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Plusieurs centaines d'activistes forcent les barrières d'un site de Tata Steel
Des centaines d'activistes de l'ONG Greenpeace ont forcé samedi les barrières d'un site de production du géant de l'acier Tata Steel à Velsen près d'Amsterdam, afin d'y manifester, malgré une interdiction formelle des autorités locales.
Ils protestent contre la pollution provoquée par les activités de cette usine, considérée par l'organisation de défense de l'environnement comme "l'une des usines metallurgiques les plus polluantes d'Europe et située au milieu d'une zone densément peuplée".
"Ensemble, Greenpeace Pays-Bas, des riverains et des activistes exigent que les parties les plus toxiques de Tata Steel soient fermées afin de protéger la santé des résidents des environs", a déclaré Greenpeace samedi dans un communiqué.
"Il est inacceptable que des manifestants de Greenpeace entrent dans le terrain industriel de l'entreprise alors même que son accès est conditionné par des règles de sécurité strictes. Ils peuvent provoquer des accidents involontaires, perturber les opérations de l'entreprise et être à l'origine de risques importants pour la santé et la sécurité des personnes et de l'environnement", a réagi Tata Steel dans un communiqué.
La police néerlandaise a fait fermer samedi le Reyndersweg, une rue proche du site, a-t-elle indiqué dans un communiqué, avant de finalement annoncer sa réouverture.
En soutien à la manifestation de Greenpeace, sept membres du mouvement écologiste Extinction Rebellion se sont enchaînés peu avant 11H00 GMT à une voie ferrée reliée au site industriel et l'étaient encore à 13H20 GMT, a confirmé Berthe van Soest, porte-parole du mouvement, à l'AFP.
Sous le nom de "ensemble pour un air sain", une autre manifestation soutenue par des organisations locales de défense de l'environnement a également eu lieu samedi sur une plage proche du site.
L'éventuelle présence de manifestants sur le terrain de Tata Steel était depuis plusieurs jours l'objet d'une dispute entre les autorités locales et Greenpeace.
Dans une lettre ouverte publiée jeudi, le maire de Velsen, Frank Dales, avait interdit aux manifestants de se rendre sur le terrain de Tata Steel, mettant en avant la dangerosité du site.
"La sécurité est également au premier plan de l'action dont Greenpeace est à l'initiative. Il est possible que des militants souhaitent entrer sur le terrain de Tata Steel. Bon à savoir : il s'agit d'une propriété privée dont l'accès ne vous est pas autorisé. Le terrain de Tata Steel est vaste et dangereux à plusieurs endroits comprenant d'énormes installations impossibles à désactiver, des substances brûlantes, de grands véhicules, dont des trains, etc.", a-t-il prévenu dans une lettre ouverte.
"Le maire ferait mieux de s'interroger sur la sécurité des habitants de sa propre commune. Il est précisément dangereux de vivre près de Tata Steel puisque des nuages toxiques s'échappent chaque jour de l'usine", lui avait rétorqué Faiza Oulahsen, directrice climat et énergie de Greenpeace Pays-Bas, dans une autre lettre ouverte.
En février 2022, la justice néerlandaise a ouvert une enquête pour pollution "intentionnelle et illégale" causée par le géant de l'acier Tata dans son usine près d'Amsterdam, estimant que la santé publique pourrait être menacée.
M.King--AT