-
Après trois ans de guerre, le Soudan est en ruines, des donateurs se réunissent à Berlin
-
Transports: le Sénat se penche sur une loi-cadre, premier pas face à d'immenses besoins de financements
-
Le pape attendu au Cameroun avec un message de paix pour les régions anglophones
-
Présidentielle au Pérou: un scrutin chaotique qui ravive les contestations
-
Venezuela: l'activiste Javier Tarazona dénonce l'acharnement contre les prisonniers politiques et leurs familles
-
Qualifs. Mondial-2027: les Bleues, battues aux Pays-Bas, passent à l'orange
-
Ligue des champions: l'Atlético Madrid résiste au Barça et retrouve les demi-finales
-
Ligue des champions: Dembélé se régale à Anfield et douche les Reds
-
Ligue des champions: le PSG mate Liverpool sur la route des demi-finales
-
Israël et le Liban conviennent à Washington d'entamer des négociations directes
-
Patrick Bruel, l'idole d'une génération face aux accusations de violences sexuelles
-
Wall Street termine en hausse, les investisseurs renouent avec le risque
-
Ligue des champions: Hugo Ekitiké blessé et évacué sur une civière contre le PSG
-
Champagne: 40% des bourgeons détruits par le gel, selon l'interprofession
-
L'actrice Nadia Farès hospitalisée après avoir été retrouvée inconsciente dans une piscine
-
Présidentielle au Pérou : attente sous tension après un vote chaotique
-
Lufthansa: nouvel appel à la grève du syndicat de pilotes jeudi et vendredi
-
Une enquête visant Patrick Bruel ouverte à Paris après une plainte pour tentative de viol
-
L'Assemblée adopte la loi de "simplification" et la suppression des ZFE, dernier vote mercredi au Sénat
-
Foot: démission surprise de Javier Mascherano, l'entraîneur de l'Inter Miami de Lionel Messi
-
Projet de loi controversé du gouvernement tchèque pour financer les médias publics
-
Harvey Weinstein rejugé pour viol à New York
-
Début de pourparlers entre le Liban et Israël, une "occasion historique" selon Washington
-
Luxe: Kering va chercher à retrouver son lustre lors d'une semaine cruciale
-
En Russie, l'inattendu projet d'installation de Sud-Africains d'Errol Musk
-
Léon XIV sur les traces de saint Augustin en Algérie, une visite inédite marquée par un double attentat
-
Moins de croissance, plus d'inflation: la guerre en Iran pèse sur l'économie mondiale selon le FMI
-
Procès libyen: Guéant riposte par procuration et déstabilise Sarkozy
-
Avant des pourparlers avec le Liban, Israël dit n'avoir de "problème" qu'avez le Hezbollah
-
Wall Street ouvre en hausse, veut croire à un apaisement des tensions entre Washington et Téhéran
-
Léon XIV sur les traces de saint Augustin en Algérie, une visite inédite entachée par un double attentat
-
Merz, Zelensky lancent un partenariat stratégique fondé sur la coopération militaire
-
Plongée dans la chambre forte américaine qui protège les explosifs films en nitrate
-
Ex-détenus en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris décrochent leurs portraits de l'Assemblée
-
Aux Etats-Unis, des agriculteurs rattrapés par la guerre au Moyen-Orient
-
Sergueï Lavrov fustige à Pékin les "jeux très dangereux" de Washington et ses alliés en Asie
-
Résurgence du chikungunya en Guyane: la HAS recommande le vaccin Vimkunya pour les plus vulnérables
-
Ligue des champions: à 40 ans, l'éternelle jeunesse de Manuel Neuer
-
Bénin: continuité en vue après l'écrasante victoire du favori Romuald Wadagni à la présidentielle
-
L'heure de vérité pour le projet de loi de "simplification", le RN inflexible sur les ZFE
-
L'UE adopte un plan de soutien sans précédent à une industrie de l'acier en grand péril
-
La Hongrie doit se réformer avant d'accéder aux fonds européens gelés, jugent des élus
-
"IA superstar" et robots sur les Champs-Elysées pour les 10 ans de VivaTech
-
Blocus "dangereux et irresponsable"... la Chine hausse le ton vis-à-vis des Etats-Unis
-
Un sommet germano-ukrainien avec la coopération militaire en toile de fond
-
Premiers pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, sans le Hezbollah
-
Automobile: en Asie, la flambée des carburants dope l'électrique
-
Kering va chercher à retrouver son lustre lors d'une semaine cruciale
-
La Bourse de Paris tient bon malgré LVMH
-
Harvey Weinstein rejugé pour viol à partir de mardi
Richard Ferrand, le dernier grognard de Macron prêt à devenir Sage
Il se serait imaginé "éteindre la lumière" des quinquennats d'Emmanuel Macron comme Premier ministre, mais Richard Ferrand a été désigné lundi comme le candidat du président pour la tête du Conseil constitutionnel. Une consécration pour cet ex-président de l'Assemblée issu de la gauche, resté un influent entremetteur politique.
Vendredi 13 décembre 2024, 10H30, un nom s'affiche sur le téléphone de Richard Ferrand: François Bayrou. "Richard, il nous faut nous voir", souffle le patron du MoDem, à peine sorti du bureau d'Emmanuel Macron où il tente d'arracher sa nomination comme Premier ministre.
Pourquoi, en plein bras de fer, M. Bayrou passe-t-il une heure à écumer sa colère dans un appartement de la rive gauche de Paris ? Car il sait Richard Ferrand l'un des rares capables de décoder la psyché élyséenne, après dix années à côtoyer Emmanuel Macron.
"Il a un positionnement unique auprès du président qui est de pouvoir vraiment tout lui dire, sans filtre, et le président l'écoute pour de vrai. Ce lien-là je ne l'ai jamais vu s'éteindre", témoigne l'ancien ministre Stanislas Guerini.
Un poids que M. Ferrand, 62 ans, s'emploie à minimiser auprès de ses interlocuteurs, faisant valoir qu'il y avait "des sujets sur lesquels" il pouvait "emporter la conviction" du président. "D'autres, ce sont des bouteilles à la mer", s'amuse-t-il.
Sans mandat électif depuis 2022, désormais à la tête d'une société de conseil, M. Ferrand n'en conserve pas moins un pied en politique, au point d'être maintes fois cité pour Matignon.
Il est aperçu devisant avec François Hollande devant Notre-Dame le jour de la réouverture, à une table de restaurant avec les ex-ministres Eric Dupond-Moretti et Olivier Dussopt, tandis que fuitent des bribes de ses échanges avec Nicolas Sarkozy...
Et cet adepte de la formule ciselée, amateur de bonne chère et de rugby, d'ironiser sur le taux de remplissage de sa messagerie à l'heure des remaniements, ou sur les floraisons de mots doux - et intéressés - qu'on lui susurre à l'adresse du président, y compris d'opposants notoires.
- Garant -
Du commando originel qui a contribué à amener M. Macron au pouvoir en 2017, beaucoup ont pris le large, usés, déçus voire balayés par les affres de la politique. Mais Richard Ferrand, qui végétait au mitan des années 2010 dans le marais des députés socialistes avant d'être propulsé sur le devant de la scène par l'aventure macroniste, est arrimé dans la garde rapprochée.
Y compris après sa défaite aux législatives de 2022, après dix ans de mandat dans le Finistère où cet Aveyronnais d'origine avait jeté l'ancre.
Y compris aussi après avoir essuyé dès l'été 2017, tout juste nommé ministre de la Cohésion des territoires, une tempête judiciaire avec le dossier des Mutuelles de Bretagne. Mis en examen pour "prise illégale d'intérêts", il a vu le feuilleton se clore en octobre 2022, la Cour de cassation confirmant la prescription de faits que M. Ferrand estime de toutes façons "pas établis".
Père de deux jeunes filles et d'un fils plus âgé issu d'un premier mariage, cet ancien journaliste et dirigeant d'une agence de graphisme s'est souvent dit meurtri par cette affaire immobilière. Cela l'a aussi amené à réserver sa réponse pour se porter candidat à la présidence du Conseil constitutionnel.
Pas tant une question d'envie: comment refuser de s'inscrire dans les pas de Laurent Fabius et Jean-Louis Debré, qui furent également ses prédécesseurs à la présidence de l'Assemblée ? Une manière aussi de se poser en garant des institutions en cas d'arrivée de forces populistes à l'Elysée en 2027.
Ses ennuis passés pourraient-ils amener députés et sénateurs à rejeter la candidature de M. Ferrand ?
"Je pense qu'il prend une banane à la fin", prédit une ancienne ministre, notant que l'ombre portée d'Emmanuel Macron ne représentait guère un avantage.
L'adversité pourrait-elle même venir de son camp, où la page Macron commence à se tourner, avec la prise de contrôle du parti par Gabriel Attal ? Visant notamment M. Ferrand, l'entourage de l'ex-Premier ministre avait d'ailleurs moqué l'an dernier dans la presse l'influence des "boomers" qui voudraient faire de la Ve République un "Ehpad".
A l'inverse, un cadre de la majorité fait valoir l'expérience au Perchoir (2018-2022) de M. Ferrand "qui a plutôt donné le sentiment de respecter chacun". Avant de tempérer: "Comme on est dans un moment politique où tout le monde veut faire la peau de tout le monde, on ne sait pas".
M.Robinson--AT