-
Tanzanie: la peur d'une nouvelle répression sanglante glace ceux qui voudraient manifester
-
Incendie: les évacués ont fui "un début d'apocalypse", Nuñez se rend sur place
-
La Bourse de Paris s'affiche en hausse prudente
-
Le procès en destitution de la vice-présidente Sara Duterte s'ouvre aux Philippines
-
L'affaire Jubillar: des indices aux aveux
-
Marchés en Asie: les Bourses maussades sur fond de tech nerveuse, le pétrole monte
-
Coup de théâtre, Cédric Jubillar reconnaît le meurtre de son épouse Delphine
-
Le cortège funèbre de Khamenei débute sa traversée de Téhéran
-
Des bombardements russes font au moins 10 morts dans la région de Kiev
-
Le cortège funèbre de Khamenei en marche à Téhéran, une marée humaine attendue
-
Mondial-2026: l'héroïsme des Anglais, l'impuissance du Brésil, l'intervention de Trump
-
Huit morts dans la région de Kiev, visée par des frappes russes
-
Le super-typhon Bavi provoque des "dégâts majeurs" sur l'île américaine de Rota
-
Scandale au Mondial-2026: La Fifa blanchit Balogun après un coup de fil de Trump
-
Mondial-2026: le sourire d'Haaland, les larmes de Neymar et l'appel de Trump à Infantino
-
Mondial: Haaland et la Norvège terrassent le Brésil et passent en quart
-
Wimbledon: Osaka maîtrise Sabalenka, Djokovic et Sinner en quarts sans trembler
-
Séismes au Venezuela: plus de 3000 morts, des corps non identifiés enterrés
-
Le super typhon Bavi touche terre sur l'île américaine de Rota, dans le Pacifique
-
Mondial: Trump remercie la Fifa d'avoir suspendu le carton rouge à Balogun, la Belgique stupéfaite
-
L'incendie dans le Gard fixé, l'A9 réouverte dans la soirée
-
Le super typhon Bavi fonce sur l'île américaine de Rota, dans le Pacifique
-
Mondial-2026: les joueurs du Cap-Vert célébrés à leur retour au pays après un parcours héroïque
-
Wimbledon: Osaka terrasse Sabalenka, un Djokovic record en quarts
-
Mondial-2026: les cadres de la Belgique aux ordres de Garcia
-
Evacuations importantes face à l'incendie dans les Pyrénées-Orientales, qui bouscule le Tour de France
-
Un incendie parcourt 540 hectares dans le Gard, l'A9 partiellement fermée
-
Pyrénées-Orientales: sécheresse de l'air, chaleur et vent, "comme du carburant" pour l'incendie
-
F1: à Silverstone, avantage Ferrari sur Mercedes grâce à la victoire de Leclerc
-
La troisième étape du Tour: un retour en France sans public à cause des feux
-
Incendie dans les Pyrénées-Orientales: 5.000 évacuations, Tour de France "sans public"
-
La canicule historique à peine terminée, le mercure s'envole encore et les incendies menacent
-
Tour de France: Del Toro remporte la 2e étape à Barcelone, Vingegaard reste en jaune
-
Présidentielle: Édouard Philippe dans l'arène pour "prendre le pouvoir"
-
Guam et les Mariannes du Nord se barricadent à l'approche du super typhon Bavi
-
L'administration Trump minimise un défilé suprémaciste pour le 250e anniversaire de l'indépendance
-
Canicule: 16 départements en vigilance orange lundi
-
A Narbonne, une marche blanche pour Louis et un appel au durcissement judiciaire
-
Guam et les Mariannes du Nord se barricadent à l'approche d'un typhon "très dangereux"
-
Mondial-2026: après France-Paraguay, l'arbitre au coeur des débats
-
La troisième étape du Tour de France: arrivée en France, et déjà les Pyrénées
-
Au Mali, les rebelles harcèlent le pouvoir central qui peine à contrôler le pays
-
Plus de 1.300 hectares parcourus par un nouvel incendie dans les Pyrénées-Orientales
En Côte d'Ivoire, une réponse sociale et militaire pour contrer les jihadistes
Pendant des mois après l'attaque jihadiste meurtrière de 2020, Kafolo a eu des allures de village fantôme. Quatre ans plus tard, la vie a repris son cours dans le nord ivoirien, le fruit selon ses habitants d'une double réponse de l'Etat: sociale et militaire.
En juin 2020, une première attaque avait fait 14 morts, avant que deux autres soldats ne soient tués en mars 2021.
Longtemps, les habitants ont déserté les champs, fermé leurs commerces et sont restés cloîtrés chez eux de peur que les jihadistes ne reviennent.
Aujourd'hui, Kafolo a retrouvé les allures d'une ville normale: restaurants, salons de coiffure, garages sont ouverts et les habitants vaquent à leurs occupations. Un collège a même ouvert ses portes l'an dernier.
"On ne nous a pas laissé tomber", affirme à l'AFP le chef du village, Tiémogo Bamba.
"Il y a eu beaucoup de changements positifs, la jeunesse a été impliquée dans le développement, les jeunes ont été pris dans des ateliers, des formations, de l'apprentissage", détaille-t-il.
Début 2022, la Côte d'Ivoire a lancé un vaste programme d'aide pour la jeunesse, en particulier pour les régions du nord, frontalières du Burkina et du Mali où sévissent les groupes armés.
L'objectif: former les jeunes à un nouveau métier pour qu'ils ne cèdent pas aux sirènes des jihadistes qui recrutaient dans la zone ou des orpailleurs illégaux qui sont encore très actifs.
Dans l'atelier de ferronnerie de Kafolo, Kambiré Koko, 18 ans, s'applique à découper des fenêtres en métal.
"Apprendre un métier c'est mieux que de traîner à ne rien faire. Quand tu ne fais rien, tu es tenté si on vient te proposer de l'argent et une moto pour aller dans de mauvais coins", explique-t-il.
Chaque mois, il touche 30.000 francs CFA (45 euros) via le programme d'aide pour récompenser son apprentissage et il espère pouvoir bientôt ouvrir son propre atelier.
- "Ca m'encourage" -
"Avec cette somme, je peux m'acheter à manger. Ca m'encourage pour apprendre mon métier", abonde Augustin Pale Sansan, apprenti maçon qui espère toutefois que l'allocation "va augmenter".
D'autres ont bénéficié de prêts comme Naminata Bamba qui en a profité pour rouvrir son restaurant et en agrandir la carte ou Lamissa Traoré, commerçant et président des jeunes de la ville.
"Après les attaques, mon commerce s'était arrêté. Grâce à un crédit et à une subvention, non seulement j'ai pu reprendre, mais j'ai eu les moyens d'envoyer deux enfants de plus à l'école", se réjouit-il.
"La méthode a porté ses fruits, aujourd'hui on peut venir dans cette zone sans escorte armée. Nous sommes heureux de voir tous ces jeunes occupés. Ils ont un autre regard sur eux-mêmes", assure Casimir Djé Bi, chef de l'Agence emploi jeunes de la région.
Au total, près de 54.000 jeunes ont été soutenus dans les zones nord du pays, selon le ministère de la Jeunesse.
En ce jeudi de septembre, le chef du village est davantage préoccupé par les inondations qui touchent son village, depuis que la Comoé est sortie de son lit, engloutissant quelques maisons.
Ce fleuve sert de frontière naturelle avec le Burkina Faso où des groupes jihadistes opèrent toujours, parfois à quelques kilomètres de Kafolo.
Mais côté ivoirien, aucun incident sécuritaire n'a été relevé depuis près de trois ans.
Le dispositif militaire a été renforcé depuis les attaques et la présence des soldats en ville rassure les habitants.
"Beaucoup de militaires sont là et veillent sur nous, ça a fait revenir la confiance, on n'a plus peur. L’agriculture a même repris", assure le chef Bamba.
Mais si la sécurité est de retour à Kafolo, la situation reste bien différente de l'autre côté du fleuve et les échanges entre les deux rives se sont taris.
"J'ai des parents juste là-bas au Burkina mais je n'y ai pas remis un pied depuis l'attaque de Kafolo. Les jihadistes sont juste là!", confie Lamissa Traoré.
Et les relations diplomatiques tendues entre la Côte d'Ivoire et la junte militaire au pouvoir au Burkina n'aident pas.
"On avait un marché 5 jours par semaine, les gens du Burkina venaient et nous on allait là-bas sur leurs marchés, mais c’est fini. En plus si au Burkina, tu dis que tu viens de Kafolo en Côte d’Ivoire tu peux avoir des problèmes. On a peur si on va là-bas, que ce soit des groupes jihadistes ou des VDP", les supplétifs civils (Volontaires pour la défense de la patrie), confie Tiémogo Bamba.
Ces supplétifs recrutés pour renforcer l'armée dans les localités du Burkina Faso sont accusés de commettre de nombreuses exactions contre des civils.
A.Williams--AT