-
Frappes aériennes pakistanaises en Afghanistan, Kandahar visée selon un résident
-
Meta mise sur des lunettes connectées sans caméra, pensées pour son IA Muse
-
Kiev visée par des missiles russes, au moins deux morts
-
L'IA d'OpenAI a infiltré un site du gouvernement australien
-
Au Maroc, des législatives marquées par une participation au plus bas depuis près de 20 ans
-
Xi reçu par un Trump aux petits soins
-
Violences sexistes et sexuelles: premier feu vert à l'Assemblée pour la loi "intégrale"
-
Procès en appel du MoDem : François Bayrou interrogé jeudi par ses juges
-
Pour le premier débat de la primaire sociale-démocrate, les candidats s'affrontent sur LFI
-
Trump reçoit Xi avec des égards exceptionnels
-
Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron jeudi soir
-
IA: Anthropic dévoile un premier résultat de son laboratoire de biologie
-
Brésil: pluies record à Rio en septembre, à l'heure d'El Niño
-
Ligue des champions féminine: le Paris FC explose en vol à Barcelone
-
Iran: des vols internationaux annulés après le verrou américain
-
Wall Street termine en baisse, fait les frais du bond des coûts d'emprunt
-
IA: à l'ONU, les patrons d'Anthropic et OpenAI appellent à la vigilance et la coopération
-
L'héritage de la star de la country Dolly Parton au coeur d'un bras de fer
-
Carburants: ouverture des aides pour les pêcheurs pour les mois de juin à août
-
Ethiopie: les forces tigréennes contrôlent les aéroports du Tigré, appels à la "désescalade"
-
Le chef de l'ONU lance à New York un dernier appel à l'action climatique avant son départ
-
Taxer les producteurs de pétrole au niveau européen, "pas la meilleure solution", selon Roland Lescure
-
Harvey Weinstein à nouveau condamné à 15 ans de prison pour une agression sexuelle en 2006
-
Messages haineux ciblant Teddy Riner: enquête ouverte pour injures publiques racistes et cyberharcèlement
-
Trump invite Poutine au sommet du G20
-
YouTube permet désormais de personnaliser son fil vidéo grâce à un chatbot
-
Les mutuelles invitées à augmenter leur rôle dans le remboursement des soins
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention
-
Le vaste projet de rénovation de la tour Montparnasse tombe à l'eau
-
Allemagne: lendemain de fête difficile pour la gauche radicale à Berlin
-
Trump va recevoir Xi avec une pompe exceptionnelle
-
Cybersécurité: Airbus va empêcher les secrets l'armée française de se retrouver sur un réseau non protégé
-
Equipe de France: ce qui va changer avec Zidane
-
Sous pression de Trump, le Royaume-Uni prêt à revoir l'accord sur la restitution des Chagos à Maurice
-
La Bourse de Paris termine prudemment, nouvelle flambée du coût de la dette
-
Harvey Weinstein de nouveau condamné à 15 ans de prison pour agression sexuelle en 2006
-
Tour Montparnasse: le projet de rénovation tombe à l'eau
-
Avec l'affaire Orélien, l'édition française face à sa première crise liée à l'IA
-
Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens dénonce une pression grandissante à l'approche des élections israéliennes
-
BJK Cup: l'Espagne rejoint la République tchèque en demi-finales
-
Nucléaire: l'EPR de Flamanville à l'arrêt samedi pour sa première inspection approfondie
-
Le maire d'Ankara, figure de l'opposition turque, quitte son parti
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention en soutien à l'Arabie saoudite
-
A l'ONU, le président iranien se dit victime du "terrorisme" américain
-
أليكس بودي والبروفيسور الدكتور شتيفان هاوبت يتفقان على التعاون من أجل مجموعة فنية أسطورية في رومانيا
-
アレックス・ボディ氏とシュテファン・ハウプト教授、ルーマニアの伝説的な美術コレクションをめぐり提携に合意
-
亞歷克斯·博迪與史蒂芬·豪普特教授就羅馬尼亞傳奇藝術收藏達成合作協議
-
Un juge entend les arguments des deux camps dans le nouveau bras de fer entre Trump et les médias
-
Алекс Боді та проф. д-р Стефан Гаупт домовилися про співпрацю щодо легендарної колекції мистецтва в Румунії
-
Алекс Боди и проф. д-р Стефан Хаупт договорились о сотрудничестве в рамках легендарной коллекции произведений искусства в Румынии
"Culte de la mort", en Russie, la militarisation des esprits
Quand des cours de patriotisme ont été imposés dans son école moscovite, en septembre dernier, Tatiana Tchervenko a refusé d'enseigner de la "propagande" à ses élèves de quatrième, en plein assaut russe contre l'Ukraine.
L'enseignante a dans un premier temps enseigné les maths aux horaires réservés à l'éducation patriotique, puis, sous pression de sa hiérarchie, a abordé cette thématique, mais sans reprendre le discours du Kremlin.
Un acte de résistance qui lui a valu deux avertissements de sa direction. Et en octobre, des hommes masqués l'ont interpellée dans son école, embarquée dans un véhicule de police et gardée à vue plusieurs heures.
Enfin, en décembre, elle a été limogée.
Si Tatiana Tchervenko, 49 ans, a refusé de se plier aux injonctions de sa hiérarchie, c'est qu'elle considère que les cours en question, baptisés "Conversations d'importance", sont une tentative de militariser les esprits des élèves.
"Ils veulent produire de petits soldats. Certains iront à la guerre, d'autres fabriqueront des munitions et d'autres créeront des logiciels informatiques pour tout cela", assène-t-elle auprès de l'AFP.
- Rentrée kalachnikov -
Si l'objectif du Kremlin, en lançant son assaut contre l'Ukraine le 24 février 2022, était une victoire rapide, la résistance acharnée des Ukrainiens, épaulés par les livraisons d'armes occidentales, a anéanti cette ambition.
Désormais, le pouvoir martèle que la Russie est la cible d'une guerre par procuration de l'Occident et que chaque citoyen doit être prêt à défendre la patrie, traçant jour après jour le parallèle avec le combat contre les nazis durant la Seconde guerre mondiale.
C'est dans cette logique que Vladimir Poutine a ordonné en septembre la mobilisation de centaines milliers de réservistes, des civils donc, qui aujourd'hui se battent et meurent sur le front.
Pour le sociologue russe Grigori Ioudine, le Kremlin prépare la population, adultes comme enfants, à une "guerre existentielle majeure".
Et les "Conversations d'importance" à l'école participent, dit-il, à cet effort.
Les thématiques abordées traitent du glorieux passé russe ou soviétique, des symboles nationaux mais aussi de sujets de sociétés liés à la famille ou la culture, le Kremlin se faisant le défenseur des valeurs conservatrices face à un Occident "décadent".
- "Mobiliser la jeunesse" -
Dans une vidéo sur la "Place de la Russie dans le monde", diffusée dans les salles de classe le 13 février, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov répond ainsi à un enfant l'interrogeant sur ce que "les jeunes citoyens peuvent faire pour aider leur pays".
"Les dessins que les enfants envoient au front, on voit dans les reportages (...) combien c'est important pour les combattants", dit-il.
Pour le sociologue, M. Ioudine, cela témoigne d'une volonté de "transformation complète et radicale de l'éducation, pour mobiliser la jeunesse russe à faire la guerre".
D'ailleurs, la Russie prévoit qu'à partir de la rentrée de septembre, lycéens et étudiants suivront un cursus militaire de base, incluant le maniement de grenades et de fusils d'assaut kalachnikov, comme à l'époque soviétique.
"L'éducation a maintenant deux fonctions: faire de la propagande et donner une formation militaire basique", juge l'expert, qui n'a pas souhaité révéler s'il s'était exilé comme nombre de ses collègues critiques du pouvoir.
En outre, les affiches à la gloire de l'armée et des "héros" ont fait leur apparition dans les rues du pays. Et depuis mars, discréditer les forces militaires est passible de jusqu'à 15 ans de prison.
A la télévision, les émissions et documentaires sur le conflit en Ukraine sont omniprésents, martelant le message d'une nation devant se mobiliser coûte que coûte.
- "Culte de la mort" -
"La vie est grandement surestimée", déclarait par exemple en janvier Vladimir Soloviev, l'une des principales voix de la machine médiatique russe. "Pourquoi avoir peur de l'inévitable ?"
L'Eglise orthodoxe est aussi mise à contribution, le patriarche Kirill assurant que mourir au front lavait "tous les péchés".
"Il y a une glorification de la guerre, des éléments d'un culte de la mort", juge Grigori Ioudine, le sociologue.
Andreï Kolesnikov, politologue au centre Carnegie, estime que les dirigeants russes cherchent à former une société qui fasse bloc avec le régime.
"Les futures générations doivent appliquer docilement la volonté de l'Etat", note-t-il.
Beaucoup de Russes adhèrent d'ailleurs, comme Nikolaï Karpoutkine, visiteur d'un parc d'attraction militaire proche de Saint-Pétersboug, où des familles viennent faire des virées en blindés et où des enfants apprennent à tirer et à mener une offensive d'infanterie, armes à la main.
"Nous ne combattons pas dans une guerre contre l'Ukraine, mais une guerre contre l'Occident, une guerre contre les valeurs occidentales qu'on cherche à nous imposer", juge ce père de famille de 39 ans.
"Nous devons défendre les valeurs traditionnelles et la souveraineté de notre patrie".
A.Taylor--AT