-
A Montauban, hommage national à Florian Montorio, Casque bleu français tué au Liban
-
Cyril Féraud devient le nouvel animateur de "Fort Boyard", son "rêve d'enfant"
-
Le "made in China" rêve d'une embellie avec la visite de Trump
-
Futur chef de l'ONU: pour les quatre candidats, priorité à la paix
-
Prêt quasi débloqué, Zelensky attendu à Chypre pour un sommet européen
-
Mexique: réouverture du site de Teotihuacán après une attaque armée
-
Le Liban va demander de prolonger la trêve lors de pourparlers avec Israël à Washington
-
Les ministres du G7 à Paris pour parler d'environnement... en évitant les sujets qui fâchent
-
Pérou : démissions au sommet de l'Etat en pleine controverse sur l'achat d'avions F-16
-
Akkodis reconnu comme "leader" dans le rapport ISG Provider Lens™ 2026 consacré aux services d'ingénierie numérique
-
Traversées irrégulières de la Manche: nouvel accord franco-britannique conclu
-
Dans une prison de Guinée équatoriale, le pape, le déluge et la peinture fraîche
-
Espagne: le Barça repousse encore le Real mais perd Yamal
-
Tesla annonce des résultats en hausse au 1T, meilleurs qu'attendu
-
Coupe de France: Nice surprend Strasbourg (2-0) et rejoint Lens en finale
-
L'Iran saisit deux navires dans le détroit d'Ormuz, Washington minimise
-
Tesla dépasse les attentes au premier trimestre, l'action en hausse
-
Wall Street en forme, l'optimisme règne
-
Ligue 1: le PSG se balade contre Nantes et prend ses distances avec Lens
-
En Guinée équatoriale, le pape appelle au "respect des droits de chaque citoyen"
-
Foot: Rosenior à Chelsea, 23 matches et puis s'en va
-
Migrants expulsés des États-Unis vers la RDC: "Je ne voulais pas aller au Congo"
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge après une salve de résultats
-
Flèche Wallonne femmes: Demi Vollering impériale au sommet du Mur de Huy
-
Boeing amoindrit sa perte nette au 1er trimestre grâce au rebond des livraisons
-
Les Bourses mondiales partagées entre risque géopolitique et résultats d'entreprises
-
Flèche Wallonne femmes: victoire de Demi Vollering
-
Rugby: Bielle-Biarrey et Jalibert nommés pour le joueur de l'année en Champions Cup
-
Flèche Wallonne: Seixas toujours plus fort
-
L'Iran annonce avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz malgré la prolongation de la trêve
-
Kamel Daoud condamné à trois ans de prison ferme en Algérie pour son roman "Houris"
-
Cyclisme: le prodige français Paul Seixas remporte la Flèche Wallonne
-
Dans la santé ou le social, la crainte d'être "exclu" des aides au carburant
-
La Russie va cesser au 1er mai l'approvisionnement de l'Allemagne en brut kazakh
-
Wall Street progresse, entre espoir sur le Moyen-Orient et résultats d'entreprises
-
Guerre au Moyen-Orient : l'Allemagne en queue de peloton des économies européennes
-
Les Bourses mondiales calmes, entre trêve au Moyen-Orient et résultats d'entreprises
-
Basket: en 2031, la Coupe du monde à la maison pour la France
-
Ukraine : après une fusillade, les partisans d'une légalisation des armes passent à l'offensive
-
Carburants: le coût des aides estimé à 180 millions d'euros en mai, indique David Amiel
-
En Iran, des fresques murales pour défier l'Amérique et Israël
-
Transport ferroviaire: la concurrence se prépare à l'ouest avec Velvet
-
Boeing: résultats meilleurs qu'attendus au 1T grâce au rebond des livraisons
-
Colombie: la transition énergétique du président Petro, ambitieuse mais limitée
-
Les Bourses mondiales prudentes face au prolongement de la trêve au Moyen-Orient
-
Diabète: un traitement de Sanofi autorisé pour les jeunes enfants aux Etats-Unis
-
Inde: dans l'ancien bastion de la rébellion maoïste, les défis du retour à la paix
-
Allemagne: l'aéroport de Francfort inaugure un nouveau terminal en plein choc énergétique
-
Des incidents maritimes illustrent la précarité de la trêve avec l'Iran prolongée par Trump
-
Le métro londonien perturbé par une grève de plusieurs jours
Jimmy Carter, président atypique plombé par la crise des otages en Iran
L'ancien président américain et prix Nobel de la paix, Jimmy Carter, mort dimanche à l'âge de 100 ans, occupe une place à part dans le paysage politique américain, à jamais ternie par la crise des otages en Iran sur laquelle s'est achevé son unique mandat.
Sorti par la petite porte en 1981 après sa sévère défaite face au républicain Ronald Reagan, ce président démocrate souvent moqué pour ses maladresses -- sa grande naïveté diront ses nombreux détracteurs -- fut longtemps paria au sein de son propre parti et fit la joie des caricaturistes.
Plus de trois décennies après son départ de la Maison Blanche, pourtant, une image plus nuancée s'est imposée peu à peu.
En raison de son action comme ex-président, unanimement saluée, mais aussi d'une réévaluation de certaines de ses avancées dans une période difficile, au premier rang desquelles les accords de paix entre Israël et l'Egypte.
Représentant d'une nouvelle génération d'hommes du Sud, plus tolérante, plus progressiste sur les questions raciales, Jimmy Carter restera aussi comme le président américain qui a placé la défense des droits de l'homme au coeur de sa diplomatie.
Ce baptiste fervent au parcours atypique -- d'officier de marine aux affaires, de propriétaire d'une exploitation familiale d'arachides à la présidence -- a pris ses fonctions dans une Amérique encore marquée par le scandale du Watergate qui avait poussé le président Nixon à la démission.
"Je suis un homme du Sud et un Américain", affirme ce quasi-inconnu sur la scène politique nationale lorsqu'il se lance dans la primaire démocrate pour la présidentielle de 1976.
Son arrivée au pouvoir est chargée de promesses pour le camp démocrate qui contrôle le Congrès et la Maison Blanche pour la première fois depuis 1968.
Les deux premières années démarrent fort, avec des cotes de popularité supérieures à celles de Ronald Reagan ou Barack Obama au même stade de leur mandat. Il convainc le Sénat de ratifier les traités sur le canal de Panama en 1978, il avance ses pions sur la scène internationale.
Mais l'euphorie va peu à peu s'évanouir et les maladresses prendre le dessus, sur fond de second choc pétrolier en 1979. Une image de ces "années Carter" restera: celle des longues files d'automobilistes venus, à travers le pays, faire le plein à la hâte par crainte de pénurie.
- "Le discours du malaise" -
En juillet 1979, Jimmy Carter prononce en direct à la télévision une allocution que ses opposants baptiseront "le discours du malaise" et qui résume, selon eux, les principaux traits d'un homme naïf, pessimiste et faible.
Dans un exercice singulier, il cite longuement certaines des critiques qui lui sont adressées sur son manque de leadership ou de vision. Partant de la crise énergétique, il élargit son propos pour évoquer une "menace presque invisible" qui pèse sur la démocratie américaine: "une crise de confiance". "Les symptômes de cette crise de l'esprit américain sont partout", lance-t-il, dans un texte au ton particulièrement sombre.
La fin de son mandat sera plombée par le cauchemar iranien: pendant 444 jours, une cinquantaine d'Américains seront détenus après la prise d'assaut de l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran par des militants islamiques radicaux.
En avril 1980, une opération militaire héliportée pour tenter de les libérer se solde par un échec cuisant. Les otages seront relâchés le 20 janvier 1981, le jour même de l'investiture du président Ronald Reagan.
Après la défaite, son propre parti veut oublier ces années difficiles. Sa présidence sera suivie de trois mandats républicains (Ronald Reagean puis George H.W. Bush). Jusqu'à ce jour, rares sont les dirigeants démocrates qui revendiquent son héritage.
Dans la biographie, équilibrée, qu'il lui a consacrée, l'historien Julian Zelizer, professeur à l'université de Princeton, souligne l'ensemble des circonstances "extraordinairement difficiles" auxquelles Jimmy Carter a dû faire face et qui auraient mis en difficulté "n'importe quel président".
Mais il insiste aussi sur les difficultés de ce "politique non-conformiste" à s'adapter au pouvoir. Pour le 39e président des Etats-Unis, "être un outsider à Washington s'est révélé à la fois une bénédiction et une malédiction, une chance et un fardeau", écrit-il.
- "Le meilleur ex-président" -
Moqué pour ses indécisions à la Maison Blanche, la force de Jimmy Carter aura été de se réinventer après avoir quitté la capitale fédérale. A tel point que cet homme au large sourire communicatif sera souvent désigné, non sans ironie, comme "le meilleur ex-président" de l'histoire des Etats-Unis.
Lorsqu'il quitte le pouvoir en janvier 1981 à l'âge de 56 ans, ce passionné de démocratie et de justice sociale, entame, avec une énergie indéniable, un nouveau chapitre.
A la tête du "Centre Carter" qu'il crée à Atlanta, il supervise des dizaines de scrutins à travers le monde. Voyageur infatigable, on le retrouve partout: au Mexique, au Pérou, au Nicaragua, ou encore au Timor oriental. En Haïti, à Chypre, en Corée du Nord, il offre ses services, se passionne inlassablement, même si les résultats sont parfois ténus.
En 2002, le prix Nobel de la paix lui est attribué pour "ses décennies d'efforts infatigables en faveur d'une résolution pacifique des conflits internationaux, des progrès de la démocratie et des droits de l'Homme".
En août 2015, Jimmy Carter avait entamé une radiothérapie pour soigner des tumeurs cancéreuses au cerveau.
Il avait, à cette occasion, résumé en termes simples son parcours singulier: "La présidence a bien sûr été le sommet de ma carrière politique (...) mais ma vie depuis mon départ de la Maison Blanche a été, sur un plan personnel, plus gratifiante".
Lors d'une célébration début novembre dans son église baptiste de la petite ville de Plains (Géorgie, sud-est) où il né où il a vécu l'essentiel de sa vie, il était revenu, avec beaucoup de sérénité - et un peu d'humour aussi - sur cet épisode.
"J'ai pensé, bien sûr, que j'allais mourir très rapidement. J'ai prié. Je n'ai pas demandé à Dieu de me laisser vivre plus longtemps mais je lui ai demandé de me donner une attitude digne face à la mort. Et j'ai réalisé que j'étais pleinement serein face la mort".
Ch.Campbell--AT