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L'offensive anti-immigration de Trump, une aubaine pour les prisons privées
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump fait tout pour effectuer les expulsions massives d'immigrés qu'il a promises. Si sa vaste offensive commence à diviser l'opinion, elle fait en revanche les affaires des prisons privées, un secteur en pleine expansion.
A California City, bourgade située dans le désert au nord de Los Angeles, l'ouverture prochaine d'un nouveau centre de rétention suscite l'enthousiasme. Opéré par CoreCivic, géant de l'industrie carcérale privée, l'établissement doit créer 500 emplois et apporter plus de deux millions de dollars de recettes fiscales à la ville.
"Beaucoup de nos habitants ont déjà été embauchés pour travailler dans ce centre", explique à l'AFP le maire, Marquette Hawkins, en assurant que ses concitoyens soutiennent majoritairement le projet.
"Toute source de revenus qui va aider la ville à se reconstruire, à se revaloriser, sera perçue comme un atout", résume-t-il.
L'offensive anti-immigration de Donald Trump frappe particulièrement la Californie et Los Angeles, théâtre de manifestations le mois dernier.
Et les arrestations grimpent partout aux Etats-Unis: le nombre de personnes détenues par la police de l'immigration a atteint un sommet en juin, avec plus de 60.000 immigrés en situation irrégulière incarcérés.
- Moyens colossaux -
Le président avait promis de cibler les criminels, mais la majorité des détenus n'ont pas de casier judiciaire, selon les statistiques d'ICE.
Plus de 80% d'entre eux sont envoyés dans des centres privés, plutôt que des établissements fédéraux, d'après le projet TRAC de l'Université de Syracuse.
Une tendance appelée à s'accentuer, dans un pays qui a l'habitude de confier la gestion de ses prisons au privé: la "grande et belle loi" récemment votée par le Congrès prévoit d'allouer 45 milliards pour la construction de nouveaux centres de rétention partout aux Etats-Unis.
Ces moyens colossaux doivent permettre d'enfermer jusqu'à 100.000 étrangers en attente d'expulsion.
En mai, le directeur de CoreCivic, Damon Hininger, faisait déjà état d'une activité record lors d'une conférence d'investisseurs.
"Jamais dans l'histoire de notre entreprise, vieille de 42 ans, n'avons-nous connu autant (...) de demande pour nos services", expliquait-il.
L'expansion du secteur s'accompagne de sérieuses interrogations sur le respect des droits humains, dans ces centres où chaque détenu supplémentaire augmente les profits.
Human Rights Watch a publié cette semaine un rapport alarmant basé sur des témoignages de Floride, décrivant des traitements "dégradants et déshumanisants": cellules surpeuplées dans un froid glacial, migrants dormant au sol sous des néons permanents, privés d'hygiène élémentaire.
- "Bombe à retardement" -
En Californie, le centre de rétention d'Adelanto, une autre ville désertique au nord de Los Angeles, cristallise les inquiétudes depuis que la police de l'immigration a intensifié ses opérations coup de poing en juin.
L'établissement, qui comptait une poignée de détenus en début d'année, enferme désormais plusieurs centaines de personnes.
"C'est une bombe à retardement", dénonce Kristen Hunsberger, une avocate du Law Center for Immigrant Advocates. Selon elle, un de ses clients a attendu "six ou sept heures pour obtenir de l'eau propre".
Les mauvais traitements constituent "une stratégie pour épuiser les gens", afin qu'ils acceptent d'être expulsés, estime-t-elle.
Plusieurs élus démocrates ont tenté de visiter le centre ces dernières semaines, mais tous n'y ont pas été admis.
"Nous avons entendu des récits horrifiants de détenus arrêtés violemment, privés de soins médicaux de base, isolés pendant des jours et laissés blessés sans traitement", a assuré la parlementaire Norma Torres, après avoir été empêchée d'entrer.
Contactée par l'AFP, l'entreprise GEO Group, gestionnaire du centre d'Adelanto, a balayé toute accusation, tout comme l'administration Trump.
"Les affirmations selon lesquelles il y aurait de la surpopulation ou des conditions inadéquates dans les installations d'ICE sont catégoriquement FAUSSES", a assuré une porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure (DHS).
Selon elle, "tous les détenus reçoivent des repas adéquats, des soins médicaux et ont la possibilité de communiquer avec leurs familles et avocats".
Un discours qui ne correspond pas à l'expérience vécue par Alejandra Morales. Son mari sans-papiers a été détenu pendant cinq jours dans un centre fédéral de Los Angeles, avant d'être transféré à Adelanto.
A Los Angeles, "ils ne les laissent même pas se brosser les dents, ni se laver, rien", raconte-t-elle. "Ils les font dormir par terre, dans une cellule, tous ensemble."
L.Adams--AT