-
Le "made in China" rêve d'une embellie avec la visite de Trump
-
Futur chef de l'ONU: pour les quatre candidats, priorité à la paix
-
Prêt quasi débloqué, Zelensky attendu à Chypre pour un sommet européen
-
Mexique: réouverture du site de Teotihuacán après une attaque armée
-
Le Liban va demander de prolonger la trêve lors de pourparlers avec Israël à Washington
-
Les ministres du G7 à Paris pour parler d'environnement... en évitant les sujets qui fâchent
-
Pérou : démissions au sommet de l'Etat en pleine controverse sur l'achat d'avions F-16
-
Traversées irrégulières de la Manche: nouvel accord franco-britannique conclu
-
Dans une prison de Guinée équatoriale, le pape, le déluge et la peinture fraîche
-
Espagne: le Barça repousse encore le Real mais perd Yamal
-
Tesla annonce des résultats en hausse au 1T, meilleurs qu'attendu
-
Coupe de France: Nice surprend Strasbourg (2-0) et rejoint Lens en finale
-
L'Iran saisit deux navires dans le détroit d'Ormuz, Washington minimise
-
Tesla dépasse les attentes au premier trimestre, l'action en hausse
-
Wall Street en forme, l'optimisme règne
-
Ligue 1: le PSG se balade contre Nantes et prend ses distances avec Lens
-
En Guinée équatoriale, le pape appelle au "respect des droits de chaque citoyen"
-
Foot: Rosenior à Chelsea, 23 matches et puis s'en va
-
Migrants expulsés des États-Unis vers la RDC: "Je ne voulais pas aller au Congo"
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge après une salve de résultats
-
Flèche Wallonne femmes: Demi Vollering impériale au sommet du Mur de Huy
-
Boeing amoindrit sa perte nette au 1er trimestre grâce au rebond des livraisons
-
Les Bourses mondiales partagées entre risque géopolitique et résultats d'entreprises
-
Flèche Wallonne femmes: victoire de Demi Vollering
-
Rugby: Bielle-Biarrey et Jalibert nommés pour le joueur de l'année en Champions Cup
-
Flèche Wallonne: Seixas toujours plus fort
-
L'Iran annonce avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz malgré la prolongation de la trêve
-
Kamel Daoud condamné à trois ans de prison ferme en Algérie pour son roman "Houris"
-
Cyclisme: le prodige français Paul Seixas remporte la Flèche Wallonne
-
Dans la santé ou le social, la crainte d'être "exclu" des aides au carburant
-
La Russie va cesser au 1er mai l'approvisionnement de l'Allemagne en brut kazakh
-
Wall Street progresse, entre espoir sur le Moyen-Orient et résultats d'entreprises
-
Guerre au Moyen-Orient : l'Allemagne en queue de peloton des économies européennes
-
Les Bourses mondiales calmes, entre trêve au Moyen-Orient et résultats d'entreprises
-
Basket: en 2031, la Coupe du monde à la maison pour la France
-
Ukraine : après une fusillade, les partisans d'une légalisation des armes passent à l'offensive
-
Carburants: le coût des aides estimé à 180 millions d'euros en mai, indique David Amiel
-
En Iran, des fresques murales pour défier l'Amérique et Israël
-
Transport ferroviaire: la concurrence se prépare à l'ouest avec Velvet
-
Boeing: résultats meilleurs qu'attendus au 1T grâce au rebond des livraisons
-
Colombie: la transition énergétique du président Petro, ambitieuse mais limitée
-
Les Bourses mondiales prudentes face au prolongement de la trêve au Moyen-Orient
-
Diabète: un traitement de Sanofi autorisé pour les jeunes enfants aux Etats-Unis
-
Inde: dans l'ancien bastion de la rébellion maoïste, les défis du retour à la paix
-
Allemagne: l'aéroport de Francfort inaugure un nouveau terminal en plein choc énergétique
-
Des incidents maritimes illustrent la précarité de la trêve avec l'Iran prolongée par Trump
-
Le métro londonien perturbé par une grève de plusieurs jours
-
Les jeunes Chinois se servent de l'IA pour se lancer en solo dans l'entreprise
-
Cancer pédiatrique: feu vert conditionnel en Europe pour un traitement d'Ipsen
-
IA: SpaceX s'associe à l'éditeur de code Cursor, avec option de rachat à 60 milliards de dollars
A Moscou, des produits occidentaux de luxe bien présents malgré le conflit en Ukraine
Voitures de sport, bijoux dorés, robes raffinées: à Moscou, les produits occidentaux de luxe restent bien présents à la vente dans les nombreuses boutiques du centre-ville, une réalité qui contraste avec les annonces de départ faites en 2022 en représailles à l'assaut russe contre l'Ukraine.
"Je ne vois aucun changement particulier. Certaines marques sont parties, comme Chanel, Dior ou Hermès, mais d'autres sont restées. Brunello Cucinelli, par exemple", affirme Natalia, une dentiste de 51 ans, déambulant à travers le prestigieux centre commercial Goum, à quelques mètres des murs du Kremlin sur la place Rouge.
"Je m'en fiche des marques qui sont parties. Ils pensaient nous isoler? C'est ridicule", balaye Sergueï, un élégant retraité de 61 ans, à la sortie d'une boutique.
Dans les rayons, il assure trouver ce qu'il achetait avant février 2022.
"Les marques que j'aime sont toujours là. Je commandais mes costumes chez Isaia, je peux toujours le faire", se réjouit-il.
- "Pure hypocrisie" -
Après le déclenchement de l'offensive russe contre son voisin ukrainien, plusieurs marques et groupes de luxe occidentaux, comme Chanel, Hermès, LVMH et Kering, avaient annoncé vouloir quitter le marché russe. Question d'image à l'international.
Mais presque trois ans plus tard, leurs logos connus de tous ornent toujours les boutiques du centre de Moscou, mégapole bouillonnante de quelque 13 millions d'habitants.
Dans les faits, plusieurs de ces maisons de luxe étrangères ont gardé leurs locaux prestigieux - désormais fermés - à deux pas du Kremlin. Probablement dans l'espoir d'y revenir lorsque le conflit sera terminé.
Rien n'interdit que leurs produits se retrouvent sur le marché russe.
"Leur départ annoncé, c'est de la pure hypocrisie", estime sous le couvert de l'anonymat un homme d'affaires français, qui continue de vendre ses produits de luxe dans la capitale russe.
"Même si leurs boutiques sont officiellement fermées, ces marques continuent à vendre leurs produits aux Russes via des +marketplaces+", c'est-à-dire des sites de vente en ligne, ainsi que des intermédiaires comme les grands magasins, relève-t-il.
A quelques centaines de mètres du Goum, dans le centre commercial luxueux du Tsoum, "le choix est plus petit qu'avant, mais tout est possible", assure Elena, 38 ans, responsable en marketing d'une marque de sous-vêtements.
"Les marques de luxe sont toujours là. Et nos clients réguliers aussi. La demande n'a pas diminué", abonde une vendeuse du Tsoum, devant un comptoir de vêtements Burberry.
L'application du Tsoum permet même d'acheter en ligne des vêtements de Prada, Saint Laurent ou Alexander McQueen, qui ont officiellement quitté la Russie, à "des prix plus compétitifs qu'à Dubaï", selon une publicité en ligne.
- Allers-retours à Dubaï -
L'émirat est devenu depuis 2022 la destination de choix des Russes fortunés pour passer leurs vacances et faire leurs emplettes.
"A Dubaï, les ventes des produits de luxe ont explosé" en trois ans, affirme l'homme d'affaires français interrogé par l'AFP.
Les Russes très aisés vont aussi faire du shopping de luxe en Turquie et au Kazakhstan, pays avec lesquels les connections aériennes sont nombreuses.
Mais les chiffres de ventes des produits de luxe dans ces pays sont impossibles à vérifier, la plupart des entreprises ne détaillant pas leur chiffre d'affaires ni par pays, ni par marque.
Ce phénomène fait les bonnes affaires des "buyers", un terme qui désigne "ceux qui voyagent à l'étranger pour acheter des vêtements et objets de luxe sur commande", explique Elena, la responsable en marketing.
"Nous nous sommes vite adaptés", se satisfait-elle.
Le terme de "buyer" fait écho aux années 1990, quand les marques occidentales n'étaient pas présentes dans la Russie post-soviétique.
Ces ingénieux fournisseurs faisaient alors des allers-retours entre Moscou et l'Europe de l'Ouest pour ramener des vêtements de luxe à leurs riches clients.
Certains "buyers" ont même directement "des contrats avec les grandes boutiques ou des centres commerciaux" à l'étranger, précise Andreï, 52 ans, un styliste moscovite qui s'occupe d'une clientèle haut de gamme.
Selon un schéma bien rodé, "ils partent à Milan, Paris ou Londres et y commandent des meubles, de la vaisselle, de la joaillerie ou des vêtements", avant de les rapporter et revendre en Russie, détaille-t-il.
Un signe, d'après lui, que "les marques veulent continuer à travailler" avec les clients russes.
Au point d'envisager un jour leur retour officiel en Russie? Selon Andreï, "ce n'est qu'une question de temps".
M.O.Allen--AT