-
Accusations de violences sexuelles: une pétition demande l'annulation de la tournée de Patrick Bruel
-
Une forêt indonésienne rasée pour un fabricant d'emballages "neutres en carbone"
-
En Malaisie, une usine veut extraire les terres rares de la mainmise chinoise
-
Anthropic enquête sur un accès non autorisé à son modèle d'IA Mythos
-
A la frontière entre les deux Corées, une géographe et un sentier de randonnée
-
Flèche Wallonne: Seixas est-il prêt à faire le Mur ?
-
Australie: Fortnite, Minecraft et Roblox sommés de s'expliquer sur la protection des mineurs
-
Les Français se détournent encore de leurs Livrets A
-
NBA: Wembanyama sorti sur protocole commotion, les Spurs battus par les Trail Blazers
-
Macron dans l'Allier pour exposer "l'esprit Notre-Dame" appliqué aux projets stratégiques
-
La Nasa dévoile son nouveau télescope spatial Roman qui réalisera un "Atlas de l'Univers"
-
Allemagne: prévisions de croissance attendues en baisse, pression sur les réformes
-
Cadence effrénée pour Léon XIV au deuxième jour de sa visite en Guinée équatoriale
-
Future concurrente de la SNCF, Velvet dévoile sa première rame à grande vitesse sortie d'usine
-
Présidentielle au Pérou: démission du chef de l'organisme électoral après des dysfonctionnements
-
Mexique: la fusillade sur la pyramide était "planifiée", sécurité renforcée avant le Mondial-2026
-
Espagne: le Real Madrid ne renonce pas, Mbappé et Vinicius décisifs
-
Coupe de France: Lens rejoint la finale, tout proche d'écrire son histoire
-
Moyen-Orient: la montée des incertitudes pèse sur les marchés boursiers
-
Wall Street en baisse, crispée par les incertitudes sur les négociations entre Iraniens et Américains
-
Enquête criminelle en Floride sur ChatGPT et des conversations avant une attaque mortelle
-
Fuite de données à l'ANTS: près de 12 millions de comptes concernés, annonce l'Intérieur
-
Turquie: 14 heures de garde à vue pour 110 mineurs en grève de la faim
-
Madonna regrette la disparition de la tenue qu'elle portait à Coachella
-
Mexique: la fusillade était "planifiée", la présidente réclame plus de sécurité avant le Mondial-2026
-
Carburants: des aides prolongées et augmentées pour les secteurs vulnérables
-
Procès de la mort de Maradona: sa fille dénonce une "manipulation totale" de la famille par l'équipe médicale
-
Le candidat de Trump à la tête de la Fed défend son indépendance
-
Carburants: Lecornu annonce un "dispositif d'accompagnement" pour près de 3 millions de "grands rouleurs"
-
La Bourse de Paris recule avant la fin du cessez-le-feu, Thales et Safran dégringolent
-
Pédopornographie: Telegram dans le viseur du régulateur britannique des médias
-
Downing Street dément avoir fait pression pour accélérer la nomination de Mandelson
-
Moyen-Orient: les marchés boursiers reculent face à l'incertitude
-
Présidence de la Fed: sous le feu des sénateurs, Kevin Warsh assure de son indépendance
-
Ouverture des débats au nouveau procès d'Harvey Weinstein
-
Possible féminicide: les recherches se poursuivent pour retrouver une jeune mère
-
Volkswagen veut diminuer d'un million sa capacité de production mondiale
-
Les énergies renouvelables, clé pour sortir de la crise énergétique selon les dirigeants de la COP31
-
Présidence de la Fed: face aux sénateurs, Kevin Warsh veut convaincre de son indépendance
-
A Nabatiyé, dans le sud du Liban, la peur d'un retour à la guerre
-
Le gouvernement annonce six milliards d'euros d'économies pour compenser le coût de la guerre
-
En Guinée équatoriale, Léon XIV appelle au "droit" et à la "justice"
-
Le président taïwanais reporte son voyage en Eswatini, à la suite de "pressions" de Pékin sur des pays africains
-
De nouveaux éléments constitutifs de la vie découverts sur Mars
-
Paris: aucun train dans les gares de Lyon et de Bercy pendant le long weekend du 1er mai
-
Cernée par les affaires, la ministre du Travail de Trump quitte ses fonctions
-
Environ 7.900 migrants morts ou disparus sur les routes migratoires dans le monde en 2025, selon l'ONU
-
BlaBlaCar veut cesser son service d'autocars, BlaBlaCar Bus
-
Les IA compagnons de santé sortent de l’ombre, avec prudence
-
En Roumanie, le succès de Lolita, chanteuse virtuelle, incarnation pour certains du racisme anti-rom
En Moldavie, des habitants pris au piège de la bataille du gaz
Depuis la fin des livraisons de gaz russe à la Moldavie, Valera Alexandru Sava ne chauffe plus que le rez-de-chaussée de sa maison et il n'est pas rare qu'il garde à l'intérieur bonnet et manteau.
Comme d'autres habitants, il ne veut pas d'une énergie plus chère venue d'Europe et n'a qu'une hâte: que Moscou rouvre le robinet.
Son village de Cocieri se trouve sous contrôle des autorités moldaves tout en étant enclavé en Transdniestrie, territoire séparatiste où stationnent encore des troupes russes plus de trois décennies après la chute de l'URSS.
Si le reste de la Moldavie s'est affranchi du gaz russe depuis le début du conflit en Ukraine voisine, de ce côté du fleuve Dniestr on continue à être approvisionné par le géant Gazprom.
Du moins jusqu'à ce que le groupe stoppe les livraisons début janvier au nom d'un différend financier. La présidente pro-européenne Maia Sandu dénonce pour sa part une nouvelle manoeuvre de déstabilisation de Moscou avant des législatives prévues à l'automne.
- "Compliqué et coûteux" -
Depuis, le sexagénaire vétéran de guerre a ressorti le vieux poêle et l'allume avant que sa femme rentre de son travail à la crèche du coin.
"Heureusement il nous reste encore du bois", dit-il à l'AFP, environ 900 foyers n'ayant plus de quoi alimenter leur appareil.
A l'image de Cocieri, une dizaine de communes moldaves sont directement connectées aux réseaux de la Transdniestrie et souffrent elles aussi de coupures de chauffage.
Alors que cette république autoproclamée, qui grelotte, a demandé lundi à la Moldavie de lui vendre du gaz, M. Sava craint une explosion des factures.
Et brandit pour preuve celles que paie sa fille, habitant dans la capitale Chisinau et recevant du gaz non russe: pour un petit appartement, elle débourse sept fois plus que lui.
Pour Oleg Serebrian, vice-Premier ministre chargé de la réintégration de la Transdniestrie, il est "regrettable" que perdurent encore ces vieux schémas de distribution de l'énergie hérités de l'ère soviétique.
Le gouvernement s'est engagé à relier l'ensemble des villages concernés aux infrastructures moldaves mais la tâche n'est pas simple.
"C'est un investissement énorme. Techniquement, c'est un peu compliqué et coûteux", témoigne Ivan Mitcul, secrétaire de la mairie de Cocieri, en évoquant un pipeline qui traverserait le Dniestr.
"La situation est critique, nous ne pouvons plus mener une vie normale", s'inquiète-t-il.
- "Age de pierre" -
Sur l'autre rive du Dniestr, la localité de Copanca vit de longues heures dans le noir par manque d'électricité produite par la centrale thermique à gaz située en Transdniestrie.
Mais quand les tractopelles ont débarqué pour débuter des travaux de raccordement au reste de la Moldavie, la population a protesté.
"Nous ne voulons pas de votre aide!", ont lancé des dizaines d'habitants. Ils avaient réservé mi-janvier un accueil peu cordial à Maia Sandu, en visite sur place. "Laissez-nous tranquilles", avaient-ils crié, disant refuser des prix "européens" plus élevés.
Face à l'interruption des livraisons de gaz, Chisinau s'est tournée vers la Roumanie voisine qui lui fournit désormais de l'électricité, avec pour conséquence un quasi doublement du prix pour les ménages.
Le ministre Serebrian pointe "une influence extérieure", des manifestations "orchestrées pour semer confusion, chaos, nuire une fois de plus à l'image du gouvernement moldave". Et au-delà, à déstabiliser le contexte régional avant de possibles "discussions sur la paix en Ukraine".
Des allégations rejetées par Moscou, qui s'offusque des "attaques de propagande" à son encontre.
"Les deux camps sont à blâmer, aucun ne veut courber l'échine", réagit Sergiu Sava, 55 ans, officier de sécurité d'une banque de Cocieri. "Mieux vaut être sans gaz et lumière que d'être en guerre. On s'en sortira", ajoute-t-il d'un ton philosophe.
En attendant, il faut prendre son mal en patience. A Varnita, les passants se déplacent lampes torche à la main et de nombreuses boutiques sont plongées dans l'obscurité.
Valentina Gora, 65 ans, vend oeufs et pain aux clients à la lueur de son téléphone. "On se croirait à l'âge de pierre. Oui, nous voulons rejoindre l'Europe mais pas dans ces conditions", soupire-t-elle, fatiguée de voir son pays sans cesse tiraillé entre l'Occident et la Russie.
"Je me moque de quel camp résoudra la crise, mais il faut trouver une solution."
D.Lopez--AT