" -
Le fils de l'ancien chah et figure de l'opposition en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a demandé vendredi à Donald Trump d'intervenir sans tarder en Iran.
Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.
Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l'ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien.
Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé les méthodes utilisées "pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques".
Trois dirigeants européens, Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont condamné "fermement" vendredi "le meurtre de manifestants" et les "violences" commises par les forces de sécurité en Iran, appelant les autorités iraniennes à "faire preuve de retenue".
O.Brown--AT