-
Le procès pour corruption de Rachida Dati s'est ouvert, en l'absence de Carlos Ghosn
-
Philippe Brun écarté pour des accusations de violence, la primaire de la gauche commence mal
-
Périscolaire à Paris: le maire Emmanuel Grégoire exprime ses "profonds regrets" devant le Sénat
-
Premier procès à Macao en vertu de la loi de sécurité nationale
-
La plus grande aciérie d'Italie pourrait passer à l'électrique, selon le gouvernement
-
L'ancien président du Kosovo Hashim Thaçi condamné à 25 ans de prison pour crimes de guerre
-
Indonésie : les incendies, menace supplémentaire pour l'éléphant de Sumatra
-
A moins de 1,70 euro le litre de carburant, les stations d'Andorre font le plein
-
Réseaux sociaux: l'UE propose une interdiction aux moins de 13 ans et des "mini-comptes" pour ados
-
Carburants: Macron demande au gouvernement une "totale mobilisation" sur l'approvisionnement et les prix
-
Gaza: 20 morts et des dizaines de disparus dans l'effondrement d'un immeuble
-
Brad Pitt, Penélope Cruz et Marion Cotillard au festival de cinéma de Saint-Sébastien
-
Revolut victime d'une usurpation d'identité, des données clients compromises
-
Sur la côte baltique, les sociaux-démocrates tentent de stopper la vague de l'extrême droite
-
IA: le pape met en garde contre une dépendance croissante aux algorithmes
-
La Bourse de Paris en légère hausse avant la Fed
-
Tarte au citron et cornichon, cannelé à la patate douce: l'IA aux fourneaux dans les supérettes japonaises
-
Pêcheurs en colère: levée du blocage du dépôt pétrolier de Frontignan
-
Patrick Bruel autorisé par la justice à se rendre à l'étranger
-
Energie, produits frais : en France, l'inflation grève le pouvoir d'achat des plus précaires
-
Réseaux sociaux: l'UE propose une interdiction aux moins de 13 ans et des "mini-comptes" pour les moins de 15 ans
-
Von der Leyen veut faire du Canada le "premier membre associé" de l'UE
-
En Hongrie, la chasse à la corruption sous le régime Orban se heurte à la réalité
-
Face à la violence, le Brésil tenté à son tour par le modèle Bukele
-
Carburant: nouveau blocage d'un dépôt pétrolier dans l'Hérault par des pêcheurs
-
Au G20 Energie, les Etats-Unis cherchent à vanter leur puissance et faire oublier la guerre en Iran
-
OpenAI, Anthropic et Google travaillent à un régulateur de l'IA, projet menacé par un blocage politique
-
Champs desséchés, vaches rachitiques : l'Amérique centrale ravagée par El Niño
-
Ursula von der Leyen reçoit Mark Carney, pour intensifier le rapprochement UE-Canada
-
Législatives en Russie : sous le choc après des frappes de drones, Tambov s'apprête à voter sans illusions
-
Le patron allemand d'une startup militaire vit caché, de crainte de tueurs russes
-
Star Ac, Céline Dion, concerts... Le DJ Mosimann aligne les étoiles
-
Réseaux sociaux interdits aux mineurs dans un nombre croissant de pays
-
IA: après le "fait maison", le "fait par un humain" ?
-
Le film "Resident Evil" transpose l'esprit du jeu vidéo sur grand écran
-
Au Bhoutan, royaume de l'hydroélectricité, le solaire gagne du terrain
-
Un projet de l'armée américaine ravive les souvenirs de la guerre aux Palaos
-
Ryad accuse les Houthis du Yémen d'avoir attaqué La Mecque
-
Brésil: la Cour suprême étale en direct ses divisions avant la présidentielle
-
Crimes de guerre : l'ancien président du Kosovo Hashim Thaçi fixé sur son sort
-
Protection des jeunes en ligne : l'UE passe à l'action
-
Taux d'intérêt américains: rare tension autour de la décision de la Fed
-
Espagne: le Real Madrid s'en sort à Elche grâce à Espi et Mbappé
-
Foot: l'Argentine fera ses adieux à l'idole Messi lors d'un match amical le 6 octobre
-
Flambée du pétrole et taux élevés crispent Wall Street avant la Fed
-
Donald Trump a "fait du bien" à l'Otan, selon le président finlandais Alexander Stubb
-
Islande : présentation début 2027 d'un projet de loi qui pourrait interdire la chasse à la baleine
-
Rembarré par la Cour suprême sur le vote par correspondance, Trump fustige une décision "horrible"
-
Un texte clé de régulation des cryptomonnaies échoue au Sénat américain
-
Budget : rassemblement devant Bercy contre "l'austérité climatique"
Afghanistan: les talibans estiment "se rapprocher" d'une reconnaissance internationale
Les talibans "se rapprochent" d'une reconnaissance internationale après leur visite en Norvège, a déclaré leur ministre des Affaires étrangères lors d'un entretien avec l'AFP, tout en affirmant que le nouveau régime n'agira "sous la pression de personne" en matière de droits humains.
Chef de la diplomatie des nouveaux maîtres de l'Afghanistan, Amir Khan Muttaqi a également appelé les Etats-Unis à débloquer les milliards d'avoirs afghans actuellement gelés pour lutter contre la profonde crise humanitaire dans le pays.
Aucun Etat n'a encore reconnu le gouvernement instauré par les talibans depuis leur prise de pouvoir en août, à la faveur du retrait des troupes américaines.
Mais la légitimité des fondamentalistes islamistes s'accroît progressivement, selon M. Muttaqi.
"Concernant le processus pour être officiellement reconnus, (...) nous nous rapprochons de cet objectif", a-t-il déclaré à l'AFP lors de son premier entretien à la presse depuis les discussions tenues la semaine dernière en Norvège entre les talibans et plusieurs diplomaties occidentales.
"C'est notre droit, le droit des Afghans. Nous poursuivrons notre combat politique et nos efforts jusqu'à obtenir notre droit", a-t-il ajouté.
Les talibans affichent leur visite à Oslo, leur première réception diplomatique sur le sol européen depuis leur retour au pouvoir, comme un signe de reconnaissance internationale.
Mais la Norvège, qui revendique une longue tradition de médiation internationale, estime que ces discussions ne constituaient "pas une légitimation ni une reconnaissance".
"La communauté internationale souhaite avoir des interactions avec nous", a toutefois remarqué M. Muttaqi, en faisant valoir que son gouvernement travaille activement avec elle sur plusieurs dossiers. Un signe selon lui de la légitimité croissante des talibans.
- Souveraineté -
Plusieurs pays ont déjà leur ambassade à Kaboul et M. Muttaqi prévoit d'autres réouvertures.
"Nous nous attendons à ce que les ambassades de certains pays européens et arabes ouvrent elles aussi", a-t-il assuré.
Le nouveau régime taliban refuse toutefois d'agir sous la pression internationale, selon lui.
Le gouvernement suit sa propre feuille de route en matière de droits humains, a-t-il affirmé, alors que les universités publiques ont rouvert dans une poignée de provinces d'Afghanistan mercredi et que quelques étudiantes sont revenues en cours, séparées des hommes.
"Notre action dans le pays n'est pas pensée pour satisfaire des exigences, et nous ne décidons sous la pression de personne", a-t-il insisté.
Les talibans assurent s'être modernisés par rapport à leur précédent règne (1996-2001), lorsqu'ils interdisaient toute contestation et piétinaient largement les droits humains.
Mais ils n'ont pas tardé à évincer les adolescentes de nombreux collèges et lycées publics, à imposer aux femmes l'accompagnement d'un homme de leur famille proche lors des longs trajets, et à les exclure de la plupart des emplois publics.
M. Muttaqi a nié cette purge dans la fonction publique, pourtant clairement établie. Dans les rues de Kaboul, comme dans d'autres régions, des milliers de femmes fonctionnaires expliquent avoir perdu leur emploi ou ne pas avoir été payées depuis des mois.
"Aucun des 500.000 employés du précédent régime, homme ou femme, n'a été licencié. Ils sont tous payés", a-t-il assuré.
- Aide cruciale -
Depuis l'arrêt de l'aide internationale, qui représentait environ 75% de son budget, et le gel par les Etats-Unis de 9,5 milliards de dollars d'avoirs de la Banque centrale afghane, l'Afghanistan s'enlise dans une profonde crise humanitaire.
Dans ce pays déjà ravagé par la sécheresse, la famine menace aujourd'hui 23 millions d'Afghans, soit 55% de la population, selon l'ONU.
Le respect des droits humains, notamment ceux des femmes, est érigé par de nombreuses diplomaties en condition préalable à un éventuel retour de l'aide.
Depuis leur conquête du pouvoir, les talibans dispersent la plupart des manifestations d'opposition, ont arrêté certaines voix critiques du régime et ont tabassé ou arrêté des journalistes. Une réalité également rejetée par M. Muttaqi.
"Jusqu'à présent, nous n'avons arrêté personne qui soit contre l'idéologie (...) de ce gouvernement, et nous n'avons fait aucun mal à quiconque", a-t-il affirmé.
Cette semaine, les Nations Unies et Amnesty International ont dénoncé l'arrestation de deux journalistes d'une chaîne de télévision afghane, libérés mercredi après deux jours de détention.
Deux militantes féministes connues pour leur participation à des manifestations contre le régime ont également disparu depuis deux semaines. Les talibans nient être impliqués dans leur enlèvement et disent avoir ouvert une enquête.
bur-jd-rh-fox/rfo/epe/at
A.O.Scott--AT