-
Prix des carburants: "Je n'ai pas envie d'embêter Total", assure Papin
-
Agriculture: le plan d'aide "probablement supérieur" à 1,3 milliard d'euros, selon Genevard
-
L'accès à la Maison Blanche, "un privilège, pas un droit", selon l'administration Trump
-
Mondiaux de cyclisme: Voeckler et la nouvelle vague
-
L'Azerbaïdjan gracie un Français emprisonné après la levée de sanctions UE contre un oligarque
-
F1: après son bon début de saison, Hadjar prolongé par Red Bull
-
Le Cambodge montre ses muscles contre les escroqueries en ligne
-
La consommation de bio confirme son rebond, mais loin des objectifs
-
Les assurances à l'assaut des familles monoparentales
-
Après une sécheresse historique, Solidarité Paysans au chevet d'agriculteurs à bout
-
En Inde, le monde des affaires secoué par les querelles de succession
-
Trump menace l'Iran devant l'ONU puis annonce une reprise du dialogue
-
En mer Noire, la terreur des drones pour les marins turcs
-
Doublé inédit pour Nasser Al-Ittiyah: après le Dakar, le titre en tir sportif aux Jeux asiatiques
-
De nouvelles sanctions américaines doivent frapper les compagnies aériennes iraniennes
-
Sur le plateau prisé de Saint-Émilion, un domaine multiséculaire à "contre-courant"
-
Haltérophilie: la Nord-Coréenne Ri Song Gum bat trois records du monde en -49 kg
-
Avant les élections de mi-mandat, des républicains prennent leurs distances avec Trump
-
Léon XIV attendu dans la ferveur en France, entre sécurité XXL et défis pour l'Église
-
A Madagascar, un an de rapprochement avec Moscou
-
Le Royaume-Uni veut faire avancer la supervision de l'IA au G20, Trump résiste
-
Possible libération du "logisticien" du 13-Novembre: la justice belge décidera "en toute autonomie"
-
L'ambitieux plan de protection de la nature prend du retard, alertent des militants du climat
-
Israël dénonce l'"absurdité grotesque" des propos de Macron à l'ONU sur la Cisjordanie
-
Face à l'avancée du désert, les éleveurs nomades de Mongolie se tournent vers la technologie
-
Les constructeurs ferroviaires optimistes, à condition d'avancer sur la standardisation
-
Colombie: le président envoie l'armée dans une ville des Caraïbes frappée par la violence
-
L'Iran et l'IA au menu de l'Assemblée générale de l'ONU
-
Coup d'envoi du concours des ours les plus gras d'Alaska
-
Harvey Weinstein, reconnu coupable d'agression sexuelle à New York, va connaître sa peine
-
Meta attendu sur ses lunettes et son IA, deux paris coûteux et contestés
-
Inégalités, chômage et défiance: le Maroc vote pour des législatives sans grand favori
-
Canada: le vendeur de "kits de suicide" dans l'attente de sa peine
-
Sourd aux appels au multilatéralisme, Trump défend à l'ONU une Amérique toute puissante
-
Le chef de l'ONU organise un dernier sommet sur le climat à New York avant son départ
-
L'ex-jihadiste français Othman Garrido condamné à 30 ans de réclusion criminelle
-
Anthropic et OpenAI lancent de nouveaux modèles en plein débat sur le ralentissement de l'IA
-
Wall Street clôture sans direction claire, la géopolitique en ligne de mire
-
Trump salue l'accord de sécurité avec le Groenland qui va permettre de nouvelles bases
-
Attentats de 2019 au Sri Lanka: 220 ans de prison pour 15 condamnés
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice s'empare du phénomène
-
Japon : un typhon tue sept personnes, des milliers de foyers sans électricité
-
A l'ONU, Trump défend son nationalisme, sourd aux appels à la coopération internationale
-
Accusé d'avoir utilisé l'IA, l'écrivain phare de la rentrée Thélyson Orélien se défend
-
Carburants: la FNSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs
-
Carburants: l'aide aux grands rouleurs prolongée et élargie, alors que les Français paient des prix records
-
Trump veut renommer l'IA "super intelligence" et résiste aux appels à une supervision internationale
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros
-
Trump scelle le destin du Groenland dans le giron américain
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris
Des milliers de généralistes manifestent pour défendre une médecine libérale "en danger"
"On vous soigne, soignez-nous": les médecins libéraux sont descendus dans la rue par milliers jeudi après-midi à Paris pour obtenir une revalorisation de la consultation, le gouvernement s'y disant prêt si elle est "raisonnable" et si "les besoins de santé des Français sont remplis".
Organisée par le jeune collectif "Médecins pour demain", soutenu par plusieurs syndicats (FMF, UFML, SML et Jeunes Médecins), cette manifestation nationale partie du Panthéon a rallié le ministère de la Santé.
Auparavant avaient retenti des slogans comme "C'est la médecine qu'on assassine" et "Médecins, pas larbins". Dans une marée de blouses blanches, des manifestants portaient des pancartes "Médecine libérale maltraitée, désert médical assuré" ou encore "L'État fait obstruction à votre accès aux soins".
"On ne peut plus soigner les gens correctement avec les moyens actuels", expliquait dans le cortège Alexia Guidez, 30 ans, généraliste remplaçante près de Besançon. "On en est à retourner le drap d'examen d'un patient à l'autre pour faire des économies...".
Venu de la Marne, Nicolas Huet, 35 ans, travaille avec cinq autres médecins et deux secrétaires: "ça suffit pas, mais on n'a pas les moyens d'en embaucher une troisième".
Cette mobilisation, rare chez les libéraux, tombe à pic à la veille des vœux aux acteurs de la santé que doit présenter le président Emmanuel Macron vendredi autour des grands axes de "refondation" d'un système de soins à bout de souffle, à l'hôpital comme en ville.
"Nous écouterons très attentivement" le président, a dit au mégaphone la fondatrice de "Médecins pour demain", Christelle Audigier, évoquant un métier "en danger". "Veut-il soutenir les médecins concrètement et maintenir le soin en France ?"
Après une première grève début décembre, le collectif a appelé à la fermeture des cabinets médicaux après Noël et jusqu'au 8 janvier.
Le mouvement, qui ne sera pas reconduit la semaine prochaine, a été vertement critiqué par la Première ministre Elisabeth Borne, car il a accru "les tensions sur l'hôpital" en période d'épidémies hivernales.
- "Droits et devoirs" -
La revendication centrale du collectif demeure le doublement du tarif de base de consultation (de 25 à 50 euros) pour créer un "choc d'attractivité" vers une médecine de ville en manque de bras, écrasée par les tâches administratives et qui ne séduit plus les jeunes.
"Soyons raisonnables", a répondu jeudi François Braun. Mais s'il a fermé la porte aux 50 euros, le ministre de la Santé a redit que la consultation serait bien revalorisée dans le cadre de la renégociation en cours de la convention liant les médecins libéraux à l'Assurance maladie.
"Je suis prêt à augmenter cette consultation dès lors que les besoins de santé des Français sont remplis", a-t-il souligné, reprenant un principe de "droits et devoirs" devenu son mantra.
"Je veux que les 650.000 Français qui sont en maladie chronique aient un médecin traitant, parce qu'ils n'en ont pas actuellement, je veux qu'on puisse avoir un médecin la nuit, le week-end...", a-t-il développé.
"Les médecins remplissent déjà leurs devoirs !", lui a répondu un porte-parole de "Médecins pour demain" depuis le car sono de la manifestation.
Un montant de "50 euros serait relativement extravagant", a abondé le directeur de l'Assurance maladie, Thomas Fatôme, en notant que plusieurs des principaux syndicats de médecins, comme MG France, la CSMF, Avenir Spé ou les jeunes médecins de ReAGJIR, ne portaient pas cette revendication.
Les organisations de médecins font, en revanche, front commun contre les propositions de loi qui se multiplient pour restreindre la liberté d'installation des praticiens afin de repeupler les déserts médicaux.
Le gouvernement défend plutôt un partage des tâches avec les autres soignants, notamment les infirmiers, dont certains pourraient être autorisés à prescrire. Une proposition de loi en ce sens, portée par la députée Renaissance Stéphanie Rist et d'ores et déjà combattue par nombre de médecins, arrive à l'Assemblée nationale la semaine prochaine.
L.Adams--AT