-
Wall Street clôture en hausse, introduction en Bourse réussie pour SK hynix
-
Wimbledon: Sinner corrige Djokovic et affrontera Zverev en finale
-
Tennis: Jannik Sinner bat Novak Djokovic et rejoint Alexander Zverev en finale de Wimbledon
-
La Bourse de Paris termine sur une note prudente une semaine agitée
-
Tour de France: Merlier fait parler sa magie à Bordeaux
-
"Les Belles années" du photographe Jean-Marie Périer s'exposent tout l'été à Paris
-
Trump maintient que le cessez-le-feu est "terminé" mais accepte de parler avec l'Iran
-
Mondial-2026: La France, la force tranquille
-
Le maire de Berlin renonce à se représenter sur fond de scandale
-
MMA à la Maison Blanche: huit hommes inculpés pour terrorisme et meurtre
-
Tennis: Alexander Zverev bat la sensation britannique Arthur Féry et jouera sa première finale à Wimbledon
-
Attentats à Damas: les autorités accusent l'EI, découvrent une cache d'explosifs
-
Le gouvernement albanais assume subventionner un concert de Kanye West
-
L'IA pourrait marquer un tournant dans l'aide humanitaire
-
La Corée du Nord veut étendre sa force nucléaire et ses renseignements
-
Tour de France: capitaine de route, l'expérience au service des autres
-
Wall Street mesurée, dans l'attente des résultats d'entreprises et de SK hynix
-
L'équipage thaïlandais d'un navire frappé dans le Golfe poursuit en justice l'exploitant du navire
-
"C'est lunaire": près de la frontière franco-suisse en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
La huitième étape du Tour: nouvelle occasion pour les sprinteurs
-
Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent
-
Volkswagen: les ventes chutent au moment de choix douloureux
-
Au Royaume-Uni, mentors et football pour répondre à la crise des "garçons perdus"
-
"C'est lunaire": dans le Haut-Doubs en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
Record de visiteurs, record de taxe: Vienne fait payer son attractivité
-
TikTok s'attaque aux comptes proposant uniquement du contenu généré par IA
-
Les archives de Michou, figure de la vie nocturne parisienne, intègrent la BnF
-
A Nice, des centaines d'enfants marqués à vie par l'attentat du 14-Juillet
-
Dans l'Ouest, l'architecture de bâtiments publics récents à l'épreuve de la canicule
-
Les livreurs de repas obtiennent une hausse significative de leur rémunération
-
L'UE ordonne à Meta de changer les "interfaces addictives" d'Instagram et Facebook
-
Puces IA: SK hynix lève 26,5 milliards de dollars avant sa cotation à Wall Street
-
Au moins 11 morts pris au piège dans un feu de forêt dans le sud de l'Espagne
-
Deux fonds américains à l'assaut d'EasyJet
-
Accueil nocturne en toute discrétion pour la tapisserie de Bayeux à Londres
-
Canicule: jusqu'à quel point la pratique sportive peut-elle s'adapter?
-
Xavier Niel va débourser 5,1 milliards d'euros pour devenir le premier actionnaire de Vodafone
-
Dans la jungle birmane, les rebelles gardent espoir malgré les revers
-
Les chaleurs extrêmes vont gagner du terrain, des incendies toujours actifs
-
Quinze morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
-
Gagan Gupta, l'homme qui voulait industrialiser l'Afrique
-
XV de France: Aaron Grandidier-Nkanang, "une immense fierté, au bout d'un chemin rempli de difficultés"
-
Reprise de la demande de pétrole "en cours", selon l'AIE qui améliore légèrement sa prévision pour 2026
-
UE: Lescure juge "intéressante" la proposition de l'Espagne sur des emprunts communs
-
Le don de lait maternel, "de l'or" pour sauver la vie de prématurés
-
Un feu de forêt fait au moins 11 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne
-
Easyjet annonce un "accord de principe" avec un second acquéreur potentiel, le fonds Apollo
-
Mondial-2026: Courtois le Belgo-Madrilène face à son deuxième pays
-
Mondial-2026: l'infranchissable Espagne face à l'imprévisible Belgique
-
Cinq morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
Européennes: l'extrême droite se renforce, coup de tonnerre en France
Les élections européennes, marquées par une poussée de l'extrême droite dans nombre de pays, ont provoqué dimanche un séisme politique en France, sans pour autant bouleverser les grands équilibres à Bruxelles.
Les premières estimations ont confirmé une nette progression des droites nationalistes et radicales, et un revers cuisant pour les dirigeants des deux premières puissances de l'UE, le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron, qui a annoncé une dissolution de l'Assemblée française.
Ce scrutin, où plus de 360 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour désigner 720 eurodéputés, s'est déroulé depuis jeudi dans un climat alourdi par une conjoncture économique morose et la guerre en Ukraine, au moment où l'UE affronte des défis stratégiques face à la Chine et aux Etats-Unis.
En France, le Rassemblement national mené par Jordan Bardella a dominé le scrutin avec plus de 31,5% des voix, loin devant le parti Renaissance du président Macron (15,2%), selon des estimations des instituts de sondage. Le RN décrocherait ainsi 31 des 81 eurodéputés français.
En Allemagne, en dépit des derniers scandales qui ont éclaboussé sa tête de liste, l'extrême droite AfD est créditée de la deuxième place avec 16,5-16% des voix, derrière les conservateurs CDU-CSU (29,5-30%), mais loin devant les partis de la coalition au pouvoir, sociaux-démocrates (14%) et Verts (12%).
En Italie, la cheffe de gouvernement italien Giorgia Meloni, qui avait fait de cette élection un référendum sur sa personne, semble avoir réussi son pari: son parti post-fasciste, Fratelli d'Italia, arrive en tête avec de 25 à 31% des suffrages, selon différents sondages réalisés à la sortie des urnes.
En Autriche, le FPÖ sort victorieux du scrutin (27%), et les Néerlandais, premiers à voter jeudi, ont nettement renforcé le parti d'extrême droite de Geert Wilders.
En Pologne, le parti centriste pro-européen du Premier ministre Donald Tusk, est arrivé devant le parti nationaliste populiste Droit et Justice (PiS), mais celui-ci conserve un score élevé et l'extrême droite de Konfederacja, très eurosceptique, n'enverra pas moins de six eurodéputés à Strasbourg.
Pour autant, l'extrême droite reste divisée au Parlement européen en deux groupes (ID et ECR) dont le rapprochement reste très incertain en raison de leurs importantes divergences, en particulier sur la Russie. Ces deux groupes gagnent une dizaine de sièges à eux deux, selon les résultats provisoires publiés par le Parlement.
Sans compter les gains de certaines forces parmi les non-inscrits, comme l'AfD. Egalement non inscrit, le parti Fidesz du Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban arrive en première position mais enregistre un net recul par rapport à 2019.
- "Voix d'extrême droite pas additionnables" -
"Les voix d'extrême droite et de droite souverainiste ne sont pas additionnables, ceci va limiter leur poids direct dans la législature", explique à l'AFP Sébastien Maillard, de l'Institut Jacques Delors.
"Mais la vague brune, éclatante en France notamment, va inévitablement imprégner le climat politique dans laquelle agira la Commission et la majorité devra en tenir compte", ajoute-t-il. "A défaut de peser directement, l'extrême droite pourra influer insidieusement", estime l'expert.
Alors que les eurodéputés adoptent les législations de concert avec les Etats membres, les droites radicales pourraient se faire entendre sur des dossiers cruciaux: politique agricole, immigration, objectifs climatiques, mesures environnementales auxquelles elles sont farouchement hostiles...
Selon des projections publiées dimanche par l'institution elle-même, le PPE décrocherait 189 sièges, les S&D 135 et Renew Europe 80, soit 404 sièges sur un total de 720. Les Verts chuteraient eux à 52 sièges (contre plus de 70 actuellement).
"Le PPE est le groupe politique le plus puissant (...) Nous construirons un rempart contre les extrêmes de gauche et de droite, nous les arrêterons", a assuré dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, issue du PPE, et candidate à sa reconduction.
Elle devra obtenir l'aval des dirigeants des Vingt-Sept puis un vote favorable des eurodéputés - qui en 2019 ne lui avaient accordé leur confiance qu'à une très courte majorité (neuf voix).
- "Prêts à négocier" -
Pendant la campagne électorale, Mme von der Leyen a courtisé la dirigeante italienne Giorgia Meloni, en qui elle voit une partenaire fréquentable, pro-européenne et pro-Ukraine - au grand dam des alliés libéraux et socialistes du PPE, mais aussi des Verts.
"Soutiendrons-nous Ursula von der Leyen? C'est trop tôt pour le dire. Très clairement, nous sommes prêts à négocier", mais à condition d'exclure tout rapprochement avec Mme Meloni, a soutenu le chef de file écologiste pour les européennes, Bas Eickhout.
Il fait de l'approfondissement du Pacte vert "un élément très important" du futur programme de la Commission, alors même que le PPE s'y montre extrêmement réticent.
Mme Meloni, qui s'est présentée comme tête de liste à cette élection, a réaffirmé de son côté vouloir "défendre les frontières contre l'immigration illégale, protéger l'économie réelle, lutter contre la concurrence déloyale".
Giorgia Meloni soutient par ailleurs fortement l'aide à l'Ukraine - à l'inverse du Premier ministre hongrois Viktor Orban : très critique de Bruxelles, le dirigeant nationaliste multiplie par ailleurs les attaques contre l'Otan, l'accusant d'entraîner les pays de l'Alliance dans une "conflagration mondiale".
Les divisions de l'extrême droite sur l'attitude à adopter face à Moscou pourraient compliquer les négociations dans l'UE à l'heure où les Vingt-Sept cherchent à renforcer leur industrie de défense tout en peinant à dégager les fonds nécessaires.
W.Moreno--AT