-
Allemagne: le Rhin à un niveau historiquement bas face à une sécheresse persistante
-
Slovaquie: une enseignante tuée et deux blessés dans une attaque au couteau dans une école
-
Macron en visite d'État en Espagne pour pousser une "Europe plus forte"
-
Allemagne: la plus haute éolienne du monde a atteint sa hauteur finale, à 365 mètres
-
"Ras-le-bol des bas salaires": la fonction publique dans la rue pour son pouvoir d'achat
-
Wall Street ouvre sans direction claire, surveille le pétrole et les taux
-
Equipe de France: l'état de grâce de Zidane
-
Slovaquie: une enseignante tuée et deux blessées dans une attaque au couteau dans une école
-
Cisjordanie: une violente attaque sur un village suscite de rares condamnations par Israël
-
Accusations d'antisémitisme : Bardella dénonce "une guerre totale" contre le RN, première crise pour la campagne Le Pen
-
Au Cameroun, les féminicides se multiplient, les familles réclament justice
-
A Liverpool, le Labour remobilisé derrière Andy Burnham mais attend des réponses
-
La Malaisie commence à renvoyer des ressortissants birmans, inquiétude de l'ONU
-
Budget : enquête ouverte après un signalement de Lecornu sur des fuites dans la presse
-
Alerte près d'une base militaire en Angleterre: confusion après la libération des suspects
-
Ecrits antisémites : Bardella dénonce "une guerre totale" contre le RN, première crise de campagne pour Le Pen
-
Chez les enseignants, le sentiment d'un grand déclassement
-
OpenAI renonce à un nouveau modèle d'IA à quelques heures de la grande conférence DevDay
-
En Ukraine, les "mafias de l'ambre" ressuscitent dans l'ombre de la guerre
-
Journée de grève dans la fonction publique, les premiers cortèges s'élancent
-
"Tout ce qu'on a": les vols de portables alarment les Brésiliens
-
Espagne: les militants du droit au logement mettent en garde le gouvernement
-
L'Iran attend une réponse des Etats-Unis sur son plan pour rouvrir Ormuz
-
"Une intelligence de jeu incroyable": Wembanyama impressionne ses coéquipiers
-
En Inde, la restauration d'une île corallienne menacée de disparition
-
Séoul dénonce "une violation de l'armistice" après l'explosion de mines en zone démilitarisée
-
France: la dette du 2e trimestre a atteint 119% du PIB, avant un record attendu en 2027
-
Combats dans le nord de l'Ethiopie: origines, lignes de front, acteurs, ce que l'on sait
-
La majorité des supermarchés Auchan s'apprêtent à passer sous bannière Intermarché
-
Journée de grève et de manifestations dans la fonction publique pour la défense du pouvoir d'achat
-
Tennis: à Pékin et Wuhan, Swiatek contrainte de briller pour voir le Masters
-
L'ouragan Polo frappe la côte pacifique du Mexique en catégorie 3
-
Ligue des nations: l'Espagne ramène sa coupe à la maison
-
La Malaisie commence à renvoyer des ressortissants birmans
-
Face au carnage dans les ruches, des apiculteurs démunis contre le frelon asiatique
-
Les patrons de l'IA à la Maison Blanche mardi, la supervision au menu
-
"Avant, c'était le paradis": en Martinique, l'enfer des sargasses
-
OpenAI renonce à lancer une nouvelle IA, jugée insuffisamment contrôlée
-
OpenAI présente ses nouveautés à San Francisco, entre incidents de sécurité et rivalité avec Anthropic
-
Grève dans la fonction publique: plus de 170 manifestations attendues mardi
-
Malouines: nouvelle route maritime avec le Chili sur fond d'inquiétudes en Argentine
-
Le Europe SPAC Summit 2026 invite les sociétés privées européennes à explorer la voie du SPAC vers les marchés publics américains
-
A Liverpool, le Labour retrouve confiance derrière Andy Burnham
-
Grève dans la fonction publique: plus de 170 manifestions attendues mardi
-
France : la dette du 2e trimestre révélée mardi, avant un nouveau record en 2027
-
Macron en visite d'État en Espagne pour "rehausser" les relations
-
Crise du logement en Espagne: accord pour que la retraitée expulsée rentre chez elle, selon son avocat
-
Indonésie: après le séisme de Florès, les survivants peinent à se nourrir
-
Ligue des nations: l'Italie humilie la Turquie chez elle 4-1
-
Ligue des nations: Olise offre un succès de prestige en Belgique aux jeunes Bleus de Zidane
Inde: Modi inaugure un temple symbole de sa politique pro-hindouisme
Le Premier ministre indien Narendra Modi doit inaugurer lundi un temple dédié au dieu Rama, temps fort de sa politique nationaliste de promotion de l'hindouisme, lors d'une cérémonie qui lancera officieusement la campagne pour sa réélection.
Des dizaines de milliers de fidèles chantant et dansant, avec force klaxons et tambours, ont convergé vers la ville d'Ayodhya, dans le nord du pays, à pied ou circulant sur des routes embouteillées et des trains bondés.
Le temple, haut de 50 mètres, a été construit sur un terrain occupé pendant des siècles par une mosquée démolie en 1992 par des fanatiques hindous, encouragés par des membres du parti au pouvoir.
Cette démolition a déclenché les pires émeutes religieuses dans le pays depuis l'indépendance, faisant environ 2.000 morts, pour la plupart musulmans. Elle a aussi ébranlé la politique officiellement laïque de l'Inde.
Mais pour le parti nationaliste hindou au pouvoir, le Bharatiya Janata Party (BJP), l'ouverture du temple Ram Mandir vient couronner plusieurs décennies d'efforts pour recentrer la politique du pays sur la religion majoritaire.
"Le Seigneur a fait de moi un instrument pour représenter tout le peuple d'Inde", a déclaré M. Modi en entamant un jeûne rituel de 11 jours avant l'inauguration.
- Flot de pèlerins -
L'excitation était à son comble à Ayodhya, où des milliers de croyants hindous dansaient sur des musiques religieuses diffusées par haut-parleurs géants.
2.500 musiciens doivent se produire sur plus de 100 scènes devant les foules de pèlerins.
Beaucoup d'entre eux ont marché pendant des jours pour atteindre le temple dont la construction a coûté environ 240 millions de dollars, financés par des dons du public selon les autorités.
Les 140 kilomètres qui le séparent la ville de Lucknow, la capitale de l'Etat de l'Uttar Pradesh, se sont transformées en un flot de pélerins portant des panneaux représentant le dieu Rama à la peau bleue avec un arc et des flèches, ainsi que des portraits de Narendra Modi et du ministre en chef de la région, le moine hindou Yogi Adityanath.
Bukesh Rajiybng, 54 ans, a voyagé pendant trois jours dans un train bondé pour assister aux festivités.
"C'est un moment dont nous rêvons tous depuis des décennies", a-t-il déclaré. "Je pense que le peuple et Rama béniront certainement Modi pour cela".
D'autres sont arrivés à l'aéroport international nouvellement construit et séjourneront dans des hôtels construits pour accueillir les millions de pèlerins attendus chaque année.
Quelques célébrités devraient assister à la cérémonie d'inauguration, dont l'ancien capitaine de l'équipe nationale de cricket, Virat Kohli, et la vedette du cinéma de Bollywood, Amitabh Bachchan.
- "Destruction" -
Narendra Modi et le BJP ont cherché à promouvoir l'hindouisme et à le mettre au premier plan depuis leur arrivée au pouvoir il y a dix ans.
Les hindous croient que Rama, l'un des dieux les plus vénérés du panthéon, est né dans la ville d'Ayodhya il y a plus de 7.000 ans et que la mosquée Babri a été construite sur son lieu de naissance par un empereur musulman du XVIe siècle.
Le BJP, qui n'était pas encore au pouvoir, a joué un rôle déterminant dans la campagne qui a débouché sur la destruction de la mosquée, en organisant des processions à travers le pays qui ont déclenché de multiples émeutes religieuses dans leur sillage.
L'inauguration du temple par Narendra Modi aux côtés de prêtres hindous devrait renforcer sa posture de défenseur de la foi, avant les élections législatives d'avril.
Le BJP est largement favori pour remporter une troisième victoire consécutive, en partie grâce à la politique pro-hindoue du Premier ministre.
Les partis d'opposition boycottent la cérémonie, affirmant qu'il s'agit d'un événement à vocation électoraliste.
Parmi les 200 millions de musulmans indiens, déjà inquiets après une augmentation des tensions interreligieuses, beaucoup observent l'évènement avec appréhension.
Mohammed Shahid, un musulman de 52 ans, se remémore comment son père a été brûlé vif par une foule hindoue pendant les violences qui se sont déchaînées dans la ville il y a plus de trois décennies.
"Pour moi, le temple ne symbolise rien d'autre que la mort et la destruction", dit-t-il.
N.Walker--AT