-
L'épidémie actuelle d'Ebola se propage plus rapidement que toutes les précédentes, selon l'agence de santé de l'UA
-
Moyen-Orient: Wall Street ouvre en hausse, mais reste sur ses gardes
-
Les Bourses mondiales esquissent un rebond, la tech en moteur
-
La famille Ingalls reconstruit sa petite maison dans la prairie, sur Netflix
-
Moyen-Orient: Wall Street ouvre en petite hausse, mais reste sur ses gardes
-
Cinq choses à savoir sur les éclipses solaires
-
La menace d'un conflit social majeur plane chez Volkswagen
-
Municipales: CNews mise en demeure pour "manque d'honnêteté" lors d'une soirée sur Dati
-
Un revolver, six balles: l'étrange cadeau du président turc aux leaders de l'Otan
-
Le média Disclose et RSF appellent à se mobiliser contre la "traque des sources"
-
La septième étape du Tour: deuxième round pour les sprinteurs
-
La canicule s'annonce pour plusieurs jours, les incendies se multiplient
-
Dans le nord de la Grèce, le retour des ours bruns inquiète la population
-
Royaume-Uni: début de la course à la succession de Keir Starmer, Andy Burnham en piste
-
Avec la canicule, les Européens massivement exposés à des taux dangereux d'ozone
-
Nouvel échange de frappes entre l'Iran et les Etats-Unis avant l'inhumation de Khamenei
-
Au Venezuela, un bébé naît entre les secousses des séismes
-
Épidémie d'Ebola en RDC: le bilan atteint 600 morts, selon l'OMS
-
La nouvelle mainmise du gouvernement Trump sur l'IA dope l'intérêt pour les modèles ouverts
-
Migraine: Ipsen annonce des résultats positifs pour son médicament phare, Dysport
-
Taïwan sur le pied de guerre avant l'arrivée du plus gros typhon depuis 1995
-
IA: l'américain Cerebras, rival de Nvidia, va investir "plusieurs milliards de dollars" en Europe
-
Le Pen: la Cour de cassation fera "tout" pour rendre sa décision avant la présidentielle, selon le procureur
-
Traitements anti-obésité: les plus efficaces ont aussi le plus d'effets indésirables
-
Mondial-2026: France-Maroc, premier choc des quarts aux allures de retrouvailles
-
Volkswagen: fronde syndicale face à un projet de restructuration inédit
-
Comment limiter l'accès des enfants aux réseaux sociaux? L'UE proche d'une décision
-
Avec la canicule, l'Europe occidentale a vécu le mois de juin le plus chaud de son histoire
-
La canicule ne faiblit pas, la France épinglée par le Haut conseil pour le climat
-
Canada: Meta va investir 9 milliards de dollars dans un centre de données
-
La Bourse de Paris en hausse, profite du recul du pétrole
-
Décès de Bonnie Tyler, inimitable voix rocailleuse des années 1980
-
Engrais: aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Biens mal acquis libanais : mise en examen, HSBC invoque une autre "époque"
-
Le dernier matin de Lorenzo Salgado: un rêve américain fauché
-
Inondations en Chine: 39 morts, habitants et secours s'attellent au nettoyage
-
Engrais: le gouvernement annonce aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Taïwan se prépare pour son plus gros typhon depuis des années
-
Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui riposte et les accuse de vouloir perturber les obsèques de Khamenei
-
Chine: zèbres, zébu et autruches s'échappent d'un zoo frappé par les inondations
-
Rugby: Ntamack en 10, Jalibert en 15, le pari de Galthié contre les Wallabies
-
Nucléaire civil : l'Australie s'accorde avec l'Inde pour lui fournir de l'uranium
-
Qui protège les gardiennes? Les Philippines à la rescousse des mangroves
-
Puces IA: SK hynix va fixer le prix de son introduction à Wall Street
-
Séismes: l'ONU appelle aux dons et Caracas au dégel des avoirs sanctionnés pour reconstruire
-
Les Etats-Unis frappent à nouveau l'Iran, qui riposte dans le Golfe
-
Accusé de viol, un important candidat démocrate renonce à la course au Sénat américain
-
L'Iran va inhumer l'ayatollah Khamenei, épilogue de six jours de cérémonies
-
Après les séismes au Venezuela, l'angoisse de perdre son logement endommagé
-
Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer
Battir, site palestinien classé à l'Unesco, menacé par la colonisation israélienne
Du haut de sa colline, Ghassan Olayan voit très bien les "ennuis" arriver: Israël vient de donner son feu vert à l'implantation d'une colonie sur les terres avoisinant son village palestinien de Battir, connu pour ses terrasses agricoles classées au patrimoine de l'Unesco.
Le natif du village, promoteur intarissable de ce site antique au sud de Jérusalem, a vu dès décembre des colons israéliens monter un avant-poste sur la colline qui fait face au village, elle aussi comprise dans ce site classé de Cisjordanie occupée.
"Ils veulent couper Battir de Bethléem", seulement cinq kilomètres plus à l'est, se désole M. Olayan, 61 ans, tout en montrant les terrasses soutenues par des murets de pierre sèche qui échelonnent des collines en escalier verdoyantes, ayant offert à la vallée agricole d'être classée au patrimoine mondial de l'humanité en 2014.
En cet après-midi de juillet, quelques jours après la légalisation de cinq avant-postes de colonies annoncée le 28 juin par le ministre des Finances israélien Bezalel Smotrich (colon d'extrême droite partisan de l'annexion de la Cisjordanie occupée), des enfants jouent dans une fontaine antique qui régule l'irrigation vers les parcelles de tomates, d'aubergines ou encore d'oliviers.
Sur une colline toute proche, des colons, marteaux et perceuses en main, ont déjà construit des habitations en préfabriqué et une bergerie.
Si toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie sont jugées illégales au regard du droit international par l'ONU, les avant-postes sont aussi installés en violation de la loi israélienne car établis sans autorisation des autorités.
Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. Environ 490.000 Israéliens y vivent dans ces colonies, au milieu de trois millions de Palestiniens.
- "Empêcher un Etat palestinien" -
Ce n'est pas la première fois que M. Olayan voit des colons tenter de s'implanter sur les terres du village. Jusqu'ici, Battir a toujours pu s'en remettre à la justice israélienne.
Mais cette fois, craint-il, la colonie de Heletz, fraîchement avalisée par Israël, représente une menace sérieuse, au moment où la colonisation s'accélère à bas bruit pendant que les regards sont tournés vers Gaza.
"Une procédure judiciaire est en cours", pour mettre un terme à l'avant-poste déjà présent, explique M. Olayan. "Mais ils disent qu'il y a des dossiers plus urgents avec la guerre. Sauf qu'après l'urgence, on aura aussi à se battre contre les (futurs) colons ici. Battir est un village paisible, la colonie ne fera qu'apporter des ennuis", s'inquiète-t-il.
Son cousin Olayan Olayan, né en 1941, soit sept ans avant la création de l'Etat d'Israël, se souvient encore de la première tentative de coloniser Battir.
"J'ai labouré la terre et l'ai plantée, jusqu'à ce que les arbres donnent des fruits", raconte le Palestinien de 84 ans, keffieh autour de la tête. De sa canne, il pointe les collines alentours. "Et soudain, les colons sont arrivés et ont voulu s'approprier la terre."
Si une colonie venait à s'installer sur ce site, cela "isolerait Battir et à bien des égards créerait de la tension entre les voisins", juge Yonatan Mizrachi, de l'ONG israélienne anti-colonisation Peace Now.
La légalisation de cinq colonies "montre que le plan (du gouvernement israélien) est d'empêcher un Etat palestinien" de coexister avec Israël et de compromettre la solution à deux Etats prônée par l'essentiel de la communauté internationale, estime-t-il.
Une partie du gouvernement de Benjamin Netanyahu ne s'en cache pas, d'ailleurs.
- "Ma terre, mon âme" -
"Nous continuerons à développer les colonies pour assurer la sécurité d'Israël et empêcher la création d'un Etat palestinien", a par exemple écrit sur X (ex-Twitter) après l'annonce du 27 juin le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, par ailleurs colon et chef du parti d'extrême droite Force juive.
Pour l'heure, l'Unesco confirme avoir des "signalements de constructions illégales" dans le périmètre du site classé qui ont été "portés à l'attention des Etats membres". Ces derniers "ont réitéré leur préoccupation à ce sujet", souligne l'agence onusienne, qui s'en était déjà alarmé en 2023.
Interrogée sur les mesures qu'elle pourrait prendre pour éviter une poussée de fièvre en cas d'installation d'une colonie, l'armée israélienne n'a pas répondu à l'AFP.
La famille Olayan, elle, craint que la situation ne se tende sérieusement, dans cette vallée et ce village à la tradition collective, à l'instar de son de son système d'irrigation alimenté par des sources souterraines et qui répartit l'eau équitablement entre chaque parcelle.
Quoi qu'il arrive, Olayan Olayan n'est pas prêt à quitter son village. "Ma terre, c'est mon sang, mon âme, tout", résume-t-il. "Je ne peux pas arrêter de me rendre sur ma terre, à moins qu'un colon ne me tue."
T.Sanchez--AT