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Mozambique: Chapo investi président à Maputo sous haute sécurité
Le président élu du Mozambique, Daniel Chapo, a été officiellement investi mercredi dans une capitale quadrillée par des forces de l'ordre après des mois d'une meurtrière contestation post-électorale que le principal opposant a appelé à poursuivre, exhortant à "paralyser" le pays.
Sur la place de l'Indépendance de Maputo, sous haute sécurité, Daniel Chapo, à la tête du parti au pouvoir depuis un demi-siècle dans ce pays d'Afrique australe, a juré de "remplir fidèlement la fonction de président de la République" pour les cinq prochaines années.
Rappelant la crise traversée par l'Etat lusophone depuis les élections d'octobre, le président sortant Filipe Nyusi, qui ne pouvait se représenter, a appelé à la "réconciliation". "Le Mozambique a besoin de paix et de réconciliation nationale", a-t-il lancé dans son ultime discours de chef de l'Etat.
Après bientôt trois mois de violentes émeutes, accompagnées de grèves, blocages, incendies et vandalisme, la première mission de son successeur, âgé de 48 ans, est de trouver une sortie de crise.
L'opposition dénonce une élection "volée" par le parti Frelimo, dont la victoire a été confirmée avant Noël par la plus haute cour du pays. Mais en dépit de la contestation, le pouvoir "n'a fait aucune concession", relève l'historien Eric Morier-Genoud.
Le président de l'Afrique du Sud voisine, Cyril Ramaphosa, était le seul chef d'Etat étranger présent à l'investiture avec celui de la Guinée-Bissau Umaro, Sissoco Embalo.
Signe que Daniel Chapo, officiellement crédité de 65% des voix en dépit de nombreuses irrégularités, devra tenter une opération de relations publiques pour restaurer la stabilité dans le pays pauvre et inégalitaire.
Filipe Nyusi n'a pas engagé de discussions directes avec Venancio Mondlane, ancien parlementaire et chroniqueur télé de 50 ans, qui mène l'opposition.
Daniel Chapo, obscur gouverneur provincial n'ayant aucune expérience de gouvernement, choisi par défaut par son parti, a répété plusieurs fois ces derniers mois qu'il parlerait avec "tout le monde".
L'opposant numéro un "Venancio" a appelé à des manifestations cette semaine, menaçant de les poursuivre encore longtemps.
Des affrontements lundi avec les forces de l'ordre, dans le centre et le nord du pays, ont fait six morts, selon l'ONG locale Plataforma Decide.
- "Ça va finir comment?" -
Depuis octobre, les violences post-électorales - qui ont évolué vers une contestation plus globale du pouvoir et des dysfonctionnements de l'Etat - ont fait plus de 300 morts, selon cette ONG.
Rentré la semaine dernière d'un exil qu'il s'était imposé après l'assassinat de deux de ses proches en octobre, "VM", comme l'appelle aussi la rue, s'est indigné mardi, dans l'un de ses directs rituels sur Facebook, de la violence du pouvoir.
Il avait dit sa volonté de dialogue dès son arrivée à l'aéroport. Mais ses partisans ont été visés par "des balles réelles et du gaz lacrymogène", note-t-il. "Comment cela va-t-il finir?", a-t-il interrogé.
"Ce régime ne veut pas la paix", accuse l'opposant. "Et s'ils ne veulent pas la paix, nous n'allons pas reculer. S'il le faut, nous manifesterons tous les jours, 365 jours par an", prévient-t-il.
Pour Johann Smith, analyste en risques politiques et sécuritaires, le Frelimo risque d'avoir bien du mal à calmer le jeu.
L'absence de nombreux dirigeants étrangers pour l'investiture "envoie un signal fort". Même Paul Kagame, président rwandais dont les soldats participent aux combats contre des groupes armés jihadistes dans le nord du Mozambique, n'est pas venu, représenté par son Premier ministre.
Le Portugal, ancienne puissance coloniale, a envoyé son ministre des Affaires étrangères, le gouvernement estimant que "dans les circonstances actuelles", c'est la "représentation appropriée".
"Même au niveau régional, on hésite à reconnaître que Chapo a gagné les élections, le scrutin s'est avéré si imparfait et injuste pour les citoyens", ajoute-t-il.
Pour sortir de l'impasse, Daniel Chapo, conseillé ces derniers temps par l'ex-président Joaquim Chissano, pourrait annoncer une sorte de commission ou groupe de travail pour réfléchir à des réformes, afin de gagner du temps, souffle un expert qui tient à rester anonyme.
Il pourrait aussi intégrer, lors de l'annonce de son gouvernement attendue d'ici la fin de la semaine, plusieurs ministres de l'opposition et de la société civile, imagine Eric Morier-Genoud.
P.Smith--AT