-
Le Conseil d'État ouvre la voie à un retour de la chasse aux alouettes avec des filets dans le Sud-Ouest
-
Supercalculateurs: Bull double les capacités de son usine historique
-
Blocages lycéens: une mobilisation "partie du bas", accélérée par les réseaux sociaux
-
MaPrimeRénov' : le budget de l'Anah en baisse de 200 millions d'euros
-
La Corsica Linea, paralysée par une grève, stoppe son activité jusque lundi
-
Blocage des lycées : 564 établissements perturbés, les organisations syndicales appellent à poursuivre le mouvement
-
Carburants: le G7 convient de libérer à nouveau des stocks de gazole
-
Foot: le patron des arbitres turcs devant un juge
-
Jeux asiatiques: le taekwondo bascule dans le monde virtuel
-
Wall Street dans le vert, ravie des chiffres de l'emploi américain
-
Euro de cyclisme: indispensables ou tue-l'amour, les oreillettes refont débat
-
Espagne: les députés rejettent les textes sur le logement, camouflet pour Pedro Sánchez
-
Malgré ses aveux, le récit de Jubillar ne convainc pas les parties civiles lors de la reconstitution
-
Kiev accuse Moscou de "saccager" la capitale ukrainienne, paralysée après de nouvelles frappes
-
Affaire Manchester City: le club fait appel, la Fédération pointe des "conséquences majeures"
-
Inde : manifestations pour demander la démission du chef de la commission électorale
-
Blocage des lycées : un vendredi sous haute tension, 564 établissements perturbés
-
Foot: le patron des arbitres turcs comparaît devant un juge
-
La version de Jubillar ne convainc pas les parties civiles lors de la reconstitution
-
Carburants: le G7 se réunit sur fond de bras de fer entre Washington et Bruxelles
-
Flydubai : un pilote indien au courage salué de toutes parts
-
Pakistan : pourparlers entre les pro-Imran Khan et le gouvernement
-
"SOS" géant pour un lac de la frontière franco-suisse victime de la sécheresse
-
L'inflation dans la zone euro à un nouveau sommet depuis 3 ans
-
Vol flydubai: le pilote raconte son ultime effort pour éviter le crash
-
ATP 500 de Tokyo: Fils bat à nouveau Tiafoe et se qualifie pour les quarts
-
Ukraine : Chaos routier à Kiev après la fermeture d'un pont touché par des frappes russes
-
Récolte de miel 2026 : des abeilles déboussolées par la sécheresse
-
Gazole : l'Europe balaie les menaces de Washington et demande d'agir de façon concertée
-
Suède: Magdalena Andersson à nouveau chargée de former un gouvernement
-
Explosion en zone démilitarisée: Pyongyang juge "pathétique" la réclamation d'excuses de Séoul
-
Pour Faure, Bardella "ment" et ne peut plus prétendre à Matignon
-
Espagne : vote à haut risque sur le logement pour le gouvernement de Pedro Sánchez
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis renonce à la saison en salle 2027
-
En crise, le rail allemand veut se rajeunir à l'aide de l'IA
-
Jeux asiatiques: la boxeuse taïwanaise controversée Lin Yu-ting médaillée d'or
-
Gazole : Macron appelle le G7 à agir de manière concertée, sans restriction des exportations
-
Anti-obésité, peptides… la difficile lutte contre le trafic en ligne
-
Pokémon, One Piece : les collectionneurs de cartes face à la spéculation des "scalpeurs"
-
Taïwan reçoit ses deux premiers avions de combat américains F-16V
-
A Lorient, la frégate suédoise prend corps et Naval Group lorgne le Danemark
-
Le Népal face au casse-tête de l'identification par ADN des victimes de la crue
-
La Bourse de Paris prudente, la dette française sous pression
-
En Afrique de l’Ouest, les filières scientifiques se meurent
-
Patron de l'IA le plus en vue du moment, Dario Amodei (Anthropic) reste une énigme
-
Blocage des lycées : un vendredi sous haute tension, syndicats et lycéens reçus par le ministre
-
Europe : un stress thermique record lors de l'été le plus chaud jamais enregistré
-
Les intoxications aux fumées de feux de forêt, angle mort de la protection des pompiers
-
Blocage des lycées: un vendredi sous haute tension, les syndicats reçus par le ministre
-
Gazole: les Européens se réunissent pour tenter de faire baisser les prix, sous forte pression américaine
L'Ukraine se dote d'une loi interdisant l'Eglise orthodoxe liée à la Russie
Le Parlement ukrainien a voté mardi en dernière lecture un projet de loi prévoyant l'interdiction de l'Eglise orthodoxe liée au patriarcat de Moscou, souvent considérée comme un relais d'influence du Kremlin, après deux ans et demi d'invasion russe de l'Ukraine.
Une décision "historique" selon des députés ukrainiens et aussitôt dénoncée par la Russie mais qui est aussi largement symbolique, car sa mise en application risque de prendre des mois, voire des années.
"Une loi sur notre indépendance spirituelle a été adoptée", s'est félicité sur les réseaux sociaux le président Volodymyr Zelensky qui est à l'origine de cette mesure.
"Décision historique ! Le Parlement a voté un projet de loi qui interdit une filière du pays agresseur en Ukraine", a écrit sur Telegram une députée de l'opposition, Iryna Guerachtchenko.
L'Eglise visée par cette décision était jadis la plus populaire en Ukraine, un pays dont la grande majorité des habitants sont orthodoxes. Mais elle a perdu ces dernières années de nombreux fidèles à mesure que le sentiment national ukrainien gagnait en popularité face à l'ex-puissance dominante russe.
Ce processus s'est accéléré avec la création en 2018 d'une Eglise orthodoxe ukrainienne indépendante, puis, plus encore, avec le début en février 2022 de l'offensive russe en Ukraine, ouvertement soutenue par le patriarche russe Kirill.
La branche dépendant naguère du patriarcat de Moscou avait rompu ses relations avec ce dernier quelques mois plus tard, en mai 2022. Les autorités ukrainiennes considèrent toutefois qu'elle est toujours sous influence russe et ont multiplié les mesures judiciaires à son encontre.
- Colère de Moscou -
Selon des médias, l'Eglise liée à la Russie compte toujours quelque 9.000 paroisses en Ukraine contre 8.000 à 9.000 pour sa rivale indépendante.
La nouvelle loi ouvre la possibilité d'interdire à terme les diocèses et les paroisses en Ukraine de la première.
Son vote s'inscrit dans le cadre de la politique de Kiev visant à mettre fin à plus de 300 ans de tutelle religieuse russe, qui s'est intensifiée depuis l'annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014, suivie du conflit armé dans le Donbass (est de l'Ukraine) instigué par la Russie il y a dix ans.
Le texte adopté en première lecture en octobre dernier a été voté mardi par 265 députés, le minimum requis étant de 226.
Son parcours au Parlement n'a pourtant pas été facile, en raison, selon des médias d'opposition, de députés considérés comme prorusses mais aussi de certains de leurs collègues du parti présidentiel, réticents.
Sans surprise, la Russie a aussitôt dénoncé la mesure.
"Il s'agit d'un acte illégal qui constitue la violation la plus flagrante des principes fondamentaux de la liberté de conscience et des droits de l'homme", a accusé le porte-parole de l'Eglise orthodoxe russe, Vladimir Legoïda, sur Telegram.
La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a quant à elle dénoncé une décision ayant pour but de "détruire l'orthodoxie canonique et véritable et d'apporter à sa place un substitut, une fausse Eglise".
- Influence en déclin -
Selon des médias, l'application de cette loi risque de prendre beaucoup de temps car l'interdiction de chaque paroisse ou diocèse doit être entérinée par un tribunal.
Devant le célèbre monastère de la Laure des Grottes de Kiev, où se trouvait jadis le siège de cette Eglise et où plusieurs dizaines de ses moines habitent toujours, une poignée de fidèles priaient mardi sous un soleil de plomb.
Une femme présente parmi eux, Svetlana, avoue s'inquiéter de cette interdiction. "J'ai été baptisée et je me suis mariée dans cette église" explique-t-elle.
"Si l'église ferme, les gens continueront à prier dans les rues, nous installerons peut-être des tentes", ajoute cette fidèle de 56 ans.
Igor, un musicien de 21 ans, est d'un avis contraire. "Je soutiens totalement cette interdiction", lance-t-il, accusant cette Eglise d'être de facto "un service spécial du Kremlin".
Selon un sondage réalisé en 2023 par l'Institut international de la sociologie de Kiev, 66% des Ukrainiens étaient alors favorables à l'interdiction de l'Eglise liée à Moscou.
Par ailleurs, 54% des Ukrainiens s'identifiaient à l'Eglise indépendante et seuls 4% avec celle soumise au Patriarcat russe, d'après une étude d'opinion effectuée par la même organisation en 2022 contre respectivement 42% et 18% l'année précédente.
O.Brown--AT