-
Ligue 1: le PSG se balade contre Nantes et prend ses distances avec Lens
-
En Guinée équatoriale, le pape appelle au "respect des droits de chaque citoyen"
-
Foot: Rosenior à Chelsea, 23 matches et puis s'en va
-
Migrants expulsés des États-Unis vers la RDC: "Je ne voulais pas aller au Congo"
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge après une salve de résultats
-
Flèche Wallonne femmes: Demi Vollering impériale au sommet du Mur de Huy
-
Boeing amoindrit sa perte nette au 1er trimestre grâce au rebond des livraisons
-
Les Bourses mondiales partagées entre risque géopolitique et résultats d'entreprises
-
Flèche Wallonne femmes: victoire de Demi Vollering
-
Rugby: Bielle-Biarrey et Jalibert nommés pour le joueur de l'année en Champions Cup
-
Flèche Wallonne: Seixas toujours plus fort
-
L'Iran annonce avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz malgré la prolongation de la trêve
-
Kamel Daoud condamné à trois ans de prison ferme en Algérie pour son roman "Houris"
-
Cyclisme: le prodige français Paul Seixas remporte la Flèche Wallonne
-
Dans la santé ou le social, la crainte d'être "exclu" des aides au carburant
-
La Russie va cesser au 1er mai l'approvisionnement de l'Allemagne en brut kazakh
-
Wall Street progresse, entre espoir sur le Moyen-Orient et résultats d'entreprises
-
Guerre au Moyen-Orient : l'Allemagne en queue de peloton des économies européennes
-
Les Bourses mondiales calmes, entre trêve au Moyen-Orient et résultats d'entreprises
-
Basket: en 2031, la Coupe du monde à la maison pour la France
-
Ukraine : après une fusillade, les partisans d'une légalisation des armes passent à l'offensive
-
Carburants: le coût des aides estimé à 180 millions d'euros en mai, indique David Amiel
-
En Iran, des fresques murales pour défier l'Amérique et Israël
-
Transport ferroviaire: la concurrence se prépare à l'ouest avec Velvet
-
Boeing: résultats meilleurs qu'attendus au 1T grâce au rebond des livraisons
-
Colombie: la transition énergétique du président Petro, ambitieuse mais limitée
-
Les Bourses mondiales prudentes face au prolongement de la trêve au Moyen-Orient
-
Diabète: un traitement de Sanofi autorisé pour les jeunes enfants aux Etats-Unis
-
Inde: dans l'ancien bastion de la rébellion maoïste, les défis du retour à la paix
-
Allemagne: l'aéroport de Francfort inaugure un nouveau terminal en plein choc énergétique
-
Des incidents maritimes illustrent la précarité de la trêve avec l'Iran prolongée par Trump
-
Le métro londonien perturbé par une grève de plusieurs jours
-
Les jeunes Chinois se servent de l'IA pour se lancer en solo dans l'entreprise
-
Cancer pédiatrique: feu vert conditionnel en Europe pour un traitement d'Ipsen
-
IA: SpaceX s'associe à l'éditeur de code Cursor, avec option de rachat à 60 milliards de dollars
-
Nouveau patron d'Apple, John Ternus doit trouver sa voie, entre Jobs et Cook
-
Vivre un mois sans smartphone, le pari de jeunes Américains pour déconnecter
-
"Ivresse", exposition miroir des contradictions françaises autour de l'alcool
-
Tim Schafer, l'infatigable artisan du jeu vidéo
-
La Corée du Nord soupçonnée d'un vol de 290 millions de dollars en cryptomonnaies
-
Au Sri Lanka, des moines bouddhistes marchent pieds nus "pour la paix"
-
Action en justice de l'association Antoine Alléno pour vente détournée de protoxyde d'azote
-
La recrudescence des chaleurs extrêmes pousse l'agriculture mondiale "à bout"
-
Inflation en hausse: l'économie britannique rattrapée par la guerre au Moyen-Orient
-
Les Bourses d'Europe prudentes après le prolongement de la trêve au Moyen-Orient
-
Tesla attendu au tournant sur le déploiement des véhicules autonomes, entre autres
-
La Bourse de Paris prudente, Bureau Veritas et Eurofins décrochent
-
Utiliser moins de cosmétiques fait baisser rapidement la trace de polluants dans le corps, selon une étude
-
Parler d'Israël "avec nuance": le pari de l'historien Elie Barnavi
-
Robots humanoïdes, données... l'IA au chevet de l'industrie allemande
Ukraine : les déboires d'une brigade formée en France, reflets du passé soviétique
Le calme de cette journée d'hiver dans le Donbass, une région de l'est de l'Ukraine, est soudainement troublé par le bruit sourd d'un canon Caesar de la brigade "Anne de Kiev", en partie formée en France et actuellement rongée par les scandales.
Les hommes de cette unité se battent en effet contre deux ennemis : les Russes mais aussi les maux dont elle souffre et qui trouvent leur origine à l'époque de l'URSS.
Baptisée en l'honneur d'une princesse de Kiev devenue reine de France au Moyen-Age et inaugurée en grande pompe par le président Emmanuel Macron, la brigade était supposée être la vitrine du partenariat militaire entre l'Ukraine et la France.
Mais elle fait objet d'une controverse depuis son récent retour de France, où ont été formés 2.300 des 4.500 soldats qui la composent.
Un journaliste ukrainien, Iouri Boutoussov, a multiplié les alertes, affirmant notamment que 1.700 ont déserté, pour la plupart avant même que leur unité ne soit déployée sur le front, dont 50 pendant leur formation en France.
Il a aussi évoqué des pertes humaines importantes et un "chaos organisationnel" aux premiers jours de son engagement dans la zone de Pokrovsk, une ville clé du front oriental.
La brigade n'avait que très peu de drones, pourtant essentiels, et une partie de son artillerie a été transférée vers d'autres unités, de même que certains de ses soldats pour "colmater les trous" en termes d'effectifs, a affirmé le journaliste.
- Problèmes "systémiques" -
Ces révélations ont eu l'effet d'une bombe à un moment où l'armée ukrainienne est dans une situation très difficile et recule depuis des mois dans l'est devant les forces russes plus nombreuses et mieux armées.
Elles ont aussi soulevé des questions sur l'utilité de tels projets, le président ukrainien Volodymyr Zelensky ayant appelé ses alliés occidentaux à former et à équiper 14 brigades.
L'Ukraine a annoncé mercredi l'arrestation d'un commandant d'unité de la brigade pour avoir "quitté" son service et avoir "incité ses hommes à le faire".
Elle a aussi organisé lundi une visite de presse dans la brigade pour tenter d'éteindre l'incendie, tandis que Paris a reconnu "quelques dizaines" de désertions pendant la formation, jugeant le phénomène "marginal".
Devant la presse, dont l'AFP, Taras Maksimov, le nouveau commandant de la brigade, est apparu tendu. "Tout ce qui est dit dans les médias est faux", a assuré le colonel, dont le prédécesseur a été limogé en décembre.
Mais quelque heures plus tard, son supérieur, le commandant des forces terrestres ukrainiennes, Mykhaïlo Drapaty, très respecté dans l'armée, avait un ton différent.
"Je confirme bien sûr qu'il y a eu des problèmes avec le commandement et le processus de formation", a admis le général devant plusieurs médias, dont l'AFP, mais "peut-être pas à l'échelle (...) présentée".
"Nous prenons certaines mesures, notamment en matière de formation et de coordination, pour que cette unité militaire soit réellement prête à remplir ses missions", a-t-il ajouté.
De tels problèmes sont "systémiques pour d'autres brigades", a encore reconnu l'officier. "Ce n'est pas un secret".
- Héritage soviétique -
Les difficultés causées par une communication verticale - en particulier entre les unités sur le terrain, l'état-major et l'équipe du président Volodymyr Zelensky, le commandant suprême de forces armées, persistent depuis le début il y a trois ans de l'invasion russe de l'Ukraine.
Des responsables civils se sont plaints de rapports incomplets et tardifs de l'état-major, mettant en cause le travail de généraux formés quand l'Ukraine faisait partie de l'Union soviétique.
Parfois, la présidence a même directement vérifié auprès d'unités des informations fournies par le commandement.
Fin novembre, un commandant d'unité très réputé, Pavlo Palissa, diplômé d'une école militaire américaine, a été nommé chef adjoint du cabinet de M. Zelensky, justement pour obtenir du front des informations de première main.
Ennemies sur le champ de bataille, les armées ukrainienne et russe partagent ce même problème hérité de leur passé soviétique, analyse Franz-Stefan Gady, un chercheur indépendant rattaché au International Institute for Strategic Studies (IISS).
Selon lui, il s'agit d'un commandement "hautement centralisé où le pouvoir de décision repose fermement et presque totalement sur des commandants de haut rang, souvent très éloignés du champ de bataille".
Pour la Russie, les conséquences de cette situation sont partiellement gommées par une réserve d'hommes gargantuesque envoyée à la mort.
- Changer l'esprit -
L'Ukraine a fait des efforts pour lutter contre ce fléau afin de se hisser au niveau de l'Otan depuis l'annexion en 2014 de sa péninsule de Crimée par la Russie suivie par l'éclatement du conflit armé avec des séparatistes dirigés par Moscou.
Si une nouvelle génération d'officiers a pu être formée, l'ensemble du système n'a pas été changé en profondeur et des scandales de corruption et d'abus de pouvoir de la part d'officiers de haut rang éclatent régulièrement.
Cette mentalité soviétique émane principalement du commandement supérieur et "nuit à l'efficacité opérationnelle", car la rigidité et la micro-gestion étouffent "l'initiative" et entraînent des pertes plus importantes, relève le Franz-Stefan Gady.
Des militaires évoquent aussi le problème de commandants intouchables qui rejettent toute faute sur leurs subordonnés. "Plus votre grade est élevé, moins les lois s'appliquent à vous", décrivait récemment le sergent et influenceur Valery Markous dans une vidéo.
Il n'est pas rare que les soldats aient "peur" de leurs commandants, admet pour sa part Mykhaïlo Drapaty. Cet "esprit post-soviétique doit être éradiqué", lance-t-il.
Sur le front est, le chef d'une division d'artillerie composée de canons Caesar, Serguiï Strakhov confirme à l'AFP que des problèmes de communication persistent entre soldats sur le terrain et officiers supérieurs.
Mais il estime que le changement est amorcé et que les commandants appliquant la méthode soviétique "sont moins nombreux qu'autrefois".
M.White--AT