-
Violences conjugales: peine alourdie en appel pour Stéphane Plaza
-
Budget: les fonctionnaires, à nouveau mis à contribution, dénoncent leur "appauvrissement"
-
Quelque 1.700 migrants transférés des plages de Ceuta vers le port de l'enclave espagnole
-
Ed Sheeran, superstar de la pop percutée par l'onde de choc de Gaza
-
Berlin plaide pour une taxe européenne sur les superprofits pétroliers
-
"Complètement fou": un navire de guerre de Louis XIV en chantier dans le Nord
-
Russie : Moscou prend le contrôle des actifs de Nestlé, Auchan et de l'ex-Leroy Merlin
-
Warren Buffett quitte la présidence de Berkshire, reste président émérite
-
Japon: des poubelles robotisées mobiles à la rescousse d'une gare de Tokyo
-
Un an après la Déclaration de New York, l'Etat de Palestine reste introuvable
-
Budget: 5% de déficit pour 2027, un objectif "ambitieux" mais "réalisable", dit Lescure à l'AFP
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates "prête" à tenter de former un gouvernement
-
La France appelle l'Europe à "des mesures concrètes et rapides" pour l'industrie chimique
-
L'Unesco peut être un "modérateur" dans le "débat global" sur l'IA, affirme son chef
-
L1: L'OM et Genesio entre résignation et mince espoir avant le PSG
-
Retour triomphal d'une célèbre chanteuse à Damas, après 15 ans d'exil
-
Optique-audition: un projet d'interdiction de la publicité divise le secteur
-
Carburants à un prix record: le gouvernement ouvre la porte à de nouvelles aides
-
La Bourse de Paris en léger recul
-
Equateur : les pompiers luttent contre des feux de forêt dans la capitale
-
Claude dirige plus d'un quart des recherches sur les futurs modèles d'Anthropic, dit la firme
-
Carburants: l'aide aux "gros rouleurs" ne "s'arrêtera pas le 30 septembre" annonce le ministre du Commerce
-
Italie: Malen, l'Oranje qui redonne des couleurs à la Roma
-
La fronde s'organise contre le projet de centre de données Google près de Châteauroux
-
Un policier, acquis à une idéologie d'ultradroite, écroué à Paris pour préparation d'acte terroriste
-
Les Bourses européennes débutent en légère baisse
-
Thaïlande: les séparatistes musulmans promettent de se battre "jusqu'à la fin des temps"
-
"EA Sports FC": cinq choses à savoir sur l'édition 27 du jeu de football
-
La Guinée interdit la diffusion de France 24 pour un commentaire sur le président
-
Au Kenya, la politique sida de l'administration Trump tue déjà
-
France Télé devra économiser 90 millions d'euros en 2027, selon sa présidente
-
En Cisjordanie, des Palestiniens trouvent refuge dans des grottes
-
Aux Etats-Unis, la diaspora iranienne profondément divisée sur la guerre
-
En Amazonie brésilienne, rêve d'or noir et crainte de marée noire
-
Des bébés orangs-outans symptômes du bond du trafic d'animaux en Inde
-
Equipe de France: Zidane rend sa première copie
-
Ligue 1: Monaco-Lens en entrée, Lyon-Rennes en plat et le "Classique" en dessert
-
Ligue 1: entre buts et polémiques, Paris Brunner au centre de l'attention
-
Coupe Davis: la France orpheline de Fils défie le Canada d'Auger-Aliassime
-
Crises et carburant: Macron reçoit les candidats à sa succession ou leur bras droit
-
Des étudiants en médecine afghans au Pakistan dans l'angoisse d'une expulsion soudaine
-
Le Venezuela débloque des portails d'information censurés, un opposant arrêté
-
Nigeria: 37 mineurs présumés illégaux meurent en détention
-
Le Venezuela débloque des portails d'information censurés depuis des années
-
Copie d'articles pour l'IA: un "vol sans précédent", selon un responsable de Microsoft, poursuivi par le NYT
-
Ligue Europa: L'OM "logiquement sanctionné", selon Genesio
-
Ligue Europa: L'OM trop fragile pour résister à Besiktas
-
Meta épinglé pour ses mesures de protection "insuffisantes" contre les deepfakes
-
La copie d'articles pour l'IA était un "vol sans précédent", selon un responsable de Microsoft, poursuivi par le New York Times
-
Wall Street clôture en nette hausse, salue le ton de la Fed
Isabela de Sagua, "la Venise de Cuba", refuse d'être engloutie par la mer
On aperçoit encore les pilotis sortant des flots: "Le cyclone Kate a emporté toutes ces maisons en bois qui étaient sur l'eau", raconte Amado, habitant d'Isabela de Sagua, village de Cuba menacé par la mer mais qui refuse de disparaître.
Amado Arce, retraité de l'industrie du miel de 69 ans, a vécu dans une de ces maisons construites face à la côte nord de l'île, depuis la fondation en 1843 du village, surnommé "la Venise de Cuba".
Tout a été balayé par Kate en 1985, et encore aujourd'hui la mer menace.
Amado fait partie des quelque 3.000 fiers habitants du lieu qui refusent de partir alors que les autorités proposent depuis 2017 de les déplacer à Isabela Nueva, 11 kilomètres plus loin à l'intérieur des terres.
De l'eau, émerge la structure de ce qui fut le bureau local des douanes.
"Il avait été construit en bois, sur deux étages, puis rénové en briques", se souvient Amado. Au 20e siècle, le village était devenu un port dynamique, d'où partaient des bateaux chargés de sucre, de miel et d'alcool.
Entre les maisons rustiques, dont les murs étaient peints de couleurs vives, on a construit des canaux. Il n'y avait pas de route, seulement un ligne de train pour le port. Les villageois avaient pris l'habitude de se déplacer en canoës.
Mais Isabela de Sagua a perdu son élan quand le port a fermé dans les années 1990. Aujourd'hui ses habitants vivent de la pêche et de l'argent envoyé par leurs familles vivant à l'étranger.
"La fermeture du port était due à un millier de raisons", raconte Amado, qui cite la principale: "le camp socialiste s'est effondré" avec la chute de l'URSS, or "80% du commerce de Cuba en dépendait".
- "Tout perdu" -
Le changement climatique a fait le reste: en septembre 2017, l'ouragan Irma, de catégorie 5, atteint le village de plein fouet.
"Le cyclone a frappé pendant 16 heures, j'avais de l'eau jusque là", dit, en mettant sa main sur la poitrine, Rafael Morales, 61 ans, chef d'un restaurant avec terrasse sur la mer.
"J'ai tout perdu", ajoute-t-il, face à l'établissement qui a dû être reconstruit.
Elias Neri, aux commandes de son bateau de pêche "Contratiempo" (contretemps), a vécu 50 de ses 84 ans dans sa maison de bord de mer.
"Comment vous pensez que je vais partir" à Isabela Nueva, "m'enterrer là-bas? Ce n'est ni Isabela, ni Sagua, c'est un pâturage qu'il y a là-bas", dit-il d'un air renfrogné.
"Moi je ne pars pas d'ici, c'est ma maison" et "si je me noie, je me noie ici", assure-t-il au côté de son épouse Lazara, qui approuve d'un hochement de tête.
La moitié de la population a déjà abandonné ce recoin idyllique de la côte cubaine, dans la province de Villa Clara et face à une série d'îlots qui le rend encore plus proche de la Floride. Beaucoup d'entre eux sont partis dans des embarcations de fortune.
Depuis des décennies, des habitants d'autres provinces viennent d'ailleurs là pour se jeter à la mer et tenter de rejoindre l'eldorado américain.
Elias et Lazara en ont vu beaucoup non loin de leur maison. "Il y a cinq jours, ils en ont intercepté 16 à côté d'ici", raconte Elias.
Ch.Campbell--AT