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Electricité bas carbone: l'Inde franchit un cap mais la route vers la neutralité sera longue
L'Inde a annoncé ces derniers jours que 50% de sa capacité de production d'électricité était désormais d'origine renouvelable, avec cinq ans d'avance sur le calendrier fixé par le traité de Paris.
Ce succès a été salué par le gouvernement mais, selon les ONG de défense de l'environnement, le chemin vers la neutralité carbone du troisième pollueur de la planète est encore long.
Quel cap a franchi l'Inde?
Selon le ministre des Energies renouvelables, Pralhad Joshi, 242,8 des 484,8 gigawatts (GW) de capacité de production électrique dont dispose le pays sont fournis par des énergies non-fossiles .
Ces capacités dites "installées" provenaient fin juin de l'énergie solaire (116 GW), devant l'hydroélectrique (54 GW), l'éolien (52 GW), les bioénergies (12 GW) et le nucléaire (9 GW), selon le ministère.
"C'est un pas de géant vers une Inde plus verte et plus propre", s'est enthousiasmé M. Joshi.
L'Inde, dont la capacité de production en énergies renouvelables a triplé ces dix dernières années, a en outre franchi cette barre cinq ans avant l'échéance fixée en 2015 à Paris.
"En matière de capacité de production en énergie solaire, l'Inde a dépassé l'Allemagne et le Japon et occupe la 3e place mondiale" derrière la Chine et les Etats-Unis, souligne le ministère.
Le géant du sous-continent n'entend pas s'arrêter là. Il veut passer le cap des 500 GW de capacité de production en énergies renouvelables à l'échéance 2030.
La plus grande "ferme" solaire au monde, d'une capacité de 30 GW, doit entrer en service à pleine puissance d'ici à 2029 dans le désert indien du Gujarat.
L'électricité indienne est-elle plus "verte"?
L'annonce du gouvernement est "significative", reconnaît Avantika Goswami, du Centre pour la science et l'environnement (CSE) de New Delhi, d'autant plus que l'Inde "a des besoins en énergie croissants".
Mais, ajoute-t-elle aussitôt, il ne faut pas confondre capacité de production et production.
Les chiffres officiels le confirment, 73% de l'électricité consommée en Inde reste générée par de très polluantes centrales à charbon. Seuls 13% sont issus de panneaux solaires ou d'éoliennes.
"La production actuelle issue d'énergies renouvelables reste très faible", résume Avantika Goswami, "c'est le principal défi de l'Inde".
Pourquoi le charbon reste roi?
Par définition, les énergies solaire et éolienne sont intermittentes, soumises aux contraintes de la nature, et peu efficaces dès lors qu'il s'agit de répondre aux pics de consommation.
Il faudrait pour cela augmenter considérablement les capacités de stockage de l'électricité produite par le soleil et le vent.
"Notre capacité en énergies renouvelables augmente vite: de 25 à 30 GW chaque année", dit M. Joshi. "Mais sans stockage, nous allons la gaspiller ou alors devoir continuer à nous reposer sur le charbon."
L'Inde ne dispose pour l'heure que d'une capacité de stockage par batteries de 505 mégawatts par heure (MWh), nettement insuffisante. Elle a lourdement investi pour la développer.
Le stockage pose aussi la question de la dépendance de l'Inde vis-à-vis de la Chine, première productrice mondiale des terres rares indispensables à la fabrication des batteries.
"C'est une préoccupation stratégique", relève Harjeet Singh, de la Fondation pour le climat.
Le charbon devrait donc encore rester le "roi" du marché de l'électricité pendant longtemps.
Seuls les barrages ou les centrales à charbon ou nucléaires peuvent pour l'heure répondre aux besoins croissants en électricité du pays le plus peuplé du monde (1,4 milliard d'habitants).
Le parc indien de centrales à charbon est jeune, 60% sont âgées de moins de quinze ans, et remplacer les centrales thermiques serait ruineux.
Et la réduction des émissions de CO2?
L'Inde assure être capable de tenir ses objectifs ambitieux de réduction de gaz à effet de serre. "Nous sommes en ligne pour y parvenir", dit-on au gouvernement.
La barre est haute: baisse de 45% des émissions de carbone d'ici à 2030 et neutralité en 2070.
L'Inde est responsable de 7% des émissions de CO2 mondiales, loin derrière la Chine et les Etats-Unis.
Pour améliorer sa performance, alors que la demande d'électricité devrait encore doubler d'ici deux ans, le CSE insiste sur une meilleure efficacité des centrales à charbon.
"C'est en combinant une forme de +décarbonation du charbon+ et en intégrant plus d'énergies renouvelables dans le réseau que nous réussirons", juge Avantika Goswami.
R.Lee--AT