-
Guinée : un ex-Premier ministre condamné en appel à trois ans et neuf mois de prison
-
A New York, place au mariage plus si secret de Taylor Swift et Travis Kelce
-
Le coup de rabot de MaPrimeRénov' refusé par le Conseil national de l'habitat
-
Les canicules, une "hécatombe invisible" dans les écosystèmes marins
-
Le Sud en proie à des feux prématurés, violents, boostés par les "événements climatiques"
-
Jérôme Chapuis reprend la direction de La Croix après l'approbation de la rédaction
-
OpenAI a proposé au gouvernement américain une part de 5% de son capital (presse)
-
Wimbledon: Swiatek et Fritz foncent au troisième tour
-
La SNCF de nouveau interpellée après la mort d'un animal domestique sur des voies en gare
-
Mille jours depuis le 7-Octobre: en Israël, une commémoration sur fond de divisions
-
Royaume-Uni: excuses officielles pour un scandale d'adoptions forcées sur plusieurs décennies
-
L'Assurance maladie plaide pour interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009
-
Ali Baddou reprend les rênes de "DébatDoc" sur LCP
-
Wall Street dans le vert, portée par l'emploi américain
-
Au moins 21 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale ukrainienne
-
A Kiev, nuit de "cauchemar" sous les bombardements russes
-
Ukraine: au moins 21 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale, selon le maire
-
Venezuela: après huit jours dans les décombres, le retour à la vie d'Hernan Gil
-
Venezuela: un survivant du séisme extrait des décombres huit jours après
-
Albanie: affrontements lors d'une manifestation contre un projet immobilier lié à la famille Trump
-
Ebola en RDC : l'épidémie continue à s'étendre, plus de 400 morts
-
Fin de "Dimanche en politique" sur France 3, Letellier en route pour les "4 vérités"
-
Eau, pesticides: mobilisation d'ONG contre la loi d'urgence agricole
-
Où en sont l'Iran et les Etats-Unis après la session de Doha ? Ce que l'on sait
-
Les pompiers luttent contre des incendies dans le Sud, où est attendu le Premier ministre
-
Flotte fantôme russe: le pétrolier Tagor autorisé à lever l'ancre contre un million d'euros
-
Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français
-
Les pompiers luttent contre des incendies dans le Sud, où est attendu lePremier ministre
-
Nord du Nigeria: le regain de violences fait bondir la faim à un niveau record, alerte le PAM
-
À Dresde, l'allemand Infineon muscle l’industrie européenne des puces
-
Mondial-2026: Ronaldo - Modric à l'affiche, l'Espagne doit accélérer
-
Ukraine : au moins 17 morts à Kiev dans les pires frappes russes sur la capitale, dit le maire
-
Mondial-2026: Harry Kane, joyau d'une couronne anglaise jusqu'ici sans éclat
-
A l'hôpital, exsangue après la canicule, la crainte d'une nouvelle vague de chaleur
-
Tour de France: les Français, moins nombreux, plus puissants?
-
Thaïlande : huit moines bouddhistes tués après qu'un enfant a foncé en camion dans un cortège
-
Birmanie: à la recherche d'Aung San Suu Kyi
-
Fiscalité, retraite, compétitivité: le chancelier allemand annonce un vaste ensemble de réformes
-
Café avec vue: le Starbucks qui surplombe la Corée du Nord attire les foules
-
Présidentielle au Pérou: le candidat de gauche conteste la victoire de Keiko Fujimori
-
Ukraine: au moins 13 morts à Kiev lors des frappes russes les plus massives sur la capitale
-
Meurtres dans la Sarthe: la Cour de révision annule la condamnation de Dany Leprince, qui sera rejugé
-
Inflation: Warsh donne des gages, un conseiller de Trump met en garde contre une hausse des taux non "patriote"
-
L'acteur Danny Glover annonce être atteint d'Alzheimer
-
Chère et incertaine, l'électrification bouscule les PME énergivores allemandes
-
Craignant des frappes russes, Kiev met à l'abri le musée sur la Grande famine
-
"Il y aura toujours du boulot": les métiers manuels recherchés, sur fond de montée de l'IA
-
Aux Etats-Unis, les boissons au cannabis de plus en plus populaires
-
Concurrence: Google échoue à faire annuler une amende européenne record
-
Les pompiers luttent contre des incendies dans le Sud, avant une visite du Premier ministre
Marco Rubio, le diplomate au double langage de "l'Amérique d'abord"
Pour ses débuts en tant que chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio a effectué sa première tournée en Amérique latine, mettant à profit son espagnol pour nouer rapidement des liens avec les dirigeants locaux, tout en adoptant un discours ferme.
Le diplomate, fils de réfugiés cubains, n'est pas seulement bilingue. Il tient aussi un double langage, soufflant le chaud et le froid.
Après sa première étape au Panama, Marco Rubio a qualifié sa rencontre de "respectueuse" et a laissé entendre qu'il était discrètement arrivé à des solutions répondant aux exigences du président Donald Trump concernant le canal.
Mais, dans le même temps, le Département d'État a diffusé un communiqué disant que son chef avait adressé un ultimatum, puis assuré que le Panama avait accepté d'accorder un passage gratuit aux navires de l'Etat américain. Conséquence : un démenti cinglant des autorités panaméennes.
Ancien sénateur à l'allure avenante, il a mis à profit ses décennies de vie politique, de compromis ateints en s'appuyant sur l'amitié de ses interlocuteurs.
Mais il a également appris à parler la +langue+ de Donald Trump, vantant avec effronterie les accords émergents ou proférant des menaces sur les réseaux sociaux, parfois en lettres majuscules.
M. Rubio, le premier secrétaire d'État hispanique, a souligné que ce n'était pas un hasard s'il faisait son premier voyage officiel en Amérique latine, avec la visite de cinq pays qui se terminera jeudi par la République dominicaine.
Cubano-Américain, cet homme qui parlait espagnol avant d'apprendre l'anglais a appris à connaître les principaux responsables en Amérique latine, en particulier les conservateurs, après des années passées à travailler à Miami, une ville stratégique pour les latinos.
Dans son discours devant le personnel de l'ambassade américaine à Panama, il a confié que lorsqu'il avait accepté son poste il s'était demandé : "Où vas-tu pour ta première visite ?".
"Dans un endroit chaud", a-t-il plaisanté, à un moment où une nouvelle vague de froid s'approche de Washington. Et d'ajouter : "Je voulais aller dans un endroit où l'on parle espagnol, parce que je suis bilingue et que c'était une grande opportunité".
- L'agenda Trump -
Pour lui, cette "grande opportunité", c'est de servir le programme "America First" ("L'Amérique d'abord"), en contradiction, au moins dans le ton, avec certaines de ses convictions antérieures.
Au début de sa carrière au Sénat, Marco Rubio avait ainsi déclaré au magazine Time que sa mère - caissière et femme de chambre dans un hôtel - l'avait supplié de ne pas s'en prendre aux immigrés, lui disant de se souvenir que même les sans-papiers étaient des êtres humains en quête d'une vie meilleure.
Il appelait alors à une vision plus inclusive des États-Unis et avait même eu des échanges salés avec Donald Trump à l'occasion de leur affrontement pour l'investiture républicaine en 2016.
Maintenant, il est au service du nouveau président américain et, au Panama, il a observé sans états d'âme sur le tarmac de l'aéroport les autorités faire sortir des dizaines de sans-papiers, la plupart mal habillés et les mains vides, pour les renvoyer en avion en Colombie.
Marco Rubio a défendu son opposition à l'immigration en soulignant le rôle des passeurs. "La migration de masse est l'une des grandes tragédies de l'ère moderne", a-t-il lancé au Panama. "Ce n'est bon pour personne. Les seules personnes qui profitent des migrations de masse sont les trafiquants".
Il cherche également à donner un visage humain au retour au pouvoir de Donald Trump.
A Panama, ce fervent catholique a assisté à une messe et s'est attardé à saluer la foule. Il s'est également entretenu avec la presse de manière beaucoup plus spontanée que ses récents prédécesseurs.
- Nuancer le discours -
Tout comme les collaborateurs de M. Trump l'ont fait au cours de son premier mandat, M. Rubio doit composer avec certaines déclarations parfois outrancières ou tonitruantes du président.
Après les propos sur l'envoi de troupes américaines dans la bande de Gaza et le déplacement de sa population palestinienne, le secrétaire d'Etat a nuancé, assurant que ce n'était qu'une offre "généreuse" de reconstruction et que le déplacement ne serait que provisoire.
Sur le système d'aide étrangère des Etats-Unis, Marco Rubio insiste sur le fait que Donald Trump cherche à réformer le système plutôt qu'à y mettre fin. Mais, tandis qu'il dînait avec le président du Guatemala, l'Agence américaine pour le développement international (USAID), a annoncé, sous la pression d'Elon Musk, qu'elle mettait en congé la quasi-totalité de son personnel.
La méthode Rubio semble toutefois porter des fruits.
Le Panama, tout en démentant publiquement l'existence d'un accord sur les droits de passage des navires, a néanmoins fait savoir qu'il se retirait du programme chinois de construction d'infrastructures dans le cadre des Nouvelles routes de la soie.
Et chaque pays visité par Marco Rubio a proposé son aide pour mettre fin aux migrations vers les Etats-Unis.
Au Salvador, le président Nayib Bukele a même proposé d'enfermer des "criminels" américains dans une méga-prison locale.
"Il est difficile de nier que son approche ferme a donné des résultats", relève un diplomate qui s'interroge toutefois : "Si vous gagnez simplement parce que vous poussez, que se passera-t-il lorsqu'une autre puissance pourra pousser plus fort ?".
T.Wright--AT