-
Foot: le patron des arbitres turcs comparaît devant un juge
-
La version de Jubillar ne convainc pas les parties civiles lors de la reconstitution
-
Carburants: le G7 se réunit sur fond de bras de fer entre Washington et Bruxelles
-
Flydubai : un pilote indien au courage salué de toutes parts
-
Pakistan : pourparlers entre les pro-Imran Khan et le gouvernement
-
"SOS" géant pour un lac de la frontière franco-suisse victime de la sécheresse
-
L'inflation dans la zone euro à un nouveau sommet depuis 3 ans
-
Vol flydubai: le pilote raconte son ultime effort pour éviter le crash
-
ATP 500 de Tokyo: Fils bat à nouveau Tiafoe et se qualifie pour les quarts
-
Ukraine : Chaos routier à Kiev après la fermeture d'un pont touché par des frappes russes
-
Récolte de miel 2026 : des abeilles déboussolées par la sécheresse
-
Gazole : l'Europe balaie les menaces de Washington et demande d'agir de façon concertée
-
Suède: Magdalena Andersson à nouveau chargée de former un gouvernement
-
Explosion en zone démilitarisée: Pyongyang juge "pathétique" la réclamation d'excuses de Séoul
-
Pour Faure, Bardella "ment" et ne peut plus prétendre à Matignon
-
Espagne : vote à haut risque sur le logement pour le gouvernement de Pedro Sánchez
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis renonce à la saison en salle 2027
-
En crise, le rail allemand veut se rajeunir à l'aide de l'IA
-
Jeux asiatiques: la boxeuse taïwanaise controversée Lin Yu-ting médaillée d'or
-
Gazole : Macron appelle le G7 à agir de manière concertée, sans restriction des exportations
-
Anti-obésité, peptides… la difficile lutte contre le trafic en ligne
-
Pokémon, One Piece : les collectionneurs de cartes face à la spéculation des "scalpeurs"
-
Taïwan reçoit ses deux premiers avions de combat américains F-16V
-
A Lorient, la frégate suédoise prend corps et Naval Group lorgne le Danemark
-
Le Népal face au casse-tête de l'identification par ADN des victimes de la crue
-
La Bourse de Paris prudente, la dette française sous pression
-
En Afrique de l’Ouest, les filières scientifiques se meurent
-
Patron de l'IA le plus en vue du moment, Dario Amodei (Anthropic) reste une énigme
-
Blocage des lycées : un vendredi sous haute tension, syndicats et lycéens reçus par le ministre
-
Europe : un stress thermique record lors de l'été le plus chaud jamais enregistré
-
Les intoxications aux fumées de feux de forêt, angle mort de la protection des pompiers
-
Blocage des lycées: un vendredi sous haute tension, les syndicats reçus par le ministre
-
Gazole: les Européens se réunissent pour tenter de faire baisser les prix, sous forte pression américaine
-
Cancer du sein : prouver l'impact prépondérant du travail, un défi pour les femmes
-
Équipe de France: Michael Olise, le retour du "crack"
-
Foot: Zidane retrouve le Stade de France, théâtre de ses exploits en bleu
-
Le mouvement de blocage des lycées devrait se poursuivre vendredi
-
Après ses aveux, Cédric Jubillar à l'épreuve de la reconstitution du meurtre
-
Flydubai: Trump dit soupçonner l'Iran et menace de le frapper
-
Ryad accuse les Houthis d'avoir mené une attaque à Médine en Arabie saoudite
-
OpenAI écarte trois chercheurs en sécurité de l'IA accusés de fuites d'informations sensibles
-
Bolivie : le procureur général arrêté sur des soupçons de blanchiment et de trafic de drogue
-
Deux Américains, un Canadien et un Russe rejoignent la Station spatiale internationale
-
Arrivée dans l'ISS de la relève de Sophie Adenot
-
A l'Assemblée, l'examen de la loi "intégrale" contre les violences sexuelles démarre par le volet judiciaire
-
Bourses mondiales: la flambée des taux plombe l'Europe, Wall Street résiste
-
Ligue des nations: Wirtz offre à Klopp son premier succès avec l'Allemagne
-
En Espagne, concert de casseroles avant un vote clé sur le logement
-
Wall Street clôture en petite hausse, soulagée par la détente des taux obligataires
-
Mexique : attaque à l'arme blanche dans une école, un mort et trois blessés
Des Mongoles veulent "changer la donne" dans un monde politique ultra-masculin
En Mongolie, dans une classe politique archi-dominée par les hommes, des candidates aux législatives montent au créneau pour imposer davantage de présence féminine et encourager la future génération de jeunes femmes à suivre leurs pas.
Les électeurs mongols sont appelés aux urnes vendredi pour renouveler leur parlement. Le Parti du peuple mongol (PPM), au pouvoir depuis 2016, devrait sauf surprise conserver sa majorité.
Nouveauté cette année: les partis sont tenus par la loi de veiller à ce que 30% de leurs candidats soient des femmes.
Le nombre de candidates à se présenter atteint du coup un niveau record, grâce aussi à un nouveau système de vote qui mêle listes proportionnelles et candidats de districts élus au suffrage universel direct.
"L'époque actuelle exige des quotas", déclare à l'AFP Dorjzodov Enkhtuya, une ex-présentatrice de télévision de 51 ans qui représente le principal mouvement d'opposition, le Parti démocratique, dans le centre de la capitale Oulan-Bator.
"Il n'y a pratiquement pas de femmes à des postes de décision", déplore-t-elle. "On est en train de changer la donne."
Malgré sa croissance économique, la Mongolie accuse un retard considérable en matière d'égalité des sexes par rapport à nombre d'autres pays gouvernés par un système démocratique.
C'est notamment le cas dans les campagnes, où la vie nomade est souvent régie par de strictes normes patriarcales. Et les mentalités n'évoluent que très progressivement: ce n'est qu'en 2022 que le gouvernement a nommé la première femme gouverneure du pays.
- "Surmonter les préjugés" -
La décision avait suscité un intense débat en Mongolie, car les gouverneurs de province sont en principe tenus de participer à des cérémonies traditionnelles habituellement réservées aux hommes.
"Il y a eu des discussions publiques sur la question de savoir si une femme pouvait être gouverneure", raconte à l'AFP Khurelbaatar Baasanjargal, une avocate de 42 ans, candidate du parti au pouvoir.
"Mais notre première femme gouverneure a fait tout ce que les gouverneurs hommes peuvent faire", souligne-t-elle.
Selon plusieurs candidates, les femmes sont touchées de manière disproportionnée par l'essentiel des problèmes de la vie urbaine en Mongolie. Pollution atmosphérique qui rend les enfants malades, urbanisme désastreux qui réduit l'espace disponible pour que les jeunes puissent jouer ou encore inflation élevée: ces problèmes du quotidien affectent directement les mères de famille.
Dans une banlieue calme d'Oulan-Bator, la candidate Baatarjav Munkhsoyol, 41 ans, explique à l'AFP que les femmes politiques sont souvent obligées de "surmonter les préjugés" pour être prises au sérieux.
"Les élections, c'est un jeu d'argent et elles représentent une dépense énorme. Les campagnes de diffamation sont monnaie courante", déclare cette ex-employée d'une ONG, candidate du parti minoritaire de centre-droit et anti-corruption HUN.
"Il faut beaucoup de volonté et de courage pour se présenter à une élection lorsqu'on est une femme", notamment en raison de la corruption endémique qui en refroidit beaucoup, souligne-t-elle.
- Violence -
Des progrès sont toutefois enregistrés: les deux tiers des fonctionnaires sont désormais des femmes, selon le gouvernement mongol.
Mais pour Dorjzodov Enkhtuya, les quotas doivent aller plus loin. L'ex-présentatrice de TV appelle à ce que 50% des candidats soient des femmes.
Mais les mentalités restent difficiles à faire évoluer dans les zones rurales. Selon le Programme des Nations unies pour le développement, les deux tiers des Mongoles ont subi une forme de maltraitance physique, sexuelle, émotionnelle ou économique.
"La violence fondée sur le genre est l'un des principaux obstacles auxquels sont confrontées les femmes d'aujourd'hui", affirme Dorjzodov Enkhtuya.
L'avocate Khurelbaatar Baasanjargal explique à l'AFP avoir rencontré dans une province isolée une femme âgée qui subit depuis de longues années les violences de son mari. "Elle m'a dit être très heureuse que nous parlions désormais des droits humains des femmes", souligne-t-elle.
Lors d'un déplacement à la campagne, la candidate raconte avoir encouragé deux filles de 10 ans à réaliser leurs rêves.
"Je leur ai dit que les femmes pouvaient faire tous les métiers", affirme-t-elle.
"Elles ont souri et se sont regardées. C'est pour ça que j'ai décidé de continuer à faire de la politique: pour être un exemple pour les autres femmes."
A.Moore--AT